‹ Le règne animal distribué d'après son organisation (volume 2)Chapitre 10 sur 86 · DEUXIEME ORDRE DES GASTEROPODES · texte numérisé non relu

DEUXIEME ORDRE DES GASTEROPODES

LES NUBIBHANCHES (1). ^

Ils n'ont aucune coquille, ni cavité pulmonaire; mais leurs branchies sont à nu .^ sur quelque partie du dos ; ils sont tous hermaphrodites et marins; souvent ils nagent renversés, le pied à la surface concave comme un bateau, et s'aidant des bords de leur manteau et de leurs tentacules comme de rames.

Les DoRis (S) (DoRis. Cuv.)

Ont Fanas percé sar la partie postérieure du dos , et les Branchies rangées en cercle autour de cet anus , sous forme de petits Arbuscules , composant tous ensemble une espèce de fleur. La bouche est une petite trompe située sous le bord antérieur du manteau , et garnie de deux petits tentacales coniques. Deux autres tentacules en forme de massue , sortent de la partie supérieure et antérieure du manteau. Les organes de la génération ont leurs ouvertures rapprochées sous son bord droit. L'estomac est membraneux. Une glande entrelacée avec le foie , Tcrse une liqueur particulière, par; un trou percé près de Fanus. Les espèces sont nombreuses, et cpielques-unes dcTiennent assez grandes. On en trouve dans toutes les mers. Leur frai est en forme de bandes gélatineuses, répandues sur les pierres , les y arecs (S).

(1) Mes qaatre premiers ordrei sont réunis, par de Blainville , en ce quMl nomme une sous-classe , et il les désigne par un titre de Pakacéphalophobes monoIqdcs^ De mon ordre des Nudibranchts , il en fait deux dans le premier (ses Ctclobbanchks) , il place les Doris et genres analogues ; dans le second (ses Poltebanches) , sont les Tritonie9 et les genres qui les suivent , qu*il divise en deux familles selon qu'ils ont deux ou quatres tentacules.

(9) Nom employé d*abord, par Linnœus^ pour un animal de de genre, mais quMl caractérisait mal , étendu ensuite à presque tous les Nudibranches par Alùlleret Gmelin; restreint par moi à sa première signification.

(3) Espèces à manteau ovale, débordant le pied : Doris verrucoêa, L. Cuv. Ann. du Mus. IV , Lxxiii, 4, 5; — Doria argo, L. Bobatsch, Anim. Mar. V, 4, 5; — Doris obvslata , Mûll. Zool. dan. XLVII, 1,2;— Doris fusca, id. ib. LXVII, 6-9 ; — Doris slellata, Bommé, Act. Fless. I, m, 4j — Doris pHoxa, Mûll. Zool. d. LXXXV, 5-8; — D, Icevis , id.ib.XLVII,3-5; — Z).mttr»coto;id. LXXXV, 2-4; — Z>. <i*6crcw/ato, Cuv. Ann. du Mus. IV, Lxxiv, 5 ; — Z). limbala , ib. id. 3 ; — Z). solea , id. ib. 1 , 2 ; — D» scabra id. ib. p. 460 ; — />. maculosa id. ib. ; D. tomenlosa, id. ib. ; — D. nodosa, Montag. Trans. Lin. IX , VII , 2; — />. marginata , Linn. Trans. VII, vu, p. 84 ; — D. nigricans, Otto. Nov. act. nat. cur. XI, xxxviii , 1 ; — D. setigera, Rapp. Nov. act. nat. cur. XIII, part, ii , pi. iXYi, f. 1 ; — />. graudiflora, id. ib. xxvu, f. 3 ; — />. tigrina, Sav. gr. ouv. d'EJg. gasterop. pi. 1, p. 3 ; — D. concentrica, ib. f. 5 ; — D. ntarmorata, ib. f. 6, etc.

Espèces prismatiques , à manteau presqu^aussi étroit que le pied : Doris lacera, Cuv. Ann. du Mus. IV, lxxui, f. 1 et2 ; — Z>. atromarginata , id. ib. lxxiv, 6 ; — D. pustulosa, id. ib. p. 473; — />. gracilis, Rapp. Nov. act. nat. cur. XIII, part. 2 , pi. xxvu , f. 10.

Koyes aussi Van Hassclt, Bullet. univ. 1824, oct. Zool. p. 235.

Les Onchibokes, Blalnr.

Ne diffèrent des Dorîs que par récartement de leurs organes des deux sexes , dont les orifices sont mis en communication par un sillon creusé le long du côté droit, comme dans les Onchidies (1).

Les Ploc^kocèees , Leuckard.

it tous les caractères des Onchidores , et de plus le bord antérieur de leur manteau est orné' de nombreux tentacules branchus (â}«

Les PoLTckais (Poltckra. Cut.)

