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mais non fétide.
VPOTre.
Le 15 janvier 1938, il entre à la Pitié pour un syndrome pulmonaire aigu, à la suite duquel il se met à cracher avec une abondance extrême (plus de 100 cc.).
L'hôpital nous l'envoie, le 3 mai 1938, et à son arrivée à l’Asile, on constate :
— Une expectoration de 150 cc. par jour, en trois couches égales, très abondante le matin, d'odeur fade,
— Une toux fréquente.
— Une flore microbienne banale dans les crachats, sans bacilles de Kocu.
— De nombreux râles ronflants et sibillants, disséminés dans les deux champs pulmonaires. |
— Enfin, la radioscopie montre un sommet gauche s’éclairant mal à la toux, un aspect scléreux du poumon, des hiles empâtés, présentant des traînées de péribronchite et de nombreuses calcifications. La radiographie confirme ces indications. |
— Les autres appareils sont sensiblement normaux ; le Wasserman est négatif.
Nous instituons le régime sec le 5 mai 1938, et nous interdisons toute boisson pendant huit jours ; la quantité d'urine tombe à 700 cc. en même temps que le taux
d'expectoration diminue rapidement jusqu'à 25 ec.
Le huitième jour, nous élargissons le régime, et nous permettons 200 cc., puis 500 ec. de boisson par jour ; le seizième jour, nous avons la surprise d'apprendre que le malade n’a pas expectoré le moindre crachat depuis 24 heures. La quantité d'urine est alors de plus d'un litre par jour.
Le vingt-troisième jour, nous rétablissons un régime alimentaire normal, sans que l'expectoration réapparaisse (10 cc.). Il n’y a eu aucun incident de traitement ; l'amaigrissement n’a été que de 600 grammes.
OBSERVATION II (Figure 2)
M. Henri V.…., âgé de 35 ans, journalier, crache abondamment depuis 10 ans. Il a eu une congestion pulmonaire à 20 ans et une pleurésie sèche à 33 ans, suivie d’une congestion pulmonaire, et il n’a pu, depuis longtemps, fournir un travail suivi.
Le 19 mai, il nous est envoyé « en convalescence » par un hôpital de Paris ; il présente à l’examen, à son
arrivée : S
— Une expectoration en trois couches, principalement liquide, de plus de 150 ce. par jour, avec des paroxysmes dépassant 300 cc. par jour ; expectoration très abondante le matin au réveil, à odeur caractéristique de plâtre frais.
— Une toux fréquente.
— Pas de bacilles de Kocx, mais une flore banale dans les crachats. — Des ronchus et des sibillances dans les deux champs pulmonaires:
— La radioscopie montre des sommets s’éclairant bien à la toux, des sinus libres, des poumons clairs sans lésions parenchymateuses, mais des hiles chargés ; la radiographie confirme ces indications, et dénote des hiles denses, empâtés, d’où partent des traînées accentuées de péribronchite.
— Les autres appareils sont sensiblement normaux.