‹ Le référendum communalChapitre 24 sur 27 · Journal officiel, 17 juin · texte numérisé non relu

Journal officiel, 17 juin

XIX siècle « qu'en conférant au peuple le droit de veto, nous restituons en son intégrité la souveraineté populaire ». Ce sont bien d'autres que je ne puis nommer sans allonger démesurément cette liste déjà trop longue et sans faire ainsi une espèce de Référendum sur le Référendum; c'est enOn jusqu'à M. Maurice Faure disant à la tribune de la Chambre le IG juin 1890 : « Certes, Messieurs, il y a un système de Référendum logique, admissible, conforme à la bonne administration et aux doctrines constantes du parti républicain: c'est celui qui serait décidé, organisé, jugé utile par le conseil municipal lui-même, faisant appel, pour éclairer et pour dicter son vote aux lumières, à l'avis de tous les électeurs inscrits. » — Ce Référendum que M. Maurice Faure déclare « conforme aux doctrines constantes du parti républicain », c'est celui que nous demandons.

Et si nous interrogeons maintenant les conservateurs, bien qu'il y ait parmi eux des adversaires de cette iimovation essentiellement démocrati- ([ue *, jjien que les chefs monarchistes s'abstiennent ordinairement de se prononcer sur ce point, cependant il ne manque pas de bons esprits parmi eux qui, se souvenant du mot de Tocque-

1. Presque tous les membres du parti conservateur au Conseil municipal de Paris ont voté contre le projet de Référendum, présenté dans la séance du 23 nov. 1892.

Si

LE REFERENDUM GOMiMUNAL

ville : « L'extrême démocratie i)révient les maux de la démocratie », ont compris que, pour républicaine qu'elle lut, Tinstitution du Référendum n'en était pas moins un instrument d'ordre et de pacification. Citerai-je les nombreux articles que M. Eugène Rostand, Téminent économiste, a publiés * et la campagne que, le pi emier peut-être en France, il a menée à ce sujet? Giterai-je M. Claudio Jannet disant dans le Correspondant : « Vaxpcrience du vote populaire direct est favorable aux E tats-Unis comme en Suisse et qu'il y a là peut-être une indication sur le sens dans lequel il faut souhaiter de voir les institutions démocratiques se développer» ; M. Boyenval reconnaissant à la fin d'une pénétrante étude publiée dans la Réforme sociale que « le Référendum aurait sa place marquée dans notre démocratie sans règle et sans frein ^ »"; M. Paul de Cassagnac déclarant que, « partout où règne le suffrage universel, le Référendum est nécessaire, indispensable, et que c'est le seul frein pour tenir et réprimer les factions^ » ; M. de la Tour du Pin Chambly soutenant, au nom des catholiques, devant les États du Dauphiné de i888, le vœu que Tappel ad refe-

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