‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 368 sur 579 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

« l'incursion napolitaine »

Novembre-décembre 1798

Le soir du vendredi 23 novembre, le ministre de la Guerre de la République romaine offrait une fête au | nouveau général en chef de l'armée française. Vers | minuit, chacun se retire, le temps est affreux ; la pluie | tombe à flots, le tonnerre gronde; mais voici que, tout | d'un coup, la générale bat dans les rues, pour les Français, les gardes nationaux et les gardes séden- 1 taires ; du château Saint-Ange, on tire le canon d'alarme. Championnet, à peine rentré au quartier général, a reçu la nouvelle que les Napolitains ont passé la frontière ^

D'accord avec Macdonald, mieux au fait de la situalion qu'il ne l'est lui-même, il arrête toutes les • mesures propres à contenir Rome, où sévit la famine, et à arrêter l'ennemi. Il adresse aux Romains une proclamation sévère afin de prévenir tout mouvement séditieux : « ... L'ennemi marche sur nous», leur dit-il. « Que tous les individus qui ne sont pas appelés pour (( être armés restent tranquilles dans leurs demeures. « Qui contreviendra à cet ordre sera sur-le-champ puni « de mort. La loi qui rend les prêtres et les religieux « responsables des attroupements et de tout mouve-

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