‹ Le redoutable; pièce en trois actesChapitre 48 sur 123 · ACTE II. SCÈNE IV · texte numérisé non relu

ACTE II. SCÈNE IV

MALTE, ironique.

A ce prix vous m'offrez votre aide. Je n'ai que vous ici, je traverse une heure terrible et votre amour marchande....

LAURENCE, désespérément.

Ah ! je ne demande qu'une chose : que Tamour soit toujours possible.

MALTE (// réfléchit. Décidé).

Eh bien! écoutez Laurence; ces volumes, je les considère un peu comme à moi. Matériellement, ils sont mon œuvre. En travaillant avec l'Amiral, j'ai remarqué des pages, des chiffres défectueux.... Je suis responsable, terriblement responsable.... J'ai voulu les revoir chez moi, refaire les calculs..., ici je ne travaille pas, je suis à la merci d'un appel de mon chef. J'ai pris bravement ce dont j'avais besoin. Je n'ai pas discuté mon droit à manier des secrets que nous faisons et défaisons.

LAURENCE

Pourquoi ne l'avoir pas avoué de suite à r Amiral ?

MALTE, qui S enerve.

Oh, Laurence, de grâce. . . , autre chose que des questions! Tu connais la raideur de l'Amiral sur tous les points de discipline ; et, d'autre part, moi, l'officier d'élite, le premier mathématicien de la marine, pouvais-je avouer une bévue, une bévue qui ne m'est d'ailleurs pas encore démontrée?

LAURENCE

L'Amiral t'aime et t'estime tellement.

L'amour, l'estime, qu'est-ce que cela vaut? J'ai adoré mon métier, je lui ai donné tout mon

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