IT. — OBSERVATIONS CLINIQUES
Désirant rester dans le domaine des faits et ne pénétirer en aucune manière dans celui des hypothèses, nous exposons, aussi objectivement que possible, les constatations que nous avons pu faire. Ces constations doivent être considérées comme des exemples de manifestations vago-sympathiques anormales au cours de différents troubles mentaux. Nous rapprochons des faits d'ordre biologique, de faits d'ordre psychiatrique ; nous ne formulons pas de règle générale et surtout nous n’essayôns. pas d'établir de liens de causalité entre ces deux ordres de phénomènes. ” Æ Han
A) Psychose périodique. — Qu'il s'agisse d'états mainiaques ou d'états mélancoliques, le déséquilibre vagosympathique est considérable, ainsi que l’a montré San- tenoise à la Société de Psychiatrie dès octobre 1921, dans sa thèse et diverses communications. Cette notion que mettent en lumière les variations du Réflexe oculo-cardiaque est confirmée par les modifications du Réflexe Solaire au cours de ces états.
6 Re.
nest
| } | ' : à Pendant la période paroxystique, on constate une exci-
tabilité anormale du système parasympathique (Réflexe
oculo-cardiaque exagéré), tandis que Île système sympathique paraît peu excitable (Réflexe Solaire nul ou inver-
sé).
Pendant la période intercalaire, on observe, au moins
dans la première partie de cette période une diminution notable de l’excitabilité parasympathique et une augmentation de l’excitabilité sympathique, état neuro-végétatif que traduit l'apparition du Réflexe Solaire conjointement à la diminution du Réflexe oculo-cardiaque. Dans les derniers jours de la période intercalaire, l’apparition des accès est précédée d’une modification de l'état neuro-végétatif antérieur : le Réflexe Solaire disparaît et le Réflexe oculo-cardiaque réapparaît ou augmente très nettement. Ces constatations ont permis, un certain nombre de fois, dé prévoir l'approche de l'accès.
a) Psychose périodique (Etats maniaques) :
Osserv. 18. — Lom..., 26 ans. Internée lé 6 mai 1919 pour
« Excitation maniaque. Loquacité. Cris. Chants. Rires et pleurs. Gesticulation désordonnée et violente. Insomnie. Ré-
flexes tendineux un peu vifs. Elle est sujette Apuis plusieurs mois à des crises d’excitation survenant pér'odiquement et
coïncidant souvent avec les règles : elle pousse alors des cris, .
rit sans motif, tient des propos mystiqués. »
Le 3 septembre 1919, elle sort très améliorée.
Le 2 janvier 1920, nouvel internement pour excitation ma- L \ Î
niaque, désordre des idées et des actes, délire mystique non
systématisé, prières, génuflexions, baisement de mains.
: Depuis un an, la malade présente des périodes d’excitation
de quinze jours à trois semaines, séparées par des périodes intercalaires de durée égale. d