Macdonald à Monnier, 6 septembre. Dépôt, 16 sept
5. Sur ses démêlés avec le conseil de santé. Cf. les deux lettres de Macdonald ci-dessus mentionnées.
6. Brémond aux consuls, 17 brumale. Archivio, 32. Rusca aux commissaires, 17 brumale, 32.
7. Centrale du Métaure. Archivio, .32. Vers le milieu de septembre, Macdonald fait partir 20.0()0 francs jinur Gorfou sur un bâtiment espagnol qu'il a frété. Lettre de Dubois, du Haut-Rhin, commissaire du Directoire dans les îles du Levant au ministre des Relations extérieures, 12 septembre. Dépôt.
8. Un ordre ,de Monnier à la Centrale ordonne de faire connaître dans la journée l'état de caisse du questeur municipal 17 brumaire. Archirio, 40.
9. Centrale Métaure à Bremond,4 brumaire. Archivio, 32. Rai)port, 22 brumaire. Archivio, Ki. L'imnortance commerciale d'Ancône-Senegallia explique qu'on 8'occu])e toujours d'y introduire une monnaie divisionnaire. Le gouvernement papal avait chargé Guitamo Morici d'acheter tme cargaison de cuivre arrivée a Venise ; il lui remit à cet effet 2o.00u écus en cédules. Certains démêlés siii virent avec Keverdin qui avait transjiorté le cuivre de Srnvrne à Venezia. Pour satisfaire aux demandes de Rcverdin, Morini proposait d'établir une monnaie à Ancône. Rapport au consulat. Brumale. Archivio, 234.
moins obéissant et moins tranquille aussi. Le rapport présenté aux Consuls le 15 fruttifero demande des mesures sévères afin de châtier « l'insubordination « persistante » de l'Administration départementale du^l Métaure qui ne veut pas rappeler les commissaires expédiés pour la levée des contributions ^ Dans la Musone, un grave conflit met aux prises la Centrale et la municipalité de Tolentino^, qui confisque trois magasins de sel de Girio Gorradori afin d'écouler plus aisément le sel qu'elle s'est procuré '. Dans le Musone il comme dans le Métaure, soit inintelligence, soit mauvaise volonté, les listes des domaines nationaux sont lentement établies; elles se trouvent souvent inexactes^. Ici comme là, mille difficultés naissent d'une situation fiscale lamentable : Dallemagne réclame en vain le payement d'un mandat de mille écus que lui a envoyé le ministre provisoire ^, et les habitants réclament avec moins de succès encore contre les contributions dont on les charge''. La Centrale du Métaure rappelle que, lors de l'emprunt forcé, loin de n'avoir rien payé, ainsi que le prétendent les consuls, le département a versé 165.000 écus sur les 250.000 qu'on lui réclamait^; la municipalité de Fossombrone envoie un état détaillé des dépenses faites pour entretenir les troupes françaises depuis leur entrée sur son territoire jusqu'au 28 vendémiaire '^.
1. Archivio, 13 et le 5 novembre. Ramaldi, préfet consulaire du département de Musone, informe le ministre des Finances qu'il a prévenu tous les préfets, ses subordonnés, d'avoir à défendre vigoureusement contre les municipalités les droits de la nation. Archivio, 248, 15 brumale.
2. Cette municipalité (Tolentino), assez récalcitrante, refusait trente lits au commandant de la place et demandait des secours en numéraire au ministre Bréniond. Cf. sa lettre à ce dernier, 4 bramale. Archimo,3'i.
3. Requête de Gorradori au ministre, 6 et 9 vendémiaire, 2.')5-263. Archivio.
4. Rapport de Gastelli du 29 fruttifero. A/'c/itï'Jo. 133. I^ettre de la Centrale du Métaure aux municipalités centrales, 3 vendémiaire. Arcliirio, 232. Le canton de Lorete, gouverné par le préfet consulaire Solari, par l'agent des contributions Viviani, j)ar le chef de la police Vincenzo Milnia, semble avoir été tranquille alors. Solari à de Rossi, 8 brumale. Amm. Loreto à de Rossi, 18 brumale, 254.
5. Fogtio du 19 fruttifero, 13. Nota deW impense. Archimo, 234.
6. Podalini, préfet consulaire. Lettre de Polelli au ministre des Finances, 14 brumaire. Àrcliii'in, 255. Recevati au ministre des Finances, 10 vendémiaire. Archii'io, 201. Il n'a pas réuni les asseqne rlei posnidenti.
7. Amm. diiiartement del Musone al de Rossi, 17 vendémiaire. Archivio, 238.
8. 15.52t) écus. Stato générale, 28 vendémiaire. Archivio, 238.
Le Trente, assez garni de soldats en raison de sa situation frontière, était grevé de réquisitions'. Comme il ne pouvait lutter ouvertement, il résistait sourdement mais avec ténacité, aux oppresseurs ', dans la question des Biens nationaux notamment. Le 15 vendémiaire, le questeur cantonal Telli déclarait au Conseil des édiles qu'il rejetait la responsabilité que la loi lui attribuait à cet égard sur les autorités constituées qui ne lui prêtaient aucun concours : malgré la loi qui ordonnait de les payer en piastres etïectives ou en cédules égalées aux piastres, on en payait le montant en cédules évaluées à leur valeur nominale •'. La Centrale du Tronto rencontrait sans doute auprès de la municipalité d'Ascoli ^ le même mauvais vouloir que ïelli. Malgré les prescriptions du 4 termifero, cette municipalité avait confié l'administration des domaines nationaux au questeur Folchi, propriétaire du canton d'Ascoli ^ A Fermo, un édile s'était entendu avec un administrateur départemental et avec le préfet consulaire pour acheter sous main et à bas prix les domaines mis en vente : entre deux avis contradictoires, déroutant le public acheteur, ils avaient escamoté la vente '\ Le pays résistait encore aux contributions qu'on exigeait de lui. La Centrale du Tronto écrivait que peu de questeurs avaient fait leur devoir, lors des réqui-
1. Cf. Crivellucci, 138-139. Contributions imposées du 21 vendémiaire au 28 brurnale. L'Etat a tâché de s'attribuer la succession Giurti ; ce qui est sur, c'est nue le testament de ce dernier fut annulé. Mais le sénateur Michèle Giovanelli a'Ascoli se porta héritier. Cf. Ref|uète au Consulat, 27 fruttifero. ArcJiiiùo, 298.
2. Malgré les efforts des autorites, les Sampietrini circulaient encore. Giri à Bufalini, 28 fruttifero. Archivio, 295.
3. Grivellucci, 128. Rapport aux commissaires français, 13 fruttifero. Archivio, 295.
4. L'administration des biens nationaux des deux cantons d'Ascoli défendait aussi avec soin les droits de l'Etat. Luigi Merli avait loué un petit chalet pour v établir
deux moulins avec leurs prises d'eau à une fabrique de majolique installée par les Pères Olivetins, sous iPie VL La fabrique fut naturellement confisquée par l'Etal et affermée par lui à un certain Giacomo Cappelli, moyennant une redevance annuelle de 50 écus. Le 4 fruttifero, Merli voulut dénoncer son bail à Luigi Cappelli, mais l'administration nationale protesta* lettre du G frimaire. Archivio, 29S.
5. \A\\p Ferri à de Rossi, 4 vendémiaire. Archivio, 298. Giovannelli à Folchi, 23 vendémiaire. Archivio, 298.
(). D'après une lettre du préfet municipal à de Rosgi, 25 vendémiaire, Archivio, 301."