‹ Le Ravennate et son exposé cosmographiqueChapitre 5 sur 10 · PAR M. D'AVEZAC · texte numérisé non relu

PAR M. D'AVEZAC

SON EXPOSE DE COSMOGRAPHIE ; FEV TOCS LES TRAVAUX DOKT IL A IvTÉ l'objET

I l'on en voulait croire un malin I critique d'outre-Rhin, ce serait une 1 pratique fort répandue, parmi les I écrivains de notre temps, que de I citer à l'aventure des auteurs qu'ils n'ont jamais lus. Pareille chose I n'aurait pu être dite des érudits d'autrefois, ces savants en us des xvi* et xvu* siècles, qui prenaient soin de constater matériellement,, par des extraits textuels semés à profusion dans leurs écrits, la

lecture effective des auteurs anciens et modernes, imprimés ou manuscrits, dont ils invoquaient ou récusaient le témoignage. On dédaigne aujourd'hui cette monnaie d'irréprochable aloi : on veut des richesses d'une circulation plus facile, dont on fasse montre plutôt que preuve ; et la république des lettres elle-même laisse prendre cours chez elle aux périlleuses fictions du crédit.

Nous avouons sans hésiter notre préférence pour les traditions surannées de l'érudition sincère d'autrefois, attentive à recueillir, sur chacun des sujets où elle portait son investigation, ces testimonia veterum, souvent simples lambeaux famassés de toutes parts, reçus de toutes mains, arrivés par toutes voies, désormais rassemblés en un seul faisceau, d'une manière si commode pour les lecteurs à venir, dans les vieilles éditions des anciens auteurs. Aussi regardons-nous, en toute étude, comme un préliminaire sinon absolument indispensable dans tous les cas, au moins toujours essentiellement utile, une revue générale des précédents du sujet qu'il s'agit d'aborder : les recueillir, d'ailleurs, les rappeler, c'est rendre un hommage pieux à la mémoire, trop souvent laissée en oubli, des pionniers qui consacrèrent leur labeur à ouvrir les routes aujourd'hui frayées/

Ayons souvenance d'eux, afin que nos successeurs à leur tour aient souvenance de nous.

C'est en outre, à nos yeux, remplir un devoir de convenance, dans cette utile recension des travaux antérieurs, que de mettre à la portée immédiate du lecteur, par une reproduction textuelle, autant que cela est* possible, les

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passages peu étendus égarés dans des ouvrages ou des collections où il lui serait souvent fastidieux, et quelquefois pénible de les aller chercher lui-même de nouveau. Cette profession de foi n'est pas sans opportunité au moment de mettre sur le tapis un auteur à Tégard duquel nous ne possédons encore aucun de ces travaux d'ensemble auxquels il peut suffire de se référer comme à une introduction toute faite pour les élucubrations ultérieures à entreprendre ou à exposer.

Le célèbre Hugues de Groot (inscrit sous le nom de Grotius dans la docte caterve des savants en us) avait laissé à sa mort, arrivée en 1645, un corps d'histoire des Goths, des Vandales et des Lombards, doçt il ne parut que dix ajis plus tard, à Amsterdam, une édition posthume; or, dans les prolégomènes de ladite histoire il est question à trois reprises d'un ancien ouvrage chorographique inédit, où il était parlé de deux grandes populations finnoises, de l'île Scandinave, et des écrivains Goths, Jordanes, Marcomir, Athanarid et Eldevald.

Isaac Vossius à son tour, dans ses Observations sur la Géographie de Mêla, publiées en i658, citait en six endroits ce vieil auteur inédit, qu'il désignait sous le titre de Géographe Ravennate anonyme, et dont il signalait les fréquentes concordances avec la table Peutingérienne.

