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parties d'administration qui vous sont confiées ‘. » Après quelques années d’une si parfaite surveillance à l'égard des diverses régions françaises, les volontés préfectorales ne Net manquer d'être annihilées et la centralisation administrative fut complètement réalisée. Sur ce point l'empire n'eut rien à envier à l’ancien régime. Chaptal demandait surtout à Borie d'installer les nouvelles municipalités. D’après la loi du 28 pluviôse les administrations cantonales étaient supprimées ; il n’y avait plus que des communes qu'il fallait pourvoir au plus vite de leurs nouveaux administrateurs. Pour ne pas interrompre les services publics il avait été décidé que les anciens administrateurs de la période directoriale et les commissaires du gouvernement rempliraient provisoirement les fonctions attribuées aux maires et adjoints par la loi de pluviôse *. Sans doute dans quelques centres importants, comme à Rennes, où le préfet avait pu s’entretenir à plusieurs reprises avec les administrateurs, ceux-ci s'étaient rendus de bonne grâce à son invitation et avaient continué leurs fonctions, mais en réalité dans la plupart des communes rurales les administrateurs municipaux s'étaient dérobés à ces charges transitoires et il était souvent malaisé de leur trouver des successeurs. Dans les communes où la population dépassait 5 000 habitants la désignation du maire et des adjoints appartenait au premier Consul et le préfet nommait les conseillers municipaux : dans les autres communes le préfet nommait les maires, les adjoints et les conseillers. Mais dans les unes comme dans les autres les nouveaux élus montraient souvent peu d'empressement à accepter leurs fonctions. A Saint-Servan le maire et les adjoints nommés par Bonaparte le 28 germinal an VIII (18 avril 1800) refusent d’abord d’accepter leur commission et le préfet doit maintenir provisoirement en fonctions le président et les deux premiers officiers de l’ancienne municipalité”. Dans les derniers mois de l'an VIIT nous voyons Borie multiplier les lettres pour conseiller aux maires qu'il a désignés dans les diverses communes d’accepter leurs fonctions‘. Il s'adresse aux sous-préfets pour leur demander d'établir avec le plus grand soin les listes des citoyens qui dans leurs arrondissements respectifs leur paraîtront capables de remplir convenablement les fonctions municipales *. Malgré ces enquêtes préliminaires plus
. Recueil des circulaires du ministre de l'Intérieur, tome IV, p. 102.
. Arrêté des Consuls du 17 ventôse, art. 6.
Arrêté du préfet, 22 floréal an VIII (12 mai 1800). Arch. départ., 9 K 1, p. 6. . Arch. dép., 8 M 20.
. Circulaire du 25 floréal (15 mai 1800). Arch. dép., 8 M 20.