Séché, I
2. Cette phrase n'est pas extraite textuellement du discours de l'Aurora: ells n'sume un long développement.
3. Sèche, I, p. 3, 12. Le 3 nivôse, dans un autre discours, l'Aurora proteste contre l'idée de donner Rome au duc de Parme: il veut que Ton lasse de Gasiro, Ronciglionc, Civita Vecchia, — sou» sa direction, bien entendu, — une petite république patriote : avec du couraf/e, des mtnur.s et de la vertu, nous détruirons dani très peu de temps les maisons de Toscane, de l'an'ne et de Naples.
4. Malamani, / Francèsi a Vcnesia e la salira, III, 65» — Marcianu, Mlscdlan.,
h6 LES JACOBINS A ROME
Le groupe des jacobins que surveille la police Pie VI n'est pas, ainsi que le groupe milanais, dominé * par l'idée nationale : le philosophisme exerce plus d'action sur les hommes qui le composent et les séduit davantage par ses tendances réformistes et son inspiration anti-chrétienne: ce sont des savants, des médecins, de grands seigneurs beaux esprits et mécontents, tous prétentieux et avides, au demeurant peu nombreux. Nicolas Corona prétend que si, après le 15 février, il se dt^couvre sept cents patriotes « martyrs « de la lyranie papale », soixante-huit seulement ont efficacement travaillé à sa ruine ' : les deux princes Santa Croce, Luigi et Francesco ; le prince Spada, le duc Bonelli, le duc Sforza Cesarini, le marquis Vivaldi; Ennio Visconti et Ganova, les deux frères Piranesi, l'abbé Pezzuti, l'accoucheur Angelucci, le banquier Gastelli, quelques autres encore, voilà les plus connus parmi les partisans des idées françaises; ils s'appuient sur une population misérable, aux yeux de laquelle ils font miroiter l'appas du pillage : « Nobles et riches (( commencent à partir, écrit-ou, de Rome à Belmonte, u ministre cisalpin en Toscane, le 30 décembre 1797: « on craint à chaque instant une insurrection popu- « laire à cause du pillage » ; et l'on verra, par la suite de cette histoire, combien ces craintes sont justifiées. Si les chefs jacobins n'y paraissent pas sensibles, c'est peut-être qu'ils les mesurent: les longs profits du pouvoir compenseront les dommages d'un jour qu'entraînera la révolution.
On conçoit que l'union se soit établie sans peine entre Milan et Rome-; on constate, en elïet, un paral-
1842, fasc. 15. — Franchetti, Dell' imita italiana net 1799 {Nuuva An(olo(/ia, 1 aprile 1890, p. 411).