Le bénédictin Placide Porcheron ', bibliothécaire de Tabbaye de Saint-Germairi-des-Prés, adjoint au savant Mabillon pour la rédaction du catalogue des manuscrits

I Placide Porcheron, né en i652, mort le 14/évrier 1694.

latins de la bibliothèque du Roi, donna pour la première fois au public uçie édition entière de ce livre, d'après le manuscrit royal de 1431 (aujourd'hui classé sous le n" 4794), c)ue le P. Philippe Labbe, jésuite, avait déjà désigné en t653 dans sa Bibliotheca nova manuscriptorum pour la Descriptio regionum totius orbis qui y est contenue. C'est exclusivement sur ce manuscrit, formant un volume in-folio sur parchemin, d'une écriture supposée alors du xin^ siècle, estimée aujourd'hui du xiv^ ou du xv« siècle, que Porcheron fit son édition publiée en 1688, dans le format in-octavo, sous ce titre : Ano' nymi Ravennatis qui circa sœculum Vil vixit, De Geographia libri quinque.

Les citations antérieures de Grotius et de *Vossius lui avaient donné lieu d'espérer qu'il serait possible de trouver dans un second manuscrit d'utiles variantes pour l'amélioration de ce texte barbare; mais ses démarches pour en avoir communication demeurèrent sans efîet; et les recherches tentées à sa prière pour le même objet, dans les bibliothèques d'Italie, par les bénédictins Mabillon et Germain, restèrent pareillement sans résultat.

Cependant, quel que fût d'ailleurs le plus ou moins de mérite des manuscrits ainsi vainement cherchés alors, il en pouvait réellement être découvert de l'une et de l'autre part, dont l'existence devait être ultérieurement bien constatée.

L'exemplaire de Grotius et de Vossius, formant un volume in-40, écrit sur papier par une main du xvi^ou du commencement du xvu® sècle, porté au Catalogue de Van

der Aa, sous le n^ 65 des Manuscrits achetés à la mort de Vossîus par PUniversiié de Leyde ', et qu^on sait aujourd'hui n'être qu'une copie fidèle du manuscrit de Paris, servit à Jacques Gronov pour donner en 1696 un lexte plus scrupuleusement complet, compris dans les annexes dont il orna son édition de la Géographie de Pomponius Mêla. Son fils Abraham le reproduisit à son tour, à la même place, dans la nouvelleéditiondeMélaqu'il publiait en 1722, sans tenir aucun compte et sans paraître même avoir eu connaissance d'un autre moyen de collation que la munificence de Hudson avait procuré au monde savant. Grâce au concours <Ju P. Laurent-Alexandre Zaccagni, conservateur de la Bibliothèque Pontificale 2, Jean Hudson avait été mis à portée de faire transcrire à ses frais un ancien manuscrit du même ouvrage conservé dans le riche dépôtdu Vatican, sous le n^ 678 (aujourd'hui 961) de la Bibliothèque Urbinate; et il avait communiqué cette copie au célèbre Thomas Gale, pour en faire usage dans rédition qu'il préparait de V Iter Britanniarum commen-

' Catalogus librorum tant impressorum quant manuscriptorum Bibliothecœ publicce Universitatis Lugdunobatavœ. Leide, sumptibus P. Van der Aa, ï° 1716. Q.. 84.

Manuscripti BiSliothecœ Vossiance pretio emptce (pp. 358-4o3).

Mss, latini prcecipue rem historicam an literariam continentes, in-40 (pp. 376-385).

P. 38 1. Anonymi Gothi Ravennatis Geographia intégra. In charta, 65.

2 Biogr, Univ.j Zacagni ou Zaccagni (Laurent-Alexandre), conservateur de la Bibliothèque du Vatican, mort à Rome le 17 janvier 171 2.

tariis illustratum ; mais celui-ci, surpris par la mort en 1702, n'ayant pu mettre la derniçt? main à son travail, ce fut en 1 709 seulement que Roger Gale publia Foeuvre de son père, à laquelle il joignit un appendice de 1 1 pages in-40, sous ce titre spécial : Anonymi Ravennatis Britanniœ Chorographia, cum autographe régis Galliœ manuscripto et codice Vaticano coliata ' .

