SY.\DICAT.S DE PLANTEURS DE HOUBLON
Ces syndicats, qui existent depuis 1903, s'efforcent de perfectionner la culture du houblon.
Groupés en fédérations, ils chargent celles-ci d'organiser des conférences, des marchés-concours, des champs d'expérience, des bibliothèques, des visites aux séchoirs modèles.
Les sociétés font l'acquisition de certaines machines agricoles de prix élevé qu'elles mettent à la disposition de leurs membres. En général, elles adoptent la forme d'unions professionnelles, et toutes, indistinctement, sont catholiques.
Sur 39 syndicats existant dans le pays, la Fédération, créée à l'initiative du secrétariat de la rue du Boulet, à Bruxelles, en comprend 21. L'interpellation Jourez nous a ici également fourni des renseignements suggestifs sur l'in'.ervention du Gouvernement au point de vue des subsides.
Les autres fédérations existent surtout dans le pays d'Alost et de Poperinghe.
En 19 10, la Fédération de la rue du Boulet a organisé, exclusivement au moyen des subsides de l'Etat, 21 concours locaux et un concours régional, dans le local du Cercle catholique Concordia, rue Locquenghien. 130 premiers prix ont été attribués aux planteurs ayant exposé. Comme les membres ne paient pas de cotisations, ceux-ci, représentés par des primes en espèces, sont fournis par le Gouvernement.
Le secrétariat a organisé, en outre, des conférences nom-
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breuses, des champs d'expérience et un concours pour l'amélioration des tourailles, le tout largement subventionné par le Ministère de l'Agriculture.
C'est à l'abbé Daens que revient l'honneur d'avoir fondé les premiers syndicats de planteurs de houblon dans le pays.
Ceux-ci, ayant à faire valoir des griefs contre le Gouvernement catholique, vinrent un jour, en un contingent imposant et sous la conduite de leur défenseur, manifester dans les rues de Bruxelles avec le plus complet succès.
Dès ce moment, les cléricaux décidèrent d'imiter celui qu'ils considéraient comme leur plus dangereux ennemi ; du jour loù furent créés leurs syndicats, l'intervention ministérielle se manifesta sous les formes les plus diverses, et d'ailleurs très appréciées,, au profit des nouveaux syndiqués chrétiens.
SYNDICATS BETTERAVIERS.
Les syndicats betteraviers sont des associations de défense commune des planteurs de betteraves contre les fabricants de sucre.
Rien n'est plus difficile, pour le planteur de betteraves isolé, que de lutter contre ceux-ci. Le pesage, le tarage, la prise de densité des betteraves, l'analyse, sont autant d'opérations difficiles, indispensables pour fixer une évaluation exacte et précise des produits livrés aux sucreries et aux râperies.
L'union est bientôt apparue aux planteurs comme constituant le seul moyen efficace de résister aux grands industriels, et ils l'ont pratiquée avec succès.
Les ligues ont adopté en général la forme légale des unions professionnelles. Elles assurent l'exécution de ces divers services à tous leurs membres ; certaines d'entre elles font aussi l'achat en commun des semences au profit de ceux-ci.
Au 31 décembre 1908 il existait y^ syndicats de ce genre. Il en existe un certain nombre, et ce sont les plus importants, dans les provinces de Hainaut, de Brabant, de Liège et de Namur, créés à l'intervention des comices et quelques-uns à l'initiative du Parti socialiste. Le nombre total des membres s'élevait à 2,67 i . La valeur des betteraves contrôlées par l'intermédiaire des syndicats se chiffrait par 3,454,697 francs. Fin 1907, 53,200 hectares étaient plantés de betteraves à sucre dans notre pays.