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La vaso-dilatation abdominale est obtenue dans les

conditions précédentes, lorsqu'on excite la région solaire

ou le bout supérieur du splarichnique sectionné d’un

côté, tandis que le splanchnique du côté opposé est de-.

meuré intact. Si l'on sectionne les splanchniques droit et gauche et qu’on excite le bout supérieur de l’un d’eux, on constate encore une diminution des amplitudes qui

marquent la pression carotidienne, c’est-à-dire qu’on

provoque encore le Réflexe Solaire ; celui-ci est moinse

nét, il est ébauché seulement, les amplitudes enregistrées sont moins petites que lorsque les splanchniques sont intacts ; néanmoins, le Réflexe Solaire reste encore positif. Il y a donc autre chose, dans lé mécanisme qui conditionne sa réponse, que la vaso-dilatation réflexe abdo-

minale, puisque le Réflexe Solaire peut exister encore quand celle-ci ne peut plus se produire.

Arloing (in thèse Morel, Lyon 1880) a constaté que l'excitation du splanchnique provoqüe en général une vaso-constriction des vaisseaux pulmonaires. Ce fait, très important, semble intervenir pour son compte dans le mécanisme du Réflexe Solaire qui résulterait en dernière analyse d'un double phénomène vaso-moteur. |

Quand le Réflexe Solaire est positif, il y a d'une part

une vaso-dilatation abdominale, c’est-à-dire une vaso-

dilatation dans la grande circulation, d’autre part une yaso-constriction pulmonaire, c'est-à-dire une vaso-cünstriction dans la petite circulation. La première de ces : réactions réflexes se produisant en aval du ventricule gauche, diminue de ce fait le travail de celui-ci ; la seconde se produisant en amont de l'oreillette gauche limitera la réplétion de cette cavité, restreindra l’apport sanguin rendu moindre par la vaso-constriction pulmonaire.

Les deux réflexes, vaso-dilatateur en aval, vaso-cons- . tricteur en amont du“ cœur gauche, ajouteront leurs effets pour rendre plus basse Ia pression, et par conséquent plus petites les oscillations qui l'expriment.

Ainsi, les voies du Réflexe Solaire semblent pouvoir être tracées de la manière suivante :

Voie centripète : nerfs splanchniques (grand splanchnique issu des 6°, 7°, 8°, 9° et ro° ganglions thoraciques ou de leurs cordons intermédiaires — petit splanchnique issu des ro°, 11° et 12° ganglions thoraciques ou de leurs

cordons intermédiaires) moelle.

Voie centrifuge : moelle, rami communicantes, chaïne ganglionnaire thoracique ; puis deux:trajets distincts : a) nerfs splanchniques pour la réponse abdominale ;

b) ganglion étoilé ét plexus pulmonaire pour là réponse

pulmonaire.

Le Réflexe Solaire est donc un Ent te: vaso-moteur;

il n'agit pas par inhibition cardiaque, mais bien en dimi-

nuant la résistance que le cœur doit vaincre et en limi-

tant la réplétion de l'organe pendant la phase d’ excita-

bilité. Les phénomènes observés à la suite de l'excitation

solaire expérimentale, se produisant dans des territoires

et sous des modalités qui appartiennent au système thoraco-lombaire, nous permettent de proposer le schéma. ‘indiqué des voies sensitives et motrices et autorisent à affirmer que le Réflexe Solaire dépend du système sympathique vrai dont il représente un moyen d'investiga-

tion.

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