î Anonymi Ravennatis Britanniœ chorographia cum autographe Régis Galliœ manuscripto, et Codice Vaticano coliata; aijiciuntur conjecturœ plurimœ cum nonnullis locorum anglicis nominibU^ quotquot iis assignari potuerint. Londini, 1709, in-40 (Maz. 1759); 1 1 pages à la suite de :

Antonini iter Britanniarum commentariis illustratum Thomcs Gale, — Opus posthumum revisit, auxit, edidit R. Gale. — Accessit Anonymi Ravennatis (etc. ut supra).

P. vij. Nemo omnium operam suam nobis dédit adeo frequens ac Anonymus quidam Geographus Ravennas : ille autem paucorum in manib^is teritur (p. viij) et mendose admodum prodit. (^uamobrem non abs re fore putavi chorographiam ejus Britnnnicam de novo typis mandare, atquè eo magis quo collationes quas magnis suis sumptibus e Bibliotheca Vaticana comparaverat, obtulit nobis et literariae reipublicae amicissimus idem D. Hudsonus. Has adjeci una cum tôt locorum nominibus hodiernis, quot iis aliqua ratione assignari potuerint : cum nonnullis etiam conjecturis et emendationibus quas exemplari Parentis mei appositas inveni. Habes et variantes quasdam lectiones, ex autographo Galllco, a doctissimo, dum in vivis fuit, D. Picques, doctore Sorbonico, communicatas ; et haec omnia eo ordine, lector, disposui, ut tuo oculo uno eodemque intuitu subjiciantur. Addidi insuper in marginc numéros qui in editione Parisicnsi (qua usi sumus) paginas distinguunt, et quorum ope loco quœ in Commentariis in Antoninum laudantur, facillime etiam in Ravcnnate nostro investigare possis.

La totalité des variantes fournies par la copie du Vatican coUationnée sur l'édition de Porcheron, recueillies et imprimées par les soins de Hudson en un cahier de 22 pages in-8o compactes, furent comprises sous le n^ 6 dans le troisième volume, publié à Oxford en 17 12, de son précieux recueil des Geographiœ veteris scriptores grœcî minores '. Cette publication était sans doute restée ignorée du P. Ginanjiijlorsqu'eni/ôg il signalait, avec une légère nuance d'incertitude, le manuscrit 961 delà Bibliothèque Urbinateau Vatican, comme méritant d être examiné'. Une recension nouvelle de ce même manuscrit, faite à Rome par Gustave Parthey, a été communiquée à Théodore Mommsen pour en faire usage dans Tétude approfondie qu'il avait entreprise de ce document barbare.

D'un autre côté, Bernard de Montfaucon avait rassemblé en 1701, dans sa visite des Bibliothèques et des Archives de l'Italie, des catalogues plus ou moins étendus des richesses manuscrites renfermées dans ces précieuses collections : celui de la Bibliothèque Ambrosienne de

' Geographiœ veteris scriptores Grceci minores, vol. III, in-80, Oxoniae, 171 2.

Art. 6. Variae lectîones in Anonymum Ravennatem (Edit. Paris, anno 1688), ex Codice Urbinate Vaticanae Bibliothecae signato, no 678.

2 Memorie Storico-critiche degli scrittori Ravennati, del Reve- RENDiss. PADRE D. PiETRO Paolo GiNAifNi abatc çasinensc ne! monasterio di S. Giuliano di Rimino. Faenza, 1769, 2 vol. in-4'> (K 462 B 1-2), t. I, p. 434.

Milan y signalait Texistence d'un exemplaire de la Ravennatis Cosmographia\ que, d'après ses indications, le savant Astruc mentionnait en 1737, deux ans entiers avant que le docte bénédictin eût mis au jour lui-même sa Bibliotheca Bibliothecarum, oti se trouve inscrit cet ouvrage.

