ACTE in, SCÈNE JII
MALTE
Mil pauvre enfant, si ton père te voyait....
LAURENCE
Je ne veux pas que tu avoues... je ne veux pas qu'on te fusille !
MALTE
S'il ne te faut que cela, ils m'enverront peutêtre à l'Ile du Diable.
LAURENCE, dafis UHC « passiofi » d'horreur.
La vie d'un homme... rien ne vaut la vie, la lumière, l'amour... je ne veux pas qu'ils te touchent.... Qu'est-ce que me font leurs papiers? Ils s'arrangeront, ils paieront à leur tour, ils prendront ceux des autres... mais tes chers grands yeux tristes... ils n'ont pas le droit ! Ton front, ta poitrine que j'ai tant baisés... ils n'ont
pas le droit ! Mon amour et ma joie, voyons, qu'ils supplicient ton âme, ton esprit, c'était cela qu'ils avaient... moi j 'avais ton cœur et ton sang..., tu n'as pas le droit d'avouer si, si je te le défends ! {Elle tombe épuisée, la tète sur les genoux de Malte, qui lui caresse machinalement les cheveux.)
MALTE, qu'elle a troublé, avec un soupir.
Oui, la mort est horrible ! (Elle se cramponne plus étroitement, la tète à la poitrine de l'homme). Vivre....
LAURENCE, à SOU idée fixe, sans bouger la tête. Tu me promets?
MALTE, sourdement, fiévreusement.
Eh bienloui. Je te promets de tout tenter, j'essaierai, j'échapperai.... Ce qu'ils ont contre moi, après tout... il serait trop simple de désespérer un homm<p.... Tout se nie....