Ont les branchies comme les Doris, sur l'arrière du corps, mais plus simples , et suivies de deux lames membraneuses qui les recouvrent dans les moments de danger ; en avant de deux tentacules en massues , pareils à ceux des Doris , elles en portent* quatre et quelquefois six autres , simplement pointus (3).

• Les Teitonus (Teitoiiia. Cuv.)

Ont le corps , les tentacules supérieurs et les organes de la génération comme les Doris , mais Tanus et Torifice de la liqueur particulière sont percés à droite , derrière les organes de la génération : les branchies , en forme de petits arbres , sont rangées tout le long des deux côtés du dos, et la bouche, garnie de larges lèvres membraneuses, est armée en dedans de deux mâchoires latérales, cornées et tranchantes , semblables a des ciseaux de tondeur.

Nous en avons une grande, couleur de cuivre, le long de nos côtes {TritoniaHombergii, Cuv.)» Aon., du Mus., I, xxxi, 1, 3, etJourn., de Phys., 1785, octob., pi. II.

Il y en a aussi beaucoup d^espèces très variées pour la taille et les formes de leurs branchies (4) ; plusieurs sont fort petites (ô).

Les TsÉTBTs (Thbthts. Lin.) (6)

Ont tout, le long du dos deux rangées de branchies en forme de panaches , et sur la tète un très grand voile membraneux et frangé , qui se

(1) Onchidora Leachii, BlainT. Malac. pi. xlvi, f. 8.

(2) Plocamoceros ocellatus, Leuckard, ap, Ruppel, invert. pi. 5, f. Z.

{S) Doria quadrilineata, HûU. Zool. dan. I, xtii, 4-6, et mieux ib. cxxxtui , 5-6 ; — Doriê comuta, ib. cxlv, 1, 2, 3; — Dori^flava, Trans. Soc. Linn. VU, vu, p« 84; — Poiycora lineata , Riftso. Hist. nat. mér. IV , pi. 1 , f. 5.

(4) Telles sont Trit. ele^ana, De»cr. de TEg. Zool. gastér. pi. 2,f. 1 , — Trit, ruhra, Leuckard, ap. Ruppel , invert. pi. 4, f. 1 J — Tr» glauca, ib. f . 2 ; — T. cyanobran^ chiaia, ihff. 3; — Tritonia arborescetu, Cuv. Ann. du Mus, VI, lxi, et trois autres au moins très voisines; — Doriê arboreaçena , Strœm. Act. Hafn. X, v, 5 , — Doriê fron^ doêa y Ascan. Act. Tronth. Y , v , 2 , et Doria cervina , Bommé , Act. Fless. I , m , 1 .

(5) Doria coronata, Bommé, ib. et Doria pinnaiifida ^ Trans. Linn. VII , vu , qui en e^t très voisin ; — Doria fimbriata, Mûll. Zool. dan. cxxxviii, 2, et probablement Doria clavigera, Mûll. ib. XYIl , 1-3. Peut-être faul-il encore rapporter à ce genre le Doria lacera, Zool. dan. cxxxvin, 5, 4.

(6) De àa3i^ù3-^ nom employé par les anciens pour désigner les Ascidies ; Linnwus l'a détourné pour ce genre.

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recourbe en se raccourcissant sous la bouche. Celle-ci est une trompe membraneuse , sans mâchoires : il y a sur la base du voile deux tentacules comprimés, du bord d'esquels sort une petite pointe conique. Les orifices de la génération , de Tanus et de la liqueur particulière , sont comme dans la Tritonie. L'estomac est membraneux et Finteslin très court.

Nous en avons, dans la Méditerranée, une belle espèce crise, tachetée de blanc (Thetis fimbria, L.), Cuv., Ann. du Mus., Xll, xxiv (1).

Les ScTLLÉEs (ScTLUBA, Liu.)

Ont le corps comprimé , le pied étroit et creusé d'un sillon pour embrasser les tiges des fucus ; point de voile ; la bouche comme une petite trompe ; les orifices comme dans les Théthys ; les tentacules comprimés , terminés par un creux d'où sort une petite pointe a surface inégale, et sur le dos deux paires de crêtes membraneuses , portant à leur face interne, des pinceaux de filaments qui sont les branchies. Le milieu de l'estomac est revêtu d'un anneau charnu , armé en dedans de lames cornées et tranchantes comme des couteaux.

Il y en a une espèce (Scillœa pelaffica, L.), Cuv., Ann. du Mus., YI, lxi, 1,3, 4, commune dans le fucus natans de presque toutes les mers.

Les Glauccs (Glaucus. Forster.)

Ont le corps long, les orifices de l'anus et de la génération comme dans les précédentes, quatre très petits tentacules coniques, et de chaque côté trois branchies , formées chacune de longues lanières disposées en éventail, qui leur servent aussi à nager; ce sont de charmants petits animaux de la Méditerranée et de l'Océan , agréablement peints d*azur et de nacre , qui nagent sur le dos avec une grande vitesse. Leur anatomie ressemble beaucoup à celle de la Tritonie \ les espèces n'en sont pas encore bien dis» tinguées (â).