Ni Astruc, ni Montfaucon ne laissent percer le moindre doute sur le contenu du manuscrit Ambrosien ainsi désigné; quelque hésitation cependant nous avait semblé prudente jusqu'à plus ample vérification, en rapprochant de ce simple énoncé, d'autres indices consignés par Muratori, le propre conservateur de la Bibliothèque de Milan, dans une note à son édition d'Ermoldus Nigellus, publiée en 1726 dans sa grande collection : il cite en effet un manuscrit Ambrosien qui contient, dit-il, sous le nom exprès de Gui de Ravenne, des fragments de cosmographie conformes en beaucoup de points à ce qu'on trouve dans TAnonyme édité par Porcheron, mais aussi d'autres parties tout à fait différentes *, en sorte que nous avons

• Diarium Italicum sive Monumentorum veterum, Bibliothecarum, Musceorum, etc. Notitiae singulares in Itinerario Italico collectae, a R. P. D. Bernardo de Montfaucon. Paris, 1702, in-40 (Z ancien, 626 + i).

2 Rerum Italicarum scriptores ab anno cerae chr. 5 00 ad i5oo,„

LuD. Ant. Muratorius coUegit, ordinavit et praefationibus auxit.

Milan, 1726. Ermoldi Nigelli abbatis ut videtur Anianensis et aucloris synchroni De rébus gestis Ludovic! pi i Augusti ab anno y8i usque ad annum 826 carmen elegiacum.... accedunt ntoae Lud. Ant. Muratorii (pp. i à 80).

été induit à soupçonner que le manuscrit désigné par Muratori pouvait être un exemplaire de la compilation dont il existe à Bruxelles un manuscrit fort connu sous le titre de liber Guidonis, et qui tient une grande place dans la question d'histoire littéraire qui s'agite autour de la personne, de Page et de l'œuvre du Géographe Ravennate. Le manuscrit inventorié par Montfaucon est-il le même que celui dont a parlé Muratori ? ou bien peut-on se flatter de retrouver à Milan deux textes distincts, Tun

(Coll. 6i et 62). Ermoldi Nigelli incipit liber quartus.

Vers 17 et 18 :

« Pulcher adest facie vultuque statuque decorus » Unde genus Francis (Nortmannorum videlicet populus) C^J ad-

[fore fama (bj refert. »

(aj Clarissimus Leibnitius Dissertationem edidit de Origine

Frc{ncorum Contendit ibi Leibnitius, Francos originem duxisse

ex Normannorum patria quae est Dania ab antiquis appellata, eosque olim trans Albim fluvium consedisse, haec verba mutuatus ab AnO' nymo Ravennate, quem edidere Porcheronius et Gronovius. Verum non ea fortassis est Anonymi illius antiquitas, quam sibi Leibnitius persuasit ; et exquirendum restât num is plane ^it Guido Ravennas, ex cujus Cosmographia libris excerpta ego olim legebam in manuscripto Codice Bibliothecae Ambrosianae, ubi ejus nomen apsrte ponitur, alioquin antea Raphaeli Volaterrano notum. Nil ego hic affirmare ausim; nam ex iis excerptis, parum alioqui castigatis, multa occurrnnt in Anonymo Ravennate, alia vero illic minime reperio, qualia...

CbJ Non una Anonymi Ravennatis auctoritate usus est supra laudatus Leibnitius, ut antiquas Francorum sedes apud Balticum fretum statueret, sed etiam Poetae nostri, quem nondutn editum, in Csesarea Vindobonensi Bibliotheca viderat.

du liber Guidonis, l'autre de la Cosmographie anonyme dePorcheron? Des vérifications à ce sujet ont été demandées par Tobligeante entremise du R. P. de Montézon, et réclaircîssement obtenu a mis fin à nos incertitudes. Le Directeur de la Bibliothèque Ambrosienne, M. le Chanoine Louis Biraghi, a bien voulu constater qu'il n'existe dans ce ricKe dépôt aucun autre volume auquel puisse être appliquée l'indication de Montfaucon, si ce n'est le manuscrit K. 104. supp. sur papier, d'une écriture qui ne semble pas remonter plus haut que la fin du xvie siècle, intitulé : Sumpta ex libris Cosmo-^ graphi Guidonis Ravennatis, et qui est préciisément celui dont a parlé Muratori : ce n'est réellement qu'un extrait du liber Guidonis, contenant seulement le prologue et la description îie l'Italie.

