‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 423 sur 579 · Galimberti, 2 janvier · texte numérisé non relu

Galimberti, 2 janvier

vaut 8 bajoques, la livre de riz 22, le bocal d'huile 30'. Le consulat cherche à détourner la colère qui gronde sourdement dans le peuple en déclarant que la famine résulte de Tinvasion napolitaine ~; afin de la calmer, il nomme le l""" janvier une Administration chargée des subsistances de Rome-\ quoique les grands édiles s'en occupent déjà : Torlonia et Acquaroni, Borghèse et Doria en sont les chefs, comme ils sont, on l'a vu, les grands percepteurs de l'emprunt forcé. Ils achètent tous les grains qui se trouvent sur le marché '% pour parera un accaparement possible, et déclarent que nul ne pourra plus acheter du pain au four s'il n'est muni d'une carte signée par le commissaire de police de sa section et par les municipalités d'arrondissement ; mesure conlirmée et régularisée par l'arrêté du 5 janvier : nul ne pourra acheter du pain sans un billet municipal, délivré à chaque chef de famille par sa municipalité, sur l'attestation de son curé, indiquant le numéro de sa section et le nombre de bouches qu'il doit nourrira Enfin une proclamation des grands édiles paraît, qui doit rassurer la foule ^ et dissiper sa mauvaise humeur : « L'approvisionnement des « grains et autres denrées pour cette population a été « le premier objet qui nous ait constamment occu- « pés. Outre les commissaires déjà expédiés' pour les « approvisionnements dans les divers départements, « le pouvoir exécutif a député une Administration <( générale composée de quatre parmi les plus probes « et les plus riches citoyens que recommande à la fois « un civisme exemplaire et un amour décidé de ses

i. Sala, 111,2.

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