L OMBRIE
l'ouverture d'une banque nationale pour le change du papier 1; l'administration départementale décidait la frappe d'une monnaie de cuivre, obtenue en refondant les anciens San-Pietrini, « monnaie la plus scélérate qui u se puisse imaginer », de l'avis du ministre des finances. On désobéit, on ne se révolte pas ; les efforts des populations pour s'adapter au régime nouveau qu'on leur impose se laissent à tout instant saisir ou deviner. Le 21 pratile, l'administration centrale du Trasimène déclare au préfet consulaire, Marotti, que la situation politique de ce département, si longtemps le centre de la dernière insurrection ne permet pas de publier les lois du 10 germile; et pourtant, dès le mois de juin, on voit que l'on travaille à établir les rôles des contributions ordonnées par ces lois. A Gittà délia Pieve, par exemple '^ l'administration des biens nationaux s'organise dès la fin de pratile^, les ventes mêmes commencent à cette époque ; la confiscation des couvents, ordonnée par la loi du 21 messifero, s'opère sans résistance : le préfet consulaire a donné auxreligieux un délai de vingt jours pour préparer leur départ; les administrateurs ont pris, sans incident, possession du monastère^. Les ventes sont dirigées par l'agent Piazza^. Les villes demandent en grâce que le courrier les traverse. Assise comme Pérouse^. Les citoyens s'adressent avec confiance aux autorités nouvelles : le 14 pralile, la veuve Vittoria Guardalena de Pérouse^ écrit au ministre des Finances : elle a été grandement surprise d'apprendre que le privi-
\. Rapport aux consuls, 25 messifero, VI, Archivio, 301.