Pellissei'i, U. Lunibruso
162 FÉVRIER-3IARS 1798
et les 50 hussards qui s'y établissent ; la compagnie de Velletri, renforcée le 6 mars de 300 fantassins, 50 dragons, 30 hussards, 60 gardes civiques et 200 légionnaires, n'a pas besoin de raviver les souvenirs qu'a laissés dans le pays la marche foudroyante des grenadiers et des hussards de Murât ; le 4 mars, on plante, en grande pompe, trois arbres de la liberté dans la ville, et un quatrième, le 7, place Saint-François; les 17, 18 et 19 de ce mois, il y a fête dans les galeries du palais municipal et, comme les nobles s'abstiennent, boudeurs, Jacobins et Français les contraignent d'aller chercher leurs femmes ; et, par ordre supérieur, tout le monde danse, confondu ^ !
Français et Jacobins dansent aussi dans le Montagne apennine ; mais ils ne dédaignent pas de s'y occuper d'autres affaires. Dès le 4 février, ils ont installé à Pérouse une administration municipale et une administration centrale pour le Trasimène-, en môme temps qu'à Camerino, Golmerano, Scrnano, Sanguinesso, Mandola, Fabriano et Foligno; il paraît môme, s'il faut en croire les Commissaires civils, que, à Pérouse au moins, « l'esprit public est très prononcé pour la ré voce lution^ ». Il en va tout de môme à Spolète, l'autre grande ville de la montagne et, sans doute, pour les mômes raisons : le pays qu'elle domine n'est que la grand'route par laquelle les Français sont venus, par laquelle ils continuent de faire passer sans cesse leurs approvisionnements et leurs troupes; si le pays en souffre davantage, il lui est plus difficile de remuer qu'à
1. Dallemagne à Berthier, 9 ventôse (Gros Bois, 1798, G. 15). Dallemagne aux Directeurs (Dépôt, 28 lévrier). Les commissaires à Talleyrand, 10 ventôse (Aff. étrang. Corr., Rome). Daure à Golbert, commissaire adjoint (Dépôt, 27 février, registre, 3ft./59). Alew. Slor., 246. — Fr. Orioli.