‹ Le régime de la production en Russie des Soviets 1917 à 1925 ses résultats, ses conséquencesChapitre 33 sur 70 · MÉTAL · texte numérisé non relu

MÉTAL

Fonte. ...... DOG 2E6 0019 2 0830 180. NI A4 Acier laminé. 219 224 933 248 188 131 74 13

Cette production minime ne parvenait d’ailleurs pas aux consommateurs par suite d’une désorganisation complète des chemins de fer et des transports (2), et d’une bureaucratie invraisemblable.

Le maximum d’incohérence était certainement atteint par le Comité principal du combustible « Glavtop », surnommé par la presse le cadavre vivant (3). Fondé le 13 décembre 1918, il

(4) De 43 milliards de pouds de céréales en 1913, la production est tombée en 1920 à 22 milliards de pouds (M. Popov, E. J., n° 216, 1921).

(2) Les fabriques de conserves devaient s'arrêter faute de fer-blanc qui regorgeait aux entrepôts de Parlow.

(3) Un auteur à donné de cette commission la définition suivante : « Le comité principal est la réunion de 15 jeunes filles et de 3 jeunes gens ».

AE 7 Hors

n'avait encore rien fait en mai 1919. Lorsqu'il se décida à travailler, il désorganisa complètement l’industrie. Les chemins de fer de Kalouga, en particulier, reçurent leur combustible de Moscou et les divers établissements de Moscou, de Kalouga.

La production perdit ainsi rapidement son caractère de travail en masse pour devenir individuelle. Il se produisit une régression de l’industrie et une décentralisation du pays. Les artisans (Koustaris) et les petits industriels urbains émigrèrent vers les campagnes pour y trouver des matières premières et des conditions d'existence meilleures, à moins qu'abandonnant tout travail utile, ils ne se livrassent à la spéculation la plus insensée.

« Toutes les réformes communistes n’existaient, en effet, que sur le papier. — L’abolition du droit de propriété n’empéchait nullement les gens de faire le commerce d'objets d’usage domestique et même d'immeubles. — Malgré leur municipalisation dans les villes, ces derniers étaient achetés et vendus dans la République des Soviets comme sous le régime capialiste. — Ceux qui comptaient leur fortune par millions de roubles-papier et en craignaient la confiscation préféraient employer leurs capitaux à l'acquisition de maisons, persuadés qu’ils étaient du retour certain de celles-ci à leur propriétaire un jour ou l’autre ».

« Malgré la nationalisation des entreprises industrielles et commerciales, les actions de diverses sociétés anonymes n’en faisaient pas moins, en particulier, l’objet d’un vaste trafic boursier. Il existait ainsi à Moscou et à Pétrograd des mar-

chés non officiels où s’effectuaient quotidiennement des trans-

actions sur

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