‹ Le Réactif Hydrostrychnique Vis-A-Vis Des Oxydants Et De La Fonction AldéhydiqueChapitre 8 sur 30 · HO · texte numérisé non relu

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Courbes de neutralisation du réactif hydrostrychnique et de ses divers constituants.

Courbe IV : variation de pH d’un mélange d’acide chlorhydrique et de strychnine.

Courbe V : variation de pH d’un mélange dépourvu de strychnine, mais contenant le zinc attaqué dans le même temps par l’acide chlorhydrique.

OBSERVATIONS. — Tous ces résultats sont illustrés dans la figure 1.

L'examen de ces courbes montre que la ligne représentative du réactif hydrostrychnique (courbe I) présente un palier aux environs de pH 7, correspondant à la floculation

SLA Yo

de l’hydroxyde de zinc (courbe V). Il est impossible d’en détecter d’autres. On observe toutefois une amorce d’un second palier aux environs de pH 12, qui correspond, nous l’avons vérifié, à la floculation de la strychnine.

Il est donc impossible, dans ces conditions opératoires, de mettre en évidence les constituants hydrogénés de la strychnine, signalés par DENIGÈS (tétra-hydrostrychnine et strychnidine).

ETUDE CHROMATOGRAPHIQUE

L'étude chromatographique fut effectuée par la méthode ascendante classique de WizLiAMs et KIRBY.

Dans un premier temps, après avoir pris connaissance des travaux de MACHEBŒUF, nous avons recherché un solvant permettant à la fois de chromatographier la strvchnine et les différents constituants du réactif hydrostrychnique.

Les différents mélanges étudiés sont les suivants :

Butanol, eau, acide acétique = 40 + 30 + 30.... Rf : 0,91. Butanol, eau, acide acétique = 25 + 70 + 5..... Rf : 0,91. Butanol, eau, acide acétique = 21 + 65 + 14... Rf : 0,94.

Butanol, eau, acide acétique = 22,5 + 65 + 12,5. Rf : 0,96. Butanol, eau, acide acétique = 21 + 65 + 12,5.. Rf : 0,93. Butanol, eau, acide acétique = 35 + 50 + 15... Rf : 0,90. Ham saturée désbitanol 50 2e ni mes R£ : 0,36 en élongation.… Eau saturée de butanol, acide acétique = 95 + 5. Rf : 0,92. Eau saturée de butanol, acide acétique — 70 + 30 Rf : 1.

Eau saturée de butanol, acide acétique — 99 + 1. Rf : 0,90. Eau saturée de butanol, acide acétique = 98 + 2. Rf : 0,87. Eau saturée de butanol, acide acétique = 97 + 3. Rf : 0,90. Eau saturée de butanol, acide acétique = 96 + 4. Rf : 0,89.

SNA nO RR O un meneeeuiee Rf en élougation. Nano ea oO DORE ALL ne A, Taches en éiongation. MMA DAT eu nie tee da eominse Rf : 0,75 en élongation. Méthanol, acide acétique — 80 + 20............ R£ : 0,89 en élongation. Méthanol, acide acétique = 95 + 5............. R£f : 0,73 en élougation.

Eau pyridinée DS LOU ac une Rf : 0,75 en élongation,

re pi

Parmi tous les solvants, nous avons choisi le mélange eau saturée-butanol à 18° contenant 5 p. 100 d’acide acétique; c’est le plus fidèle et celui qui donne un spot le mieux délimité à Rf 92.

Après avoir vérifié que ce solvant donnait avec le réactif hydrostrychnique des spots toujours compris entre 0 et 1, nous avons entrepris l’étude détaillée de ce réactif selon le protocole schématisé ci-dessous.

Réactif hydrostrychnique (V ml.) Chromatographie directe

+ NHLOH

trois épuisements —— Chromatographie Solution aqueuse —— Chromatographie

Solution chloroformique (amenée à V ml.)

Evaporée à sec

Ÿ Résidu repris par q. s. d'HCI N — Chromatographie

(amené à V ml.)

La mise en train des chromatogrammes fut effectuée de la façon suivante :

— au centre, une goutte de strychnine et, de part et d'autre, une goutte de la fraction du réactif étudié. |

Après l’ascension chromatographique et la dessiccation, le papier est sectionné en deux bandes longitudinales :

— l’une contenant le spot de strychnine et le ou les spots du liquide étudié, qui seront révélés au réactif de DRAGGEN- DORF acétique dilué;

— l’autre contenant uniquement les spots du liquide étudié, mais qu’on révèlera au nitrite de sodium acétique.

Dans ces conditions, la première moitié du chromatogramme montrera les différentes fractions alcaloïdiques,

ÉPRTIES

la deuxième partie indiquant uniquement les fractions du réactif hydrostrychnique actives vis-à-vis des oxydants.

Dans les chromatogrammes du réactif hydrostrychnique pur révélés à l’aide du réactif de DRAGGENDORF, nous avons identifié au maximum trois spots, à Rf 97, 92, 66, le spot à 0,92 étant celui de la strychnine; les deux autres, 0,97 et 0,66 se retrouvent avec le nitrite de sodium et représentent les deux constituants actifs vis-à-vis des oxydants.

Si l’on étudie le chromatogramme correspondant à la solution chloroformique directe, on ne retrouve que le constituant à Rf 0,97 à côté de la strychnine (Rf 0,92), donc le corps à Rf 0,66 a disparu.

Dans la solution chloroformique évaporée à sec et reprise par l’acide chlorhydrique normal, deux spots sont révélés avec le DRAGGENDORF, à Rf 0,97 et à 0,74, mais ne peuvent l’être par le nitrite de sodium. Ceci prouve que la dessiccation et l’oxydation à l’air ont transformé le corps à Rf 0,97 en deux substances inactives vis-à-vis des oxydants.

Quant à la phase aqueuse, épuisée, on n’y retrouve pratiquement aucun des constituants précédents.

On peut donc dire qu’au cours de l’hydrogénation de la strychnine, il se forme effectivement deux dérivés hydrogénés actifs vis-à-vis des oxydants. Il nous est toutefois impossible de dire qu’il s’agit de tétrahydrostrychnine et de strychnidine, comme l'avait indiqué DENIGES, mais cette hypothèse semble plausible.

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