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Collez ione, IV

464 CONCESSIONS DE BERTOLIO

sera même loisible d'acheter comptant une partie des terres conventuelles pour une valeur égale ou inférieure à la moitié de cette dot.

Mais il est clair qu'aiin de prouver son impartialité il fait des concessions à l'opinion romaine : il espère ainsi se la concilier. Le 15 avril, il conserve, au moins à titre provisoire, les deux monastères des Chartreux Trisulti et de Casamara'; le 20, il rétablit les postes sur l'ancien pied^ ; le 26, il décide que des indemnités en biens nationaux seront accordées à ceux qui auront soutîert de l'invasion napolitaine"*. Au moment où l'on apprend à Rome la retraite de Macdonald, les mesures pacificatrices se multiplient. Le 6 mai, sur cette considération philosophique autant qu'opportune que les révolutions entraînent fatalement après elles des délits qui, en d'autres circonstances, ne se seraient évidemment pas produits, Bertolio accorde une amnistie générale pour tous les faits advenus depuis le 5 glaciale jusqu'à ce jour, les chefs d'insurrection demeurant exceptés ainsi que les assassins, les voleurs des deniers publics et les émigrés^. Le 7 mai, il décide que le serment civique ne sera plus exigé ^, alors que le 23 avril encore on tourmentait tous les fonctionnaires publics pour le leur imposer, jusqu'aux employés et domestiques des hôpitaux*'. Le 8 il place sous la protection du consulat « tous les objets d'art existants dans les temples « et les lieux pies supprimés, tels que les dorures, « métaux, marbres, colonnes, dépôts, peintures etscul- (( ptures de toute sorte'^»; en un mot tout ce que, depuis un an. Français et Romains pillent et se partagent ; le 17 enfin, il dissout la commission militaire

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