NÉCESSITÉ DU SAC DE ROME
Baraguay-d'Hilliers disait plus vrai qu'il ne croyait peut-être. Au même moment, la division Guieu et la division Fiorella^ et la division Delmas menaçaient de suivre l'exemple de la division de Mantoue. — Et voilà pourquoi, le 19 février, Bertliier, général en chef de l'armée d'Italie, écrivait à Masséna^ : « La solde arrié- « réc de l'armée d'Italie doit être payée sur l'argent de « Rome; envoyez les fonds sans faute pour cet objet « principal. » Le sac de Rome n'était-il pas le seul moyen d'apaiser l'armée, de tenir la Cisalpine, de brider les Autrichiens^, de conjurer en un mot le péril italien qui devenait si grave, tandis que naissait à la vie la jeune République romaine ; quel autre moyen de sortir des inextricables embarras qui apparaissent tout d'un coup après le renversement du gouvernement papal?