‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 439 sur 579 · SUCCÈS DES INSURGÉS · texte numérisé non relu

SUCCÈS DES INSURGÉS

son frère, capitaine de sa cavalerie : quels que soient les titres dont ils aient ou non été revêtus, ceux-là sont ses conseillers et ses seconds.

Ils occupent la terre de Greccio, où la croix remplace l'arbre de la liberté abattu ; ils continuent leur marche sur Cantalice, dont la population, poussée par le D'"Cantalini, s'enrôle dans leurs bandes. A Lisciano, àPaterno, à Poggio Bartone, àMorro, àLabro,lesMassesde l'archiprêtre sont accueillies avec le môme enthousiasme et reçoivent les mêmes renforts. Gomme les Français ont profité de son départ pour occuper Greccio le 3 février', il revient sur ses pas, franchit le Velino et tombe sur les Français au moment oii ceux-ci tentent un coup de main sur Gottanello^ : pris entre deux feux par les défenseurs du village conduits par Grimani et les bandes sauvages de l'archipretre, ils s'enfuient en laissant deux cents hommes sur le carreau. Pour leur couper la retraite sur Terni, Tiburzi se dirige par Greccio et Moggio sur Ponte-Regolatore, occupe Piediluco et soulève le pays jusqu'à l'Arrone, où l'archipretre Francesco Arcangeli l'accueille avec cordialité, et où il installe un poste commandé par Saverio et Paolo Arcangeli, ses deux frères. Après y avoir demeuré huit jours, il poursuit sa marche en avant, s'empare de Monte Franco, de l'abbaye de Ferentillo, chasse les Français de Papignano, où il installe son lieutenant Laurento Laurenti avec cinq cents hommes ; enfin il se rabat sur la route de Rome, bat les patriotes à la Memoria di Papa Urbano, à Somma, à Strettura, où il prend trois pièces d'artillerie légère.

La campagne de Riéti est en feu : Deguercy, qui com-

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