QUATRIEME ORDRE DES GASTEROPODES
LES TECTIBIUIf CHES (ô)
Ont les branchies attachées le long du côté droitou sur le dos, en forme de feuillets plus ou moins divisés , mais non symétriques ; le manteau les recouvre plus ou moins , et contient presque toujours, dans son épaisseur, une petite coquille. Ils se rapprochent des Pectinibranches par la forme des sorganes de
(1) Phyllidia tnlineata, Sâi, III, 1 , 10; Cut. Ann. du Mu«. V, XTin, 1 ; et Zool. du Voyage de Frcycin. pi. 87 , f . 7-10; — Ph, ocellaia, Guv. ib. 7 ; — Ph. pusiulota, id. ib. 8 , et quelques espèces nouTelles.
(9) DiphylUdia Brugmansii , Cuv.; — DiphyU. Lineata, Ollo. I^ot. act. nat. cur. X, yii, ou Plêurih-phyllidia , Meckel, Arch. allem. VIII, p. 190, pi. 11, celle Cbiaie, lém. X,lâ.
§L^. B, La Linçuelle d^lfort , BlaiuT. Malac. pi. xltii , f. 2 , ne nous parait point difie- 'rcnte de notre première espèce.
(o) M. De Blainville a donné à. cet ordre le nom de Momopliuiobiakcbes.
la respiration^ et vivent^ comme eux, dans les eaux de I mer; mais ils sont tous hermaphrodites , comme les Nudibeai CUES et lesPuLXONÉs.
Les Plecrobrauches (Piburobranchvs. Cuv. )
Ont le corps cgaleraent déborde par le manteau et par le pied, eoinii] 8*il était entre deux boucliers. Le manteau contient, dans quelques espèce nne petite lame calcaire , ovale ; dans d'autres , une lame cornée ; il ei ëcbancré au-dessus de la tète. Les branchies sont attachées le long du côl droit, dans le sillon entre le manteau et le pied, et représentent une séri de pyramides divisées en feuillets triangulaires. La bouche , en forme d petite trompe, est sunnontée d'une lèvre échancrée, et de deux tentacule tubulcux et fendus ; les orifices de la génération sont en avant , et Fani: en arrière des branchies. Il y a quatre estomacs, dont le second est charni] quelquefois armé de pièces osseuses , et le troisième garni , à Fintérieu] de lames saillantes, longitudinales; Fintestin est court.
11 y en a diverses espèces dans la lléditerranée aussi bien que dans FOcéai dont quelques-unes grandes et de belles couleurs (1).
Les Plsurobrakchjca 9 Meckcl. (Pliurobranchiditjm. BI.)
Ont les branchies et les orifices de la génération placés comme dans le Pleurobranches; mais Fanus est au-dessus des branchies; les rebords d manteau et du pied ne font que peu de saillie, et, sur le devant du manteau sont quatre tentacules courts, distants, faisant un carré qui rappelle I disque antérieur des Acères. Je ne leur trouve qu'un estomac , qui n'es qu'une dilatation du canal , à parois minCes. Un organe glanduleux tré divisé s*ouvre derrière les orifices génitaux ; ils n'ont point de vestige d coquille.
On nVn connaît qu^un , de la Méditerranée ; ( Pleurobranehœa MeckelH) Levé , Diii.y de pleur., 1813 (2). '
Les Apltsies (3) (Aplysia. Lin.)
Ont les bords du pied redressés en crêtes flexibles , et entourant le dos à toutes parts , pouvant même se réfléchir sur lui ; la tète portée sur un coi
(1) rieurobranchu» Peronii, Cuv. Ann. du Mus. V. xviii, 1,2; — PL tuberculahu Meckel, morceaux d*onat. comp. I , y, 53-40; et quelques espèces nouvelles telles qu Pleur, oblonguMf Dcscr. deTEg. MoU. gaster. pi. 3 , f. 1 ; — PL auraniiacus, îd. Risse Hist. nat. mer. IV, pi. i , f. 8; — PL lunicepa, Cuv. ; — PL Forskalii, Forsk. pi. xxviii et Leuckard , ap. Ruppel. An. invert. pi. v ; — PL citrinuê, ib. f. 1.
