‹ Le règne animal distribué d'après son organisation (volume 2)Chapitre 48 sur 86 · tome · texte numérisé non relu

tome

(1) Vayez^on Ménioiro sur \e BranchiodcUo ^ inséré dans lu première partie du premier me des Mémoires de la Société dMiisloire naturelle de Paris, pn^, 09 et suiv.

Tels sont :

Les PéifBBS (Penxus. Fab.)

Dont aucun article des pieds ne présente de division annulaire. Leurs palpes mandibules sont relevés et foliacés. On voit une petite appendice en forme de lame elliptique à la base des pieds, caractère qui semble rap- "^ ces Crustacés des Pasiphaés, dernier sous-genre de cette section, et de fe la suivante, lelques espèces, et toutes indigènes , forment, à raison de la brièveté des deux Blets de leurs antennes intermédiaires , une première division. Elle comprend les suivantes.

Le Pénée caramote (Palaemon ntlcatus , Oliv. , Encyclop. ; Caramote, Rond., Uist. nat. des poiss., liv. xviii, chap. 7), est long de neuf pouces. Sur le milieu du thorax est une carène longitudinale , biforquée à sa base , terminée par un bec avancé , comprimé , ayant onze dents à sa tranche supérieure et une à Finférieure ; on voit de chaque côté de la carène un sillon longitudinal.

Cette espèce est très commune dans la Méditerranée et Tobjet d^un grand commerce. On la sale pour la transporter dans le Levant. Le Pénée à trois sillons de Leach., (Malac. Brit., XLII.), et qui se trouve sur les côtes d^Angleterre , n^est peut-être qu^une variété locale du précédent. Son thorax a trois sillons et le bec a deux dents en-dessous. Dans le Pénée d'Orbigny (Lat., Nouv. dict. d^hist. nat. 2° édit. article Pénée) ^ la carène nWt point sillonnée.

D^autres Pénées ont les antennes intermédiaires terminées par de longs filets; ce sont celles de notre seconde division. Nous y rapportons

he Pénée monodon {Penœus monodon, Fab.j SquiUa indica, Bout., Hist. nat., p. 81.) des mers des Indes. Deux espèces de la Méditerranée (P. antennatus, Riss., Crust., 11,6; — P. mars,, ejusd., II, 5) paraissent aussi en faire partie.

Les Strnopks (Stenopus. Lat.)

Se distinguent des Pénées par les divisions transverses et annulaires des deux avant-derniers articles des quatre pieds postérieurs.

Tout le corps est mou. Les antennes et les pieds sont longs et grêles; ceux de la troisième paire sont plus larges.

Nous nVn connaissons qu^une seule espèce, rapportée des mers australa-

siennes par Peron et Lesueur. Olivier Va conservée dans le genre Palémon

{Cancer ses tif crus j Lin.; P, hispidus , Oliv., Encycl. ; et atL d^hist. nat.,

ccGxix, 2; Seb., Mus., III, xxi, 6, 7; Herbst., xxxi, 5), où je Tavais d'abord

placée.

Les autres Salicoques , dont plusieurs ont les antennes intermédiaires terminées par trois filets, n'offrent au plus que deux paires de serres didactyles, formées par les quatre pieds antérieurs.

Un sous-genre , établi sur une seule espèce propre à FAmérique septentrionale, celui des

Attes , (Atya. Leach.)

S'éloigne de tous les Crustacés analogues, par un caractère anomal. La pince terminant les quatre serres est fendue jusqu'à sa base, ou semble être composée de deux doigts en forme de lanières, réunis à leur origine ; l'article qui précède est en forme de croissant ; la seconde paire est la plus grande. Les antennes mitoyennes n'ont que deux filets (1).

(1) Atynscahra j Leacli. Zool. mise, cxxxi.

IW CItlSTACiS DÈCAP(H>BS.

Dan» tons lea tous-genres tuÎTants, le* doieti dea pinces ne prenDent sance qu'à noe certaine distance de l'origine de 1 aTant-demier artie (le celui qui est en forme de main, et le corps qui la précède n'est

Maintenant Tiendront d'abord les Salicoques, dont les pteds sont géoi

ÏC

it robustes et point en forme de Gl, et sans appendice à leur base ext^ri Leur corps n'est jamais trËs mol, ni très alongé. ^

Parmi ces sous-genres, à pieds sans appendice , les trois stiÎTants noui •entent encore, sous le rapport des serres, des formes insolites.

Dans celui

Des Caincons, (Chji

, Fat.)

Les deux serres antérieures, plus grandes que les pieds suivante, n'ont q dent à la place de l'index ou du doigt fixe , et celui qui est mobile est en i de crochet et fléchi.

Les antennes supérieure* ou mitoyennes n'ont que deux fileta. Le* sei pieds sont repliés, plus ou moin* distinctement bifides ou didactjles à lei trémité; aucun de leurs articles n'est annelé. Le bec antérieur du test es

Nous ne séparons point des Crangons les écéofis de Itisso ou les Fontoi de Leacb. Ici le dernier article des pi eds-màc boires extérieurs est une foi: long que le précédent, tandis qu'ils sont d'égale longueur dans les prec Les seconds pieds des Egéon* sont plus courts que les troisiâmes et lei petits de tous, au lieu que leur longueur est la même dans les Crangon nombre des espèces étant d'ailleurs très borné, cette distinction génériqi d'autant m

Le Crar^n commun (C. vulgarù, Fab. ; Roes., Insect.,!», lxiii, 1, 3 guère plu* de deux pouces de long. Il est d'un vert glauque pâle, ponet gris et uni. L'espace pectoral portant la troisième p.iire de pieds est a en pointe. Cette espèce est très commune sur nos côtes océaniques . c l'appelle vulgairement Cardon, On Vj pèche toute l'année dans de* filel chair est délicate. On y trouve aussi , selon Brébïsson , mais très rare) le C. ponctué de rouge de Risso ; mais je présume avec lui , que ce

S l'une Tariclé. Le C, culraité (Egeon torlcalut. Ris*. ; Cancer cataphm liv., Zool. adriat., III, 1), a trois arêtes longitudinales et dentelées i

Le* mer* du nord offrent Phipps.,)voy. au nord, pi. xi.

Les Pbocessrs (Pbocess*, Lei

e espèce assez grande ( Crangon boi Herbat., XXIX, 2).

- Ifika, Risso.)

Ont l'un dea deux pîeds antérieura terminé simplement en pointe, et 1' «n pince didactyle ; les deux suivants sont inégaux, grêles, terminés ausi deux doigts ; l'un de ces seconds pieds est fort long, avec le carpe et l'a précédent annelé* ; ce caractère n'est propre à l'aitlrc pied qu'au premi CCS articles ; les pieds de la quatrième paire sont plus longs que les précci et le* deux suivants. Les antennca aupérieures n ont que deux filets.

Lai*, eomctiible {Nita edulh, Kisso.Crust