Les mêmes hésitations ne pouvaient se produire à l'égard d'un manuscritde la Bibliothèque de Bâlequî avait été signalé par le savant abbé Marini dans une lettre au comte François Ginanni de Ravenne, avec assez de précision pour constater que c'est bien une copie malheureu*^ sèment incomplète de la Cosmographie Anonyme, bien que l'inhabile déchiffrement d'une abréviation lui ait appliqué le nom fantastique de Ligydiota pour en désigner l'auteur sur le titre dont elle est ornée, dénomination que nous retrouvons, plus corrompue encore, sous la forme Ligydiata, dans le Catalogue de Hœnel, qui nous révèle que ce volume est inscrit à l'inventaire sous l'estampille F. V. 6. L'exemplaire est acéphale, et commence seulement à un endroit où il est traité de Patriâ

Ethiopum quœ dicitur Auxumitanaet Candacis '. Nous . devons à l'obligeance du Bibliothécaire de Bâle, le docte François-Dorothée Gerlach, quelques lumières plus précises sur ce manuscrit, composé de 23 feuillets petit in-fol», d'une écriture semi-gothique du xv^ siècle, sur papier; les premières lignes, complalsamment transcrites à notre prière, constatent que le commencement répond précisément à celui du livre III de Pédition de Porcheron. 11 sera, dans tous les cas, désirable que les variantes en soient recueillies pour une édition future.

Théodore Mommsen, en outre, a remarqué dans une vague et fugitive indication perdue au milieu de Toeuvre érudite de Gaspard Zeuss sur les Allemands et leurs voisins, publiée en iSSj, une mention de l'existence, à Vienne d'Autriche, d'un fragment manuscrit du Géographe de Ravenne; mais il aurait voulu sur ce point une désignation plus précise. Le catalogue d'Endlicher peut nous la fournir ; car on y trouve décrit, sous le n® 333, un recueil manuscrit sur papier, du xv^ siècle, contenant, au milieu d'extraits empruntés à Isidore de Séville, divers chapitres déterminés de l'Anonyme ».

1 Catalogi librorum manuscriptorum qui in Bihliothecis Gallice, Helvetice, Belgii, Britannice, Hispaniœ, Lusitanice asservantur, nunc primum editi a D. Gustavo H,«nel. Leipzig, i83o, in-40.

Helvetia, Basel (Montfaucon, BibU tom. I, pp. 607-615). P^ 534. F. V. 6. Ligydiatae (?) de Ravenna (?) Cosmographia.

2 Catalogus codicum philologicorum latinorum bibliothecœ palatinœ Vindobonensis, Digessit Stephanus Endlicher (in-80 de colombier). Vienne, i836. j

Enfin George-Henri Pertz, ou plutôt sous son égide le S»? docteur George Waitz, a signalé en 1839 une autre copie

^ytv manuscrite du Ravennate, mais d'une époque récente,

fe:i dans la Bibliothèque royale de Copenhague : le titre

i3' même révèle suffisamment à lui seul une date posté-

rieure à l'édition de Porcheron, puisqu'il rappelle la division en cinq livres, qui est du fait de ce premier éditeur'.

Nous n'osons mettre ici en ligne de compte un manuscrit que Jean-Pierre Eckermann a mentionné comme découvert en Belgique par Œhler, parce que, dans notre pensée, il s'agit peut-être d'un recueil autre que la Cosmographie du Ravennate, c'est à savoir, du Liber Guidonis dont nous avons déjà parlé et sur lequel nous aurons à revenir d'une manière toute spéciale.

Ainsi, en résumé, l'on possède aujourd'hui, du texte

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