Florence. Fantosini
saint Alphonse de Liguori, intitulé : les Gloires de Marie.
L'invasion française survient, qui surexcite cette reli-li gion populaire : les idées impies des philosophes ont blessé déjà ces populations pieuses, et voici que les mesures persécutrices des Jacobins les meurtrissent e les bafouent : on ferme les églises, on supprime leS; couvents, on vend les uns, on dépouille les autres, oni contraint les religieuses à monter la garde, et on abreuvé; d'outrages le vicaire de Jésus-Christ. Les miracles du mois de juillet 1797 se sont produits ici comme ailleurs : à Florence, la Madone de la Conception ; à Prato,ii la Madone du Lis ; à Certaldo, la Madone del Picchio ; à Sienne, la Madone Addoiorata ; à Montalcino, la Madone des Blanchi ont versé des larmes ou remué les yeux ' Il A Arezzo, en 1796, on a découvert dans une grange appartenant aux Camaldules- l'image d'une Madone,— qui a fait cesser les tremblements de terre dont la villeil était agitée, et la reconnaissance populaire voulut que l'image sainte fût vénérée dans un sanctuaire digne d'elle : le peuple décida d'ajouter au dôme une grande chapelle où elle serait à jamais conservée et que l'on orna, à dessein, des plus merveilleuses terres cuites^ d'Andréa délia Robbia^. La nouvelle d'une autre faveur de la Madone à sa ville aimée d'Arezzo, — pour extraordinaire qu'elle pût paraître, — n'avait donc, aux yeux des Arétins, rien que de très vraisemblable : le plus grand nombre d'entre eux était trop pénétré de dévotion''^ mystique pour la rejeter comme une fable; et^
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