Cf. infrà
un
jacobin, lutte sourde cotte fois, paperassière, légaliste, mais lutte obstinée, lutte sans lin, lutte à mort.
Tantôt ce sont les citoyens eux-mêmes qui tâchent, par leurs seules forces, d'échapper à l'étreinte jacobine : et ce sont alors d'innombrables requêtes où ils protestent qu'ils sont taxés trop fortement par les contributions et les emprunts forcés*, oîj ils réclament des indemnités pour les pertes que leur a fait subir la démonétisation des cédules^, ou pour les dommages que les Napolitains leur ont causés*. On demande souvent que les créances des particuliers sur l'Etat compensent les dettes qu'ils ont envers lui : Carlo Baduel, imprimeur et libraire à Pérouse, créancier de la commune, du département et de la République, propose qu'on lui abandonne, en échange de ses droits, la maison où il demeure : c'est une propriété nationale'*; de même, Ameneo Galeotti, propriétaire de la monnaie de Gubbio, qui appartient à sa famille depuis plusieurs siècles, avoue sans détours le droit de monnayage que lui réclame la municipalité (du 26 termifero IV au 26 ventôse VII \ ses ateliers ont été rouverts) ; mais il a avancé plusieurs milliers d'écus à la commune, et il refuse de payer''.
Tantôt ce sont les administrations constituées qui luttent elles-mêmes pour conserver au pays qu'elles dirigent leurs ressources^. Plus résolument encore que par le passé, elles disputent à la rapacité consulaire les revenus locaux^ ; elles mettent, à se défaire des biens
1. Reali à Assise, 27 glaciale, Mandiiifoite ; Ruggiero Valle, 4 piovosc (Archivio, 217). Orazio Bonaiiii, 29 nivôse ; les curés du Trasimène, 19 venloso (Archivio, 278. Cf. aussi 282, pnsaim).
2. Domeiiico Palchelti al hujiort, 14 piovoso {Archivio, 278).
3. Salvator Bartolomei de Foligno. Centrale du Clitumno au ministre des Finances, 24 piovoso (Archivio, 220).