‹ Le Régime Consulaire en BretagneChapitre 134 sur 221 · Bulletin des Lois, IT. B · texte numérisé non relu

Bulletin des Lois, IT. B

4. Arch. de la guerre. Rapport de Tilly à Berthier, ministre de la Guerre, 7 ventôse añ IX (26 février 1801).

5. Bulletin des Lois, III. B, 98, 7 fructidor an IX (24 août 180).

La cité maritime de Saint-Malo qui souffrait encore du maintien de l’état de siège, sen vit délivrée par l’ordre de Bernadotte'. Le maire de Rennes, jugeant que la tranquillité de la ville est désormais complète, décide, après accord avec le général Villatte, commandant les troupes d'Ille-et-Vilaine, de supprimer le service de la garde nationale qui, depuis plusieurs années, gênait les habitants aussi bien par les fatigues du service personnel que par les embarras du remplacement. La 82° demi-brigade de ligne, qui allait bientôt tenir garnison dans la cité rennaise, y assurerait les services abandonnés par la garde nationale licenciée”. Enfin, l’armée de l'Ouest, qui avait été surtout réunie pour la répression des troubles en Bretagne, fut supprimée quelques mois plus tard”. Le préfet Borie pouvait donc se féliciter d'avoir contribué à la suppression de l’état de guerre civile et bien augurer de l'avenir du département. Son rôle avait été surtout d'y accomplir une œuvre de tolérance et de pacification. Il était incontestable qu'il y avait réussi.

Le sénat lui donna bientôt la récompense publique de son zèle et de ses services. Le 6 germinal an X (27 mars 1802), il désigna sur la liste des notabilités nationales les citoyens qui devaient remplacer le cinquième sortant du Corps législatif: Borie y figura*. 11 quitta sa préfecture avec regrets, mais l’état précaire de sa santé le détermina à accepter volontiers les fonctions de député peu actives à l’époque consulaire *. Dans sa lettre d'adieux aux maires et adjoints du département, il promettait d'attirer sur l'Ille-et-Vilaine toute la bienveillance future du gouvernement". Il tint parole, car dans une délibération du Conseil municipal de Saint-Servan relative à une question d'intérêt local, à une rivalité avec Saint-Malo, nous voyons que Borie est toujours considéré comme un sérieux protecteur des Servanais et de tout le département’. Aussi les regrets furent unanimes, quand trois ans plus tard, le 18 avril 1805, on apprit sa mort à Rennes. Le premier préfet d'Ille-et-Vilaine était revenu mourir dans cette cité rennaise qu'il affectionnait, où 1l avait commencé sa carrière comme magistrat de l’ancienne royauté et où il l'avait ter-

1. Borie à Bernadotte, 25 brumaire an X (16 novembre 1801). Arch. dép., 16 M 55.

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