‹ Le régent, l'abbé Dubois et les AnglaisChapitre 189 sur 209 · En anglais. Uegencies, vol · texte numérisé non relu

En anglais. Uegencies, vol

2. 30 sept. (n. s.). Charles Stanhope, cousin du secrétaire James Stanhope.

James SUnhope est allé chez le roi avec l'abbé Dubois qui doit, ce soir, faire son iifipantion publique à la cour pour la première fois. Le roi partant pour Gœhre. samedi prochain, on a pensé qu'il cooveuait que l'abbé cootimiàt jusque-là. de se montrer en public et fit sa cour au roi; après quoi, il partira pour la Haye afin de conclure le traité en forme.

Comme c'est le secrétaire qui mène l'abbé à la cour, il lui est impossible d'écrire par ce courrier. Afin de prévenir toute perte de temps et de préparer le» afTaircs & la Haye, Charles Stanhope le dépêche avec une lettre à M. Walpole, dont une copie est ci-incluse.

n J'ai de plus l'ordre de vous informer que c'est le plaisir de Sa Majesté que le ccntenu de la lettre à M. Walpole soit examiné par ses serviteurs en Angleterre; et s'ils pensent devoir conseiller, qu'en cas de nécessité, M. Walpole et l'abbé ngnent avant que les Hollandais, à cause de leur manière de procéder, puissent être pn-ts, qu'alors iU y concourent de leur c6té. De même, s'ils pensent que le traité entre la Hollande et l'Empereur doive être si^né simultanément avec celui entre la Hollande et la France, il convient que des instructions et des ordres appropriés soient envoyés d'Angleterre & M. Walpole. »

Empressement du prince de Galles h. concourir h la politique du roi pour lixcr It; Récent et hâter la coiiclusiou finale du traité.

Melhu'ui 'i J. St'uihope.

Ikinfilon Court, 12 (33) octobre 1716 ■. J'ai déjà, dans ma dépêche du 9 courant *, accusé réception de vos lettres des fi et 1 1 courant, ensemble, la copie de la convention d'alliance dijfcnaivc avec la France, telle qu'elle a été réglée entre vous et l'abbé Dubois. Toutes ces pièces ont

été mises sou^ les yeux de Son Altesse Royale aussitôt arrivées, et lues hier au conseil de cabinet. Son Altesse Royale est extrêmement heureuse que la pensée de Sa Majesté sur la conclusion de TafTaire de Mardick ait été exactement la même que celle que, de son côté, elle avait eue pendant tout le cours de celte négociation.

Renvoyer le Prétendant d'Avignon et les rebelles hors de France ; réduire le canal de Mardick à des dimensions telles qu'il ne puisse recevoir ni vaisseaux de guerre ni corsaires; empêcher le Régent de se mêler des affaires du Nord dans cette conjoncture critique ; ces trois points lui ont toujours paru de la plus grande importance. Aussi, Son Altesse Royale espèret-elle que cette occasion opportune de ûxer le Régent, chose qu'elle regarde comme de la dernière conséquence, ne sera pas perdue.

Je vous ai déjà informé dans quelques-unes de mes lettres précédentes, des sentiments de Son Altesse Royale sur la signature à donner par nous à ce traité, simultanément avec les Hollandais la leur; et combien aussi nous souhaitions qu'ils pussent signer également le même jour, celui que Sa Majesté a conclu avec l'Empereur.

Son Altesse Royale se flatte toujours que la première de ces deux choses se réalisera, parce qu'elle pense qu'elle est également dans rintérét de Sa Majesté et des États-Généraux; mais si Ton en juge par l'attitude des ministres de l'Empereur en Hollande, leur conduite, selon toute probabilité, rendra la dernière impraticable.

Cependant, comme il n'est pas possible à Son Altesse Royale de prévoir ici quels obstacles la conclusion de ce traité est exposée à rencontrer en Hollande et quelles nouvelles difficultés seraient susceptibles de s'y élever, elle a vu avec grand plaisir les ordres que vous avez, par le commandement de Sa Majesté, envoyés à ses ministres à la Haye sur ces deux points, et Son Altesse Royale, voulant faire tout ce qui est en son pouvoir pour l'heureuse conclusion de cette affaire, a ordonné que des pouvoirs convenables, permettant & milord Cadogan et à M. Walpole de signer le traité conjointement avec les États ou séparément, leur soient dépêchés avec toute la promptitude possible, afîn qu'il ne manque rien d'ici pour mettre les

siinistres du roi à la Haye en mesure d'exécuter les commanlements quels qu'ils soient, qu'ils pourront recevoir de Sa Majesté.

