‹ Le régime clérical en BelgiqueChapitre 11 sur 166 · O.-'SO · texte numérisé non relu

O.-'SO

Epiceries (prix de coopér.) :

Amidon 1

Amidon 2 . .

Biscuits divers.

Biscottes. .

Chicorée.

Chocolat.

Tenir rompt. ■ de la baisi-c .In >Mcre ci-nsiVnlive il ridui-ti.m des droits en l'.«'."<.

Cacao

Corinthes .

Suif ....

Farine OO . .

Haricots .

Huile d'olive .

Prunes .

Pétrole . . .

Pain d'épices .

O.'.iO

Pâtes aliment, du pays .

Pâtes aliment, de Lyon .

Raisins

Riz 1 ^ qualité .

Riz Moulmein .

Sel ... .

Soude

Savon brun.

Semoule.

Café ....

Par suite de l'épuisement du stock disponible d'Europe, le lirésil est actuellement maître du marché mondial. Les producteurs de cette denré» ont augmenté leurs prix depuis environ six mois de 45 p.c. A noter que rien ne permet d'espéier

Pain ....

que cette IiauBse ne s'accentuera pas !!

Beurre

Les beurres pure sont excessivement rares. Si la falsification ne peut pas toujours être irréfutable-

Œufs importés . . . .

Œufs frais

ment étatdie. ou a recours à d'autres proct^dés.

X'avon.-i-nous pas découvert du beurre contenant '.'7 p c. d'eau avant la salaison ! M. Collard-Bovy

évalue à 50 p. c. le nombre des laiteries belges qui

laissent intentionnellement de l'eau dans leur

Viandes :

beurre.

Bœuf

Il convient de ne pas tenir compte des cours d'abattoirs. U résulte de renBeignements sûrs que

Vache

ces prix seraient établia et publiés puui- obliger

les producteurs k diminuer leurs prétentions !

Veau

Serait-ce vrai ?

Voyons, au surplus, comment se présentent, en vertu de ces mêmes statistiques, les salaires des ouvrières :

2io49

Ouvrières de moins de 16 ans.

Nombre total recensé

Gagnent moins de fr. 0.50 par jour de fr. 0.50 à fr. 0.99 .

— fr. 1 .00 et plus ....

1,964 ouvrières de cette catégorie ont des salaires qui n'ont pu être déterminés.

Ouvrières de plus de 16 .\ns.

Nombre total recensé .

Gagnent moins de fr. i.oo

— de fr. 1 .00 à fr. i ,

— de f r . 1 . 5 G à f r .

— de fr. 2.00 à fr.

— de fr. 2.50 à fr.

— de fr. 3.00 à fr.

— de fr. 3.50 à fr. j.

— fr. 4.00 et plus

Pour cette catégorie, 8,80 1 salaires n'ont pu être déterminés.

Ces données nous renseignent que 67 p. c. environ des ouvrières gagnent au maximum 2 francs par jour et que 93 p. c. gagent moins de 3 francs !

Il faut noter que les femmes qui sont obligées d'aller à l'usine ou à l'atelier comptent parmi elles des mères de famille dont le mari est malade ou infirme, des veuves, avec ou sans famille ; dans d'autres cas, à défaut d'être mariées, elles sont obligées de subvenir moyennant ce maigre salaire à tous les besoins de leur existence.

Que dire des ouvriers et ouvrières travaillant à domicile ? Ils sont 1 1 8,620 environ, représentant i 5 p. c. de la population ouvrière totale du pays. La récente exposition du Travail à domicile de Bruxelles et le Congrès qui l'a suivie ont montré les horreurs de l'exploitation dont sont l'objet ces malheureux.

De.'^ enquêtes ont été faites, d'après un système uniforme et très judicieux, par les soins de l'Office du travail, aux fins de fixer la valeur des salaires dans les divers métiers et industries du travail à domicile. N'ayant pas porté sur la totalité des métiers, la ville de Bruxelles a continué les recherches, et l'on sait aujourd'hui quelle situation lamentable est faite à toute cette catégorie de travailleurs.

Nous résumons une partie de ces enquêtes, nous bornant à souligner le point de vue qui nous intéresse.

L'Evolution cléricale. ' 67

Clouterie, en Ardenne. — Enquête de M. Genart, juge d'instruction à Namur. — Salaire journalier moyen : 2 fr. 65 maximum (o fr. 24 par heure), 1 1 heures de travail. Salaires meilleurs pour quelques produits spéciaux : 4 fr. 95 par jour (o fr. 45 par heure), 1 1 heures de travail ; mais ce travail exige un outillage plus complet.

