ACTE III. SCÈNE IX
LAMIRAL
Ah ! dame, j'avoue que jamais je ne pourrai oublier cette journée... jamais je ne pourrai surmonter un doute.
LAURENCE
Je m'en irai, je me sauverai....
l'amiral.
Tu resteras tout simplement comme je le ferai moi-même. Peut-être n'en aurons-nous pas pour quatre ans. On lui trouvera son sousmarin.. .. Il en relèvera les plans, s'il veut.
LAURENCE, avec force.
Tu ne m'obligeras pas à rester. Je peux très bien, pour les enfants.... Si tu es à Paris, on leur ordonnera la campagne.
Tu ne sais plus ce que tu dis, ma pauvre Laurence ; tout à l'heure tu voulais à tout prix le sauver, et maintenant tu n'acceptes plus....
LAURENCE, affoUe.
Tout à l'heure je ne voyais que la mort, je ne pensais pas au lendemain. J'ai trop peur de la vie commune.
l'amir'al.
Ce sera dur....
LAURENCE
Ne me l'impose pas ! Tu m'enverras n'importe où pour ma santé, dans un sanatorium....
l'amiral.
Rentre d'abord et calme-toi.