Les Laniogères (Laniogeeus. Blainv.)

Ont de chaque côté deux séries de petites lames finement divisées en peignes , et qui sont leurs branchies. Leur corps est plus court et plus gros que celui des Glaucus; mais ils ont de même quatre petits tentacules (Bj.

Les EouDES (EoLiDu. Cuv.)

Ont la forme de petites Limaces , avec quatre tentacules en dessus et deux aux côtés de la bouche. Leurs branchies sont des lames ou des feuilles disposées comme des écailles plus ou moins serrées des deux côtés de leur dos.

(1) Je pense qne les difTércnces aperçues entre le Thethya fimbria , Bohotsch. Anim. mar. pi. Y, et le Thethys leporina, f ab. Golumu. aq. pt. xxvi y ne tienaeut qu*au plus ou moins de conservation des iudividus.

(2) Doris radiata, Gm. Dup. Traiis. Phil. LUI , pi. m; — Scylfée nacrée , Bosc, llisl. des Vers; — Glaucus atianlicu$, Blumenb. fig. d^Histoire naturelle, pi. 48, et Manuul, trad. fr. II, p. 23; Cuv. Ann. du Ittus. \I ,lxi, 11;Péron, Ann. du mus. XV, ut ,9.

(3) Laniogûntê Elfortii, Blainv, Malac. pi. xlvi , f. 4.

Il y en a dans toutes les mers (1).

Les Cayolinis (Cavouha* Briigaière.)

Ont , avec les tentacules des Solides, les branchies en forme de filets , disposées par rangées transversales, sur le dos (2).

Les Flabellinss. Guy.

Toujours avec les tentacmles des précédentes ; ont les branchies composées de filets rayonnants, portés par cinq ou six pédicules de chaque côté ; elles tiennent de près aux Glaucus , et , en général , tous les Nudibranches à branchies situées sur les côtés du dos , en sont fort voisins (8).

Les TuoiFBS, Cuv.

Avec la forme des Bolides et deux tentacules seulement , portent le long de chaque côté du dos, une rangée de branchies cylindriques, terminées chacune par un petit suçoir, et pouvant leur servir de pieds pour marcher sur le dos.

Ceux qu'on connaît sont fort petits (4).

Les fiusiRis, Risso.

Ont, avec un corps oblong, à dos convexe, deux tentacules filiformes, et derrière eux , sur la nuque, deux branchies en forme de plumes (5)*

Les Placobraiicibs ( Placobbanchus. Van Hasselt.)

Ont deux tentacules et deux lobes labiaux ; tout le dos , élargi par ses bords , est recouvert de stries nombreuses et rayonnantes , qui sont ses branchies. Dans Tétat ordinaire , les bords élargis du manteau se relèvent et se croisent l'un sur l'autre pour former une enveloppe aux branchies, qui se trouvent ainsi comme dans un étui cylindrique.

Ce sont de petits Mollusques de la mer des Indes (6).

(1) DorU papiUosa f Zool. dan. cxlix, 1-4; Z)ort« bodoenais, Gunner. Act. Hafn. X, 170 ; — Dorii minima, Forsk. le. zxvi, H; — Dort» fasciculatOy id. ib. G.; — Dort» branchiali», Zool. dan. cxlix, 5-7; — Dort» cœrulea, Linn. Trans. YII , vu, 84; — Eolidia histrix, Otto. Not. act. nat. cur. XI, xxzviii, 2, etc.

(â) Dort» peregrina , Gm. CaTolini , polyp. mar. VU, 3; EoUdea annulicomi», Ghamisse, NoT. act. nat. cur. XI , part. 3, pi. zxiv, f . 1 : — Dort» longicomi», Trans. Linn. IX, VII, 114?

iV. B» II ne faut pas confondre ce genre avec la Cavoline d*AbLldgard , qui est YHyaU»

{Z)Dori»affini»,, Gm. GaTol. polyp. mar. VU, 4. * (4) Limax tergipe» , Forsk. XXVI , £. ou Dort» lacinulata, Gm; — Dort» maculata, Linn. Trans. VII , vu, 34 ; — Dori»pennata, Bommé, Act. Fless. A, lu, 3?

!5) Bu»iri»gri»eu», Risso, Hist. nat. mar. IV , pi. 1 , f. 0. 6) L*espèce connue (Placobranchu» Ha»»elti, ^oh.) a les stries branchiales yertes, et le corps gris-brun, semé de petits ocelles. Van Hasselt , Ballet, univ. 1824, oct. p. 240. Quoy et Gaymard l*ont trouvée aux iles des Amis.

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