Industrie de la casquette. — Enquête de .M. Maurice Hambursin. — Salaire journalier moyen : i fr. 29. Certaines ouvrières recourent à des aides. Les salaires journaliers de celles-ci se présentent ainsi : ouvrières accomplies, i fr. 50 et i fr. 75 ; demi-ouvrières, o fr. 75, i fr. et i fr. 25 ; apprenties, o fr. 60 et o fr. 75. Durée du travail : 11, 12 et 13 heures par jour.

Coutellerie, a Gembloux. — Enquête de AI. Genart, juge à Namur. — Les salaires minima sont de o fr. 18 l'heure et ne dépassent pas, pour la fabrication des pièces les plus avantageuses,

0 fr. 45 par heure.

Colleurs et colleuses de sacs en papier, a Bruxelles.

— Enquête de M. le vicomte Olivier de Spoelberch. — Salaire de

1 fr. jusque un peu moins de 2 fr. pour sacs à fond carré, moyennant travail actif. Salaire maximum de 2 fr. 50 à 3 fr. pour sacs à fond plat. Salaire de i fr. 50 par jour pour travail de la sacheterie.

Petit cartonnage, a Bruxelles. — Enquête de M. p.. Paillot, avocat. — Salaire quotidien de 2 fr. 50 à 3 fr. 50 pour les ouvriers qui s'en occupent à journées entières. Comme salaires d'appoint, l'enquête renseigne des salaires variant de 6 fr. à 26 fr. par semaine.

Bordeurs et bordeuses de papier de deuil, a Bruxelles.

— Enquête de M. le vicomte de Spoelberch. — Salaire de o fr. 34 l'heure pour lettres de faire-part (mauvais ouvrage) ; salaire moyen de o fr. 40 l'heure pour cartes de visite (bon ouvrage).

Industrie des jmatières premières pour la chapellerie.

— Enquête de M. Auguste Dewinne. — Les salaires pour façonnage complet des peaux sont les suivants : peaux de garenne, 2 fr. 18 le cent ; peaux de lièvre, 4 fr. 50 le cent ; peaux de lapin, 2 fr. 75 le cent. A l'usine, ce travail représente un salaire de 3 fr. par jour ; le travail à dotaiicile est trop irrégulier pour pouvoir être évalué. Le coupage des queues et des chiquettes rapporte 6 fr. par semaine à l'ouvrière travaillant avec des enfants.

Emballage et ornementation en confiserie. — Enquête de M. le D^ A. Stiévenard. — Il est impossible ici de fixer d'une façon certaine et décisive les salaires ; il se)iible que le prix moyen et approximatif payé par heure est de o fr. 18.

Garmsseuses de eourrures. — Enquête de M. le D' Frère.

— Le salaire journalier moyen est de 3 francs.

CoRDOWERiE. A Herve. — Enquête de .M. le D' L. iJouxchamjjs. — Salaire variable : pour les chaussures d'honmies il vaut de I fr. 40 à 2 fr., pour celles de dames de o fr. 80 à i fr. 50 et o fr. 40 ;i 1 fr. 40 jxjur articles d'enfants. Les meilleurs ouvriers gagnent annuellement 900 à 1,000 fr., ceux d'aptitudes moyennes 700 à 800 francs.

Tissage du lin. Enquête de M. E. Dubois. — 11 est impossible de fixer des moyennes de salaire ; ils sont reconnus néanmoins peu élevés.

Dentelle. — Enquête de M. P. Verhaegen. — Les salaires varient d'après les régions : dans celles habitées par des sousfacteurs ou parcourues par des intermédiaires, les salaires de

0 fr. 75 à o fr. 90, pour une journée de 12 a 13 heures, ne nont pas rares ; pour 16 heures, l'ouvrière peut gagner par jour i fr. 30 ou I fr. 50. L'exploitation sévit surtout dans les régions qui furent témoins jadis de la gloire de l'industrie dentellière : les campagnes d'Ypres et de Bruges. Là oij les ouvrières peuvent fabriquer des dentelles en vogue, le salaire peut s'élever de i fr. à i fr. 75 par jour. Il y a encore actuellement 47,000 dentellières pour

1 50,000 existant en 1850 dans notre pays.

