Loi du 10 pratile
5. Mon. di Offida ai Comum., 38 pratile VI, IG tenu., 16 mess., 19 termifero. Registres 50 et 51, cités par Crivellucci, 141, notes.
pour subvenir à l'entrction dos troupes françaises. Ce même jour, 2 termifero, le conseil des édiles s'occupe de répartir un emprunt de 10.000 écus, et, le 14 du même mois, le colonel Lalinre, commandant du Musone et duTronlo, exige, sous peine d'exécutions militaires, dans les vingt-quatre heures, un certain versement de monnaie de cuivre*.
Un aussi grave ennui provient, ici comme ailleurs, du manque de monnaie de billon. Le 15 pratile, Romualdo Serafini, préfet de Fabriano, se plaint de l'exode des monnaies de cuivre-, comme Solari, le préfet de Lorete*^, comme Giuseppe Raimondo Micciani, préfet de Tolentino'', malgré leurs elTorts pour y mettre obstacle''. C'est que, dans l'universel discrédit du papier, les municipalités et les Français font la chasse au numéraire" Le mécontentement devient tel, le besoin de monnaie divisionnaire est si vif que le Consulat réalise l'idée qui est née ici, comme dans le Métaure^ le Trasimène et le Cimino; par décret du 26 novembre, il autorise la réouverture de la Monnaie de Fermo, affermée aux frères CoUi. Ceux-ci s'engagent à frapper 120.000 livres de cuivre, mélangées à 27.000 livres de bronze que la République leur remettra^. Le citoyen (icnti s'occupe déjà, le 16 termifero, de faire descendre les cloches du canton rural d'Ascoli, qui doit procurer 120.000 livres^. Et l'on songe à rouvrir de même la monnaie de Macerata. Le 20 termifero, le citoyen
1. Atti der Cottuiyli dniUi Offida, 20 m3ssifero,3 termifero, 16 termifero Cons., 1 et 2, et Leltere di Offi'la ai Comum, 14 termifero, VI, Crivelliicci, 13i. Pendant ce temps, les réauisitions allaient leur train ; le 12 messlfero, on demandait 12 roubbes de u\é à Ascoli ; le 7 termifero, 2 bœufs à Monte-Praudone et M. S. Polo, le 13, 1 bœuf au couvent des Aucustiniens d'Offida (Lettere di Offida, l!Ki, note.)