‹ Le réflexe cutané plantaire dans la première enfance: Ses complexités et ses mutationsChapitre 7 sur 32 · RS LS · texte numérisé non relu

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Pendant l'accomplissèment de ce travail et ddclue temps avant son | achèvement, nous avons appris La mort de Monsieur le Docteur Babinski.

De grands esprits, autorisés, ont dit la qualité de son génie. Nous avons peu à peu, pris conscience de l'ampleur admirée de son œuvre, au cours des recherches documentaires qui lui ont emprunté l'essentiel.

A ce titre, si humble soit- il, nous sommes Done -être autorisé

à rendre ici un hommage très déférent à sa Mémoire.

Introduction

Depuis la communication princeps de Babinski à la Société de Biologie, en 1896, les transformations du réflexe plantaire chez les enfants ont été étudiées par de nombreux auteurs, On relève de grandes différences entre les statistiques faites au cours des recherches des lvpes d'extension ou de flexion sous lesquels apparaît ce réflexe selon les âges, et de la proportionnalité réciproque de ces 2 formes de réponses dans les séries d’enfants examinés. Elles apportaient tour à tour des documents contradictoires, si bien que chacune d'elles amoindrissait l'autorité des précédentes dont les Connées conslituaient cependant la base d'hypothèses concernant la physiologie pathologique de ce signe.

Malgré la netteté des conclusions de travaux importants telles que celles de Leri (1903) généralement admises et de Boyé (1925) qui, 22 ans après, confirmaient pleinement les premières, des publications plus récentes tendént à s'opposer à leur unanime adophôn.

Le but de notre «avail n’est pas de donner à telle ou telle interprétation physiologique des arguments 1rréfutables, mais notre Maître, M. le Docteur Péhu, après

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nous avoir dit quel intérêt clinique il y aurait à ce que fût fixée la réelle valeur séméiologique d’une réaction d'extension aux différentes périodes de la première enfance, a bien voulu nous laisser le soin d'établir, sur le témoignage d'observations nombreuses, faites dans un tour d'esprit très objectif, une révision critique nonvelle des ouvrages parus.

Très honoré de la confiance que notre Maître nous a ainsi accordée, nous nous faisons un devoir de fui traduire, à nouveau, notre reconnaissance.

Nous nous sommes attaché, après Boyé (qui dans sa thèse avait révélé, avec une particulière netteté, les principales causes de divergences), à mettre en lumière les motifs essentiels de ces opinions contradictoires.

Nous avons dû pour cela poursuivre l'étude des mutaüons du signe de Babinski physiologique durant de longs mois et parallèlement l'étude des mutations corrélalives des formes de réponse en flexion préhensive qui, à côté du signe de Babinski et chez les mêmes enfants peuvent très souvent être « évoquées » dès le bas-âge.

D'autre part, cerlains auteurs ont émis au-delà des hypothèses régnantes sur les causes des transformations du réflexe plantaire, l'idée plus haute, d'inspiration darwinienne, (1) qui les domine, idée du rôle important que jouent dans les mutations morphologiques les adaptations fonctionnelles actives, et les habitudes qui en découlent.

Ils attribuent l'établissement de la réponse en ffexion (vers 6 mois) el sa substitution à la réaction de Babinski, à l'influence qu'exercent les efforts de station debout et

de marche sur l'attitude des orteils ; ces orteils tendent à

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