Cordonnier d'Iseghem. — Enquête de AL le baron (".illès de Pélichy. — Le travail des chaussures est payé à la j)ièce. Les salaires varient sui\ant qu'il s'agit de chaussures communes — il vaut alors 12 fr. par semaine — ou de chaussures fines piquées

- il vaut dans ce cas de 16 à 24 fr. Les aides ouvrières employées par les piqueuses de bottines gagnent de 14 a 18 fr. par semaine.

Industrie du tissage de la laine (Pays de Verviers et Brabant wallon). - Le salaire vaut ici de 3 fr. 50 à 4 fr. par jour.

Métiers artistiques dans l'armurerie liégeoise. Enquête de M. Arnold De Cerf. — Salaires variables avec les quaUtés de l'ouvrier. En général, les ouvriers qui n'abordent que les travaux ordinaires gagnent de o fr. 50 à o fr. 60 par heure. Les ouvriers médiocres, de o fr. 30 à o fr. 50. Durée journalière du travail : en été, 15 à 16 heures ; en automne, 8 heures ; le restant de l'année, 10 heures environ.

Tricoteuses a la main et couturières de Tongres. — Enquête de M. le D' F. Frère. — Les premières gagnent pour le tricotage d'une paire de chaussettes, exigeant i 2 heures de travail, o fr. 40. Les secondes touchent un salaire quotidien de o fr. 90 à 1 fr. 2^ iiour II heures et demie de travail.

L' Evolution cléricale.

Broderie sur tulle. — Enquête de M. Pierre Verhaegen. — Les brodeuses ordinaires gagnent 2 fr. pour 10 à 12 heures de travail ; les ouvrières d'élite peuvent atteindre 3 fr., exceptionnellement 4 francs.

Industrie de la lingerie. , — Enquête de MM. R. \^ermaut et A. Dooms. — Les salaires varient suivant les articles. Ils sont payés à raison de o fr. 12, o fr. 20 et o fr. 25 pour chemises ordinaires ; de" o fr. 30 à o fr. 60 pour chemises d'hommes de qualité moyenne (l'ouvrière peut en faire 8 à 10 par jour) ; de i fr. à I fr. 50 pour chemises de belle qualité ; de 2 fr. à 2 fr. 50 pour articles de luxe. Les manchettes se payent de o fr. 60 à i fr. la douzaine (l'ouvrière peut en^faire 4 douzaines par jour).

CORDERIE A domicile. — Enquête de M. Ch. Dezuttere. — Salaires journaliers moyens de 2 fr. à 2 fr .25 par jour pour 12 heures de travail. Il y a 1,250 travailleurs exerçant ce métier, dont 1,025 à Hamme.

Industrie du meuble et de la chaise, a Malines. — Enquête de M. G. Beatse. — L'ouvrier chaisier gagne 15 fr. par semaine pour des journées de 11 à 12 heures. Les rempailleuses gagnent i fr. 28 pour 11 à 12 heures de travail.

Polissage du marbre a domicile. — Enquête de AI. René Paillot, avocat. — LTne polisseuse gagne de 2 fr. à 2 fr. 25 par journée de i i heures.

Voici quelques salaires payés par l'Etat à des ouvriers relevant du Département des chemins de fer :

Service de l'exploitation.

QUALITE DES AGEXTS

P TATEGORIE II CATEGiIKIE

Mini- Maxi- ! Mini- Maxi-

Récoleurs, gardes-salles, annotateurs / A,yTicoIes 1 3 o

et pesenrs (Industrielles )

Manœuvres, freineurs, conducteurs / Agricoles ! 3.00

et cabestaniers ^Industrielles : 3 . '20

Char.geurs. transbordeurs et embal- ( Agricoles 3.00

leurs (Industrielles 3.00

^'eilleurs, nettoyeurs, gardiens, por- / Agricoles ( .3.00

tiers et classeurs de coupons. . . llndustrielles j

n i ,. . . , , . , ( Agricoles \ 1 nn

Porteurs d exprès payes a la journée. |industrielles )

n .. V ■ • • 1 ■ ■ / Agricoles ( , ;,„

Porteurs d avis payes a la journée. {in,|^,sjrielles j ' ' "'^

-r- i J , i • I Agricoles I . ,„

Ecureuses et gardes-latnnes .... |indi,strielles / '-*''

Manœuvres aux dépôts i — 3.00

0 i.OO t 3.00

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