LE CONSEIL LEGISLATIF
Ils ont au sein du Conseil Législatif, des créatures plus dangereuses encore, puisqu'elles y sont nommées à vie et qu'elles ne craignent pas le juste ressentiment des électeurs. Nous n’en voulons plus de cette orisati se et surannée, non pas
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mais parce qu'elle est, dans sa
forme actuelle, i e au peuple, et
qu’elle peut devenir, à un moment donné,
suite de abusives, un danger imminent pour nos libertés populaires.
“Dans votre intérêt et dans celui de vos enfants, chers objets de vos sollicitudes, que le résultat des élections prochaines soit une pote énergique et salutaire contre ’usurpation du pouvoir des ministres sans mandat légitime, contre l'incapacité notoire de l’administration, contre l’oppresion des masses.” (‘Le Soleil”, 30 janvier
Quand aujourd’hui les libéraux taxent les donations entre vifs, que font-ils?
Outragent-ils la nature humaine ?
Est-ce là de la tyrannie officielle ?
Plus que cela, ils portent contre l’électorat de la province une accusation de malhon- . nêteté, en prétendant que cette taxe est pour sévir contre ceux qui fraudent le trésor en procédant En donations entre vifs pour éviter lataxe. Ont-ils aboli le Conseil législatif? Au contraire, ils ont réussi à tuer son prestige, à lui faire une triste réputation.
’est sous ce régime que furent appelés au Conseil les Berard, les Bergevin, les de Varennes, les Kelly, etc.
Mais, voyons encorc ce que disaient les chefs libéraux en 1897 :
“L’imposition de nouvelles taxes, en violation de leurs promesses et de leurs déclarations les plus solennelles, n’a pas suffi à la voracité des castors. Pour bien saigner le peupe jusqu’à la dernière goutte, ils ont majoré es taxes qui existaient déjà et presque duu-
blé le produit de ces impôts. Ainsiqu’on
peut le voir, dansletableau donné plus haut,’
et dont tous les chiffres sont tirés des comptes publics, durant les quatr années comprises entre 1888et 1891inclusivement, le gouvernement Mercier n’a perçu que 82,654,221.30 Ee les licences d’hotels, le fonds de bâtises des jurés, le fonds des honoraires de
justice, les timbres judiciaires et ceux d'enrégistrement. Des mêmes sources de revenu, les castors, durant les quatre ans
entre 1893 et 1896 inclusivement, ont
83,674,338.67. C'est donc, une — Période de quatre ans; 81,020;117.37 de plus que le gouvernement Mercier n'avait fait
payer au , Où une à tion moyenne del #2. 019,39 par A “En face de ces chiffres, n’avons-nous pas
raison d'affirmer que les castors ont outrageusement majoré les anciennes taxes ?”
Oui, voilà ce que clamaient les libéraux en
” 1897. N'ont-ils pas majoré les anciennes
taxes depuis qu’ils sont au pouvoir ?
. N'ont-ils pas doublé le produit de ces impôts ?
Les libéraux n'ont-ils pas fait payer au pue des millions de plus que D'avaieit ait payer les conservateurs ?