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Recherches effectuées sur les enfants hypotrophiques
ou rachitiques.
Nous ‘avons pratiqué des examens répétés, suivis, des réflexes plantaires sur un groupe de %5 enfants de 8 à 20 mois dont la croissance pondérale avait été retardée considérablement par des troubles générateurs d'états de dénutrition chronique ou de rachitisme.
Chez un grand nombre, les recherches furent faites dès les premiers jours d'hospitalisation (à la crèche Colrat, Service du Docteur Péhu), puis en cours de traitement.
Les réponses habituellement obtenues avant le traitement ont été consignées dans le tableau ci-joint.
Il est à remarquer que, dans leur ensemble, les résultats notés peuvent se superposer à ceux qui figurent dans le tableau des enfants âgés de 4 à 6 mois.
Ils en diffèrent cependant par la proportion considérable des réactions
en extension d’un côté, avec ébauche de fiexion (en bielle) du côté opposé.
Cette particularité dénonce la lenteur avec laquelle le réfiexe plantaire en flexion vraie s'établit chez les hypotrophiques.
Alors que chez un enfant normal, les réponses : immobilité de l’orteil, bielle puis flexion vraie se substituent l’une à l'autre en 3 mois, le stade de « flexion unilatérale incomplète » se prolonge 6 mois ou plus lorsque la guérison d’un état de dénutrition, — compromise par des troubles diarrhéiques ou des maladies intercurrentes — n’a pu s’obtenir qu'après de multiptes fluctuations de la courbe du poids.
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Il semble donc que même lorsqu'une flexion plantaire qui s’esquisse traduit une influence inhibitrice relative des centres supérieurs grâce à un certain degré de myélinisation — cette myélinisation s'achève très lentement et le cortex ne peut assurer, qu'après une longue période, sa suprématie complète.
Lorsque, au contraire, la thérapeutique telle qu'elle est réalisée à la crèche Colrat, par M. le Docteur Bertoye (régimes exactement équilibrés, insuline) n’était en rien gênée dans son action, les mutations successives en 3 types réactionnels : immobilité, bielle, flexion vraie s’effectuaient dans les délais normaux.
Chez les rachitiques, l'activité des lésions était contrôlée par les stigmates radiographiques, étudiés dans chaque cas, sur des clichés en série, par M. le D' PÉHU, et nous avons vu quelquefois les réflexes plantaires prendre un aspect normal avant que les progrès dans le « standing « ne fussent notables ; mais en général, nos observations corroborent celles de Boyé, et le retard dans l’acquisition d’une « station debout » assurée s’accompagnait presque toujours d’un allongement considérable de la période d’établissement de la « flexion définitive ».