Stanhope envoie à Methuen les trois premières lettres que Tabbé lui a écrites de la Haye et la réponse qu'il y a faite. Il se défie de la sincérité de la France. La troisième lettre de l'abbé, celle du 21 octobre, n'a pas laissé d'inquiéter le roi.

y. Stanhope à lord Townshend.

Goehre, 26 octobre 1716 *.

« Hier arriva ici un courrier de l'abbé Dubois avec les trois lettres ci-incluses, auxquelles, par ordre de Sa Majesté, j'ai envoyé la réponse ci-incluse également. La dernière lettre deTabbé, celle du 21, a causé au roi une certaine inquiétude, comme ayant l'air de préluder dans cette affaire au manque de sincérité que nous devons toujours appréhender dans nos relations avec la France. Néanmoins, quoi qu'il en soit, Sa Majesté persiste fermement, pour les raisons que souvent déjà je vous ai mentionnées, dans l'opinion qu'il faut nous efforcer d'avoir le traité signé par eux ; et spécialement, dans le moment actuel, s'ils ont l'intention de rompre, qu'aucune lenteur de notre part à remplir nos engagements, ne leur donne un prétexte plausible de retirer les leurs. Pour ce motif, j'ai, par le présent courrier, réitéré à lord Cadogan les ordres que je lui ai envoyés, ainsi qu'à M. Walpole, dans ma dernière, sur la conduite qu'ils doivent tenir. Comme ils les ont déjà envoyés à Votre Seigneurie, je ne veux pas vous en fatiguer derechef. »

i. En anglais. Regencies, vol. 8.

Trois lettres de l'abbé Dubois à J. Stanhope, 17, 20 et 21 octobre, après son arrivée de Hanovre à la Haye qui eut lieu dans la nuit du 16 au 17.

A la Haye, le 17 d'octobre 1716 >.

Monsieur,

« Je n'ay pas fait mon voyage en trop bonne santé, ni sans beaucoup d'incommoditez, mais enQn, je suis arrivé hier au soir 16 du mois : J'ay commencé par voir M. Walpole qui m'a dit que my Lord Cadogan n*avoit que les Pleins pouvoirs qu'on donne ad honores à tous les Ambassadeurs, mais qu'il n'en avoit aucun pour signer Talliance. Que le sien ne lui permettoit pas de signer avec la France séparément, et qu'ils avoient écrit par un Courier qui doit arriver aijyourd'hui à Londres pour demander des Pleins pouvoirs pour my Lord Cadogan et pour lui, qui leur donnassent la faculté de signer tous deux, ou Tun d'eux seulement au défaut de l'autre, coiyointemenl avec les Plénipotentiaires de France et ceux des États-Généraux ou séparément avec ceux de chacune de ces deux Puissances, et que d'abord que ces pleins pouvoirs seront arrivez, my Lord Cadogan et lui signeront avec moi. J'espère qu'avant ce temps là, la prévoyance que Votre Excellence a eu d'écrire à Londres, il y a déjà quelque tems, aura avancé l'expédition de ces passeports, et qu'ils arriveront incessament.

« Ouoiqu*il en soit, je n'en désire l'accélération par aucune inquiétude, mais seulement pour avoir le plutôt qu'il sera possible, un moyen de mettre M. le Régent en état de prendre des mesures pour éloigner le Chevalier de S^ George. Cependant, les ordres que le Roy a eu la bonté d'envoyer ici à my Lord Cadogan, et la première lettre que vôtre Excellence a écrite à my Lord Cadogan et à M. Walpole en commun, ont commencé à avoir leur effet, car my Lord Cadogan a donné au Député des États qui a soin des affaires étrangères, tout ce qui est en Latin dans le papier que nous avons signé, pour le communiquer aux Etats, et lui a dit que les Etats feroient

Page 1