Le genre Lamkllaru, Blontag. Trans. lian. XI, pi. xu, f. 3 et 4 , ne me paratt diffère des Pleurobranches par rien d^essentiel , non plus que celui des Bkrtoellks , Blainv. Malac pi. XLiii , f. 1 . On distingue seulement ce dernier , parce que le manteau n*est pas échancr an-dessus de la tête, comme dans beaucoup de Pleurobranches. Le PL oblongus y tip^ tiendrait et même le PL luniccp»,
(9) C*est le i^enre Pleurohranchidi» de Blainv. Malacol. pi. XLiti, f. 3; mais non p^ comme il le croit , le Bhurobranchus tuberculatus de Meckel.
(3) krhfcix qui ne peut se nettoyer ; nom donné par Aristote i quelques Zoophytea
GASTÉROPODES TECTIBRÂNCHES. 37
plus OQ moins long, deux tentacules supérieurs et creusés comme des oreilles de quadrupède , deux autres aplatis au bord de la lèvre inférieure; les yeux au-dessous des premiers. Sur le dos sont les branchies , en forme de feuillets très compliqués , attachées à un large pédicule membraneux , et recouvertes par un petit mantdKégalement membraneux , qui contient dans son épaisseur une coquille coraée et plate. L'anus est percé en arrière des branchies ; il est souvent caché sous les crêtes latérales ; la vulve est en avant à droite , et la verge sort sous le tentacule droit. Un sillon qui s'étend depuis la vulve jusqu'à l'extrémité de la verge , conduit la semence lors de l'accouplement. Un énorme jabot membraneux mène dans un gésier mnsculeux , armé en dedans de corpuscules cartilagineux et pyramidaux , que suivent un troisième estomac semé de crochets aigus , et un quatrième en fomft de cœcum. L'intestin est volumineux. Ces animaux se nourrissent de fucus. Une glande particulière verse , par un orifice situé près de la vulve , une humeur limpide que l'on dit fort acre dans certaines espèces; et des bords du manteau il suinte en abondance une liqueur pourpre foncée , dont l'animal colore au loin l'eau de la mer quand il aperçoit quelque danger. Leurs oeufs sont déposés en fongs filets glaireux entrelacés, minces comme des ficelles.
"^On trouve dans nos mers :
L'Jplxiie bordée, (ApLfasclata, Poiret.) Rang, Api., pi. vi et vu.
Noire, k bord des crêtes latérales ronges : c^est une des grandes espèces*
VAplfiie ponctuée (ApL punciata, Cnv.) Ann., du Mus., t. II, p. 287, pL 1,
fig. â-4. Ranc. Api. pi. xvm, fig. 2.
Lilas, semé de points verdâtres.
LAptytie dépilante. {Api. déplions, Lin.) Bohatch., anim. mar., pi. i et ii.
Rang., pi. XVI.
Noirâtre, avec de grandes taches nuageuses, grisâtres. Il y en a aussi plusieurs espèces dans les mers éloignées (1).
Les DoLABBLLts (DoLABELLA. Lam.)
Ne différent des Aplysies que parce que les branchies et ce qui les entoure sont à l'extrémité postérieure du corps, qui ressemble à un cône tronqué. Leur crête latérale se serre sur l'appareil branchial , ne laissant qu'un sillon étroit; leur coquille est calcaire.
On en trouve dans la Méditerranée et dans la mer des Indes (S).
LinnaBus en a fait cette fausse application. Les anciens connaissaient très bien nosanimaui •ODS le nom de Lièvre-Marin, et leur attribuaient plusieurs propriétés fabuleuses.
(1) Aplysia brasiliana, Rang. pi. viu ,1,2,3;—^. daciylomela, id. ix ; — ^. proiea, id. X, 1 ; ■— ^. sorex, id. x, 4, 5, 6 ; — ^. iigrina, id. xi; — J, maculata , id. XII, 1-5; — A. marmorata, Blainv. Journ. db phys. janvier 1823, Rang. XII, 6, 7; — AiKeraudrenii, id. XIII; — ^. Lessonii^ id. XIV; — A. Camelus, Cuy. Ann. du Mus. et Rang. XV, 1; — ^. alba, Cuv. ib. et Rang. XV, 2,3; — A, napolitana, iA, W hig;-^ A, viregcens, Risso. Ilist. nat. mer. IV, pi. 1 , et 7. Il est bon de remarquer cependant , que la plupart de ces Aplysies ayant été représentées sur des individus conservés dans la liqueur , il peut rester des doutes sur les caractères spéciliques de quelques-unes.
(2) Dolahella Rumphii, Cuv. Ann. du Mus. V , xxix, 1 ; et Rumph. Thés. amb. pi. x,