‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 447 sur 579 · RÉVOLTE D ORVIETO · texte numérisé non relu

RÉVOLTE D ORVIETO

évacue Gorese, pour le rallier, bien qu'il ait été informé par l'édile de Casemorte que les brigands emprisonnent les autorités et assassinent les patriotes ^ Pris de peur, le Quirinal fait un nouvel effort, envoie une colonne en Sabine, qui est victorieuse à Subiaco^ et autorise le commandant de Riéti à prendre l'offensive contre les assiégeants : Città Ducale est occupée et Santa Rufma brûlée (20 mars) 3.

Mais ce double succès ne doit pas, ne peut plus l'aveugler : l'insurrection est partout vivace, partout acharnée : c'est bien la lutte à mort partout entreprise contre un gouvernement rapace et sectaire. Sur l'autre versant de la montagne, les Marches commencent à remuer: en même temps que Fumone^, on l'a vu tout à l'heure, Apiro et Cingoli s'insurgent^. Enfin, sans sortir de la région apennine, les pays du Trasimène, à peine remis de l'insurrection du mois de mai, voient renaître une agitation dangereuse : si Città di Gastello, après une courte rébellion, se soumet aux autorités régulières, au début du mois de mars^, de l'autre côté du lac, une insurrection beaucoup plus grave éclate autour d'Orviéto^, etGrabowski, envoyé pour la réduire, est obligé, le 17 mars, de battre en retraite sur Montefiascone, puis sur Gelleno. Si la révolte semble s'apaiser en Sabine, elle paraît donc s'éveiller dans le Trasimène au moment où elle couve un peu partout : la situation politique de la Montagne n'est guère rassurante.

Inutile, après cela, d'insister longuement sur la situation administrative de cette contrée : c'est, au reste, la môme lutte qu'elle révèle contre le régime

i. Godard aux consuls, 14 mars {Archivio, 40).

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