‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 271 sur 579 · Archivio · texte numérisé non relu

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lège des douze fils qu'accordait l'ancien pouvoir ne doit plus avoir son effet; d'autant que dans une république démocratique « le grand nombre d'enfant doit être « récompensé, ne serait-ce qu'à l'exemple de l'antique « République romaine ». Les administrations locales ont la même confiance; celle de Pérouse, dont les dépenses ordinaires et extraordinaires montent à 189.770 écus, 50 bajoques^, fait un tableau touchant des pères de famille se promenant dans les rues de la ville pour demander du pain'-. Elle n'hésite pas à inviter le ministre des Finances « à mettre à sa disposition la plus grande somme « possible...; en considérant les seules dépenses ur- « gentes, il faudrait environ 10.000 écus-^ » Ce sont des âmes blanches et candides qui se résignent à ce qu'elle n'ont pu empêcher ; c'est la vie qui reprend ses droits et qui les pousse à tenter un loyal effort pour s'adapter au régime nouveau.

La meilleure preuve de cet état d'esprit, c'est que, quoiqu'on ait représenté à Foligno une ingénieuse comédie sur la Démocratisation du Paradis^ — oii l'on voyait, par exemple, les démons piquer une cocarde tricolore au Père Eternel'*, — l'idée germa dans l'àme d'un prêtre pieux, l'abbé Paccanali, de fonder à Spolète une maison de missions destinée à reprendre l'œuvre de la Propagande chassée de Rome et de transporter comme à l'ombre des souvenirs sacrés du Poverello d'Assise le séminaire des martyrs ^ : son œuvre, bénie par le Pape, s'appelait la Congrégation de la Foi de Jésus. C'est une preuve que les collines ombriennes, par la beauté pure de la lumière, par la splendeur calme des horizons, comme par la magie des souvenirs sont restées de miraculeuses conseillères de recueillement et de sacrifice et qu'elles n'ont rien perdu, depuis saint Fran-

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