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joie. Il est à noter que cette fête a été célébrée aux frais des patriotes et que le banquet a été très frugal : « Cesce sons d'insulter à l'indigence et de scandaliser la « démocratie par de somptueux banquets diploma- « tiques ; laissons-la aux esclaves, qui ne connaissent « que ces vils plaisirs. » Ceci à l'adresse des convives de Torlonia et de Mazzi ; le récit du Moniteu?'^ ne manque pas d'optimisme.
Le gouvernement, qui connaissait les faits, ne le partageait pas ; il envoyait un commissaire dans le Clitumno, spécialement chargé de « régénérer l'esprit « public». Benedetto Greco, c'était son nom, ne vit pas de plus efficace moyen d'y parvenir que la destitution en masse des fonctionnaires. Le 18 novembre, le préfet consulaire Giov. Plini ouvrait devant les édiles une lettre de ce proconsul remplaçant Leguzi, Carocci et Moscatelli, les administrateurs départementaux, par Benincasa Onofri, Antonio Ancarani, Domenico Belli. Le 20 novembre, Plini disparaissait à son tour pour faire place à Luigi Marchctti ; Franceschi devenait préfet consulaire départemental à la place de Cimarelli ; Francesco Arroni remplaçait Leti à la tête de la garde nationale et Antonio Ancarani, Carlo Zacchei, comme administrateur des biens nationaux'-.
On n'est pas obligé d'en venir à de pareilles extrémités dans la marche d'Ancône ; son importance militaire n'a pas permis aux Français d'en abandonner la direction aux* administrations civiles. Bien que, le 29 juillet, Macdonald recommande expressément au général Monnier de respecter celles qui sont établies, en lui rappelant le sort de Saint-Cyr, qui s'est insurgé contre elles 3, c'est le général qui garde en mains le pouvoir et réorganise, par exemple, la division intérieure de la ville, remaniant les quartiers, changeant les noms des rues, effaçant ou enlevant les images des