‹ Le régime pharaonique dans ses rapports avec l'évolution de la morale en Égypte (volume 3)Chapitre 86 sur 182 · L. D., II, 2 B · texte numérisé non relu

L. D., II, 2 B

5 Palette de Nar-Mer (Quibell, 1900-1902, ///erarr5/?po/<s, pi. 29, p. 10; y^'.Z., XXXVI, 81-84, et pi. 12-13 : Naville, R^ Tv., XXI, 1899, p. 118-121 ; Le dieu de l'oasis, p. 3, fig. ; Piehl, Sphinx, III, 184-185; Maspero, R. Crit., 1901, I, 385; Capart, Débuts de l'art, fig. 67).

6 Boucliers votifs et massues d'Hiéracônpolis et d'Abydos, fragments de poteries diverses (Petrie-Quibell, Nagadah, 1896, 67; de Morgan, Recherches, 1896-97, pi. 2-3; Pétrie, Roijals tombs, 1900, I, 7, 22; II, 7, 10; Abydos, 1902-1904; Quibell, Hiéracônpolis, pi. 19,26; Journ. of. Anthr^opological Institute, 1900; Spiegelberu, M. Z., XXXV, 7-H; Cf. : Capart, Fête de frapper les Anou,\). 12-13 [Rev. Hist. Rel, XLIII, 1901) ; Torr, Prétendus navires égypt. (Anthropologie, IX), Legge, Carved Slates, 1900 {Pr. S.B.A.,'KXM p. 123-139, 9 pL): Loret, Les enseignes militaires, 1902; Horus-le-Faucon, 1903; Quelques idées (Rev. Eg., 1904, XI), fig. 7-23, 49-80; Totémisme, 1906; et les histoires, citées SM/jm, p. 153, n. 1).

^ Loret, Les enseignes militaires des tribus et les symboles hiéroglyphiques des divinités (Rev. Eg., 1902, X); Le mot aat {ibid., p. 7).

* Poème de Pcntaour,\. 17-18 de l'inscr. de Louqsor (R. Tr.,\, 4; Bev.Eg., IV, 191).

avec lui. une efficace protection; jusqu'au bout son enseigne l'encouragera à combattre pour défendre son dieu et, avec son dieu tout ce qu'il symbolise, culte, civilisation, patrie.

Ainsi associée en fait à la guerre dès les origines, la religion égyptienne ne la condamnait pas en théorie. Elle s'en accommoda tout d'abord, en tira profit même, accepta les victimes et les richesses qu'elle lui fournissait, la légitima par ses enseignements, et ne réagit sur elle, pour en tempérer les horreurs, que par une répercussion indirecte des changements dans les idées amenés par son évolution intérieure.

Les plus anciennes guerres dont les Egyptiens conservaient la mémoire sont les guerres des dieux soit contre les hommes, soit entre eux * .

La légende de la guerre des dieux contre les hommes a laissé de nombreux vestiges dans les allusions au rôle destructeur de Sokhmit, déesse belliqueuse qui est en elfet l'auxiliaire de Râ dans cette guerre ^ Les tombeaux de Séti P'"et de Ramsès III, à la Vallée des rois donnent un récit suivi de la destruction des hommes. En ce temps là, raconte la Chronique de R(P, la Majesté de Rà régnait sur les dieux et les hommes. Or, profitant de la vieillesse du dieu-roi, les hommes se mirent à murmurer et à comploter (1. 1-2). Kà réunit les dieux en secret, leur exposa ses griefs et avec eux décida l'extermination de l'humanité (1. 3-Î2). Hâthor-Sokhmit, chargée d'exécuter la sentence, s'en acquitta avec fureur et pend ail t un long laps de temps versa des flots de leur sang (1. 12- 15). Mais enfin Râ se déclare satisfait et jure de ne plus tuer les hommes (1. 20-21). Cependant Râ se repent : une douleur cuisante le tourmente ; il se lasse du voisinage des hommes et prend ses mesures pour quitter la terre. Avant qu'il parte, les hommes, les

1 Dans la iiiythnlngie grecque, la guerre de Jupiter contre les Titans et celle qu'il soutint contre les Géants correspondent assez bien à ces deux épisodes de la mythologie égyptienne.

2 Comme Minerve l'ut celle de Jupiter contre les Géants.

3 Hypogées royaux de Séti I, pi. 15-18, et de Uanisès 111, pi. 2-5 (Lefkbure, M. M. C, II-IH: jE. Z., 188?,, p. 32-33: Iîkhgmann, //. /., pi. 7b-82, p. 5b-56; Naville, Destruction, Tr. S.B.A., IV, p. 4-12: Reliyion, 190fi, p. 178-185; Brugsch, Neue Weltordnung , 1805; Lauth, Aus. yEg Vorseit; Maspero, H. Or., I, 164-107; Wieuemann, Religion, p. 32-38).

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