Arch. munic. Saint-Malo, série D
h. Élu en l’an V,ilne siégea que jusqu’au 19 fructidor. Son élection fut alors annulée. Kuscinski, Les députés au Corps Législalif, p. 190.
5. En l'an IX, Lemercier des Alleux fut remplacé par Binel, négociant (Voir
tableau E).
ancien officier de marine, devait diriger la mairie de Pleurtuit. I] fut bientôt remplacé par Lesnard, ancien président de la municipalité cantonale.
Dans les communes dont la population était inférieure à 5 000 habitants, la désignation des maires et adjoints fut faite par le préfet. Signalons parmi les localités les plus importantes, d’abord les trois anciens chefs-lieux de districts qui avaient vainement protesté contre leur déchéance: à Dol la mairie fut confiée à Villalard, notaire, ancien président de la municipalité; Piel, avocat, devint maire de La Guerche, et le notaire Barbotin (Jacques), maire de Bain. Dans d’autres centres assez peuplés Les choix furent les suivants : à Montfort, la mairie fut donnée à Lemarchand, ancien sénéchal et avocat ; le maire de Cancale fut d’abord l’ancien président de la municipalité cantonale Duguen, mais il fut bientôt remplacé par le notaire Avice. A Chateaugiron, Thomas Noury, ancien commissaire du Directoire, céda la place en 1802 à Denis. Les maires de Montauban, Redon, Retiers furent respectivement Levillain, négociant, Héry, marchand, et Jaunay, chirurgien.
On peut constater que pour la désignation des municipalités dans les villes les plus importantes du département, Bonaparte ou Borie, son représentant, suivent la même politique que pour la formation du premier Conseil général; ils appellent presque toujours à la mairie des hommes qui ont participé à la conduite des affaires de la région durant la période révolutionnaire. Quelques années plus tard l’empereur abandonnera peu à peu la politique du Premier Consul : on le voit de plus en plus appeler aux fonctions publiques et administratives des représentants de l’ancien régime ou des ralliés qui, au moment des revers impériaux, faciliteront la restauration royaliste.
La nouvelle municipalité rennaise fut solennellement installée par le prétet, le 18 brumaire an IX (9 novembre 1800). Borie prononça un discours où il rendait hommages aux services de l’ancienne administration municipale qu'avait présidée Parcheminier. Le nouveau maire Lorin rendit compte du voyage qu'il avait fait à Paris à l’occasion de la fête de la République, le 1° vendémiaire. Comme don de joyeux avènement il annonça que les Consuls avaient consenti à accorder au département d'Ille-et-Vilaine un dégrèvement de 400000 francs sur les contributions de l'an IX*°.
1. Arch. munic. des diverses localités, 2. Arch. munic. Rennes, registre Dr, p. 1, et Arch. nat., F1B 11, Ille-et-Vilaine, 19.
158 L'ÉTABLISSEMENT DU NOUVEAU RÉGIME Le Conseil municipal était ainsi composé de trente membres :
Arot, fabricant de fils et teinturier.
Auffray, ingénieur.
Bert, marchand.
Bodin, avocat.
Bonnal, ancien administrateur municipal.
Bonnamy, inspecteur des contributions. | Clouet, ancien administrateur du département, rentrer. Dulinc, rentier.
Duval, chirurgien.
Féburier, ancien commissaire du Directoire.
Germé, professeur à l’École Centrale.
Gomériel aîné, avocat.
Huet, chef des bureaux de la Préfecture.
La Noë jeune, orfèvre.
Leguillé, négociant.
Leperdit, ancien maire de Rennes.
Leroux, ancien officier municipal.
Luc Poinçon, rentier.
Martin d'Angers, fabricant de fils.
Parcheminier, juge au tribunal d’appel.
Pocquet, notaire.
Pontgerand, instituteur.
Pontaillé, directeur des contributions.
Rapatel, officier de santé.
Richelot aîné, notaire.
Robinet, chef de bureau.
Rolland-Boutier, avocat.
Séguinville, avocat, ancien juge au tribunal de Rennes. Thomas aîné, rentier.
Varin, ancien administrateur du département.
Peu de temps après la réunion du Conseil, l’adjoint Ruaulx, nommé économe de l’hospice, quitta ses fonctions à la mairie. Lorin propose alors au choix du préfet, son cousin, Roger Cherfosse, avocat, qui devait figurer quelques mois plus tard au Conseil général : 1l fut nommé adjoint le 16 nivôse (6 janvier 1801).
Une fois les Conseils municipaux formés, non sans peine, il fut aussi malaisé de leur trouver des locaux pour servir à leurs premières assemblées. Le préfet fit alors observer que dans la plus grande pare des communes les anciens presbytères devenus propriétés nationales avaient été souvent abandonnés et se trouvaient dans un grand état de délabrement. Il engagea la gouvernement à les concéder aux communes pour le logement des instituteurs et la tenue