‹ Le regime jacobin en ItalieChapitre 71 sur 579 · JUILLET-DÉCEMBRE · texte numérisé non relu

JUILLET-DÉCEMBRE

lélismc parfait entre les agressions cisalpines dans les Marches et les complots jacobins à Rome.

Dans les Marches, les Cisalpins spéculent sur l'importance stratégique d'Ancône comme base offensive dans l'Adriatique' et les mers du Levant, et sur l'intérêt qu'à Bonaparte, en vue de ses projets ultérieurs, à s'y assurer un établissement solide : le 29 septembre', il en augmente la garnison d'un bataillon polonais; le 21 octobre il y fait passer d'autres troupes encore '^ et les fait appuyer par deux autres bataillons polonais'', envoyés le 15 novembre à Césène et à Rimini.

La présence de ces troupes paralyse les soldats du Pape, elle accroît l'ardeur des patriotes. Depuis le mois de juin, ils ont arraché au gouverneur l'autorité effective ; le 19 novembre, ils organisent une petite émeute et proclament la République Anconitaine''. Quelques jours plus tard, comme un détachement polonais traverse Chiaravalle, la même comédie recommence, l'arbre de la liberté est planté ; les autorités pontificales se retirent. Pour la seconde fois, la même comédie se renouvelle, le l*"" décembre, à Senigallia : cinq cents Français y passent, allant à Rimini; quelques Cisalpins, prétextant la peur que les Papalins leur inspirent, prient le commandant d'entrer dans la ville, et le commandant y consent; les démocrates sont assurés maintenant que les Papalins n'oseront plus se défendre; au lever du jour, ils plantent un arbre de la liberté. Le

d'une révolte concertée dans les Marches, à Péronse et peut-être à Viterbe (Alï'étranp. Correspondance, Rome).

1. Cf. Bellaire (J.-P.), Rapport sur la situalion et la défense des côtes de la rive droite de L' Adriatique (Rennes, 1816). — Valussi, Adrialico in relazione ai/li interessi nazionali d'Jlalia (Udine, 1871, in-8). — Napoléon \, Correspondance, ïWAQ'i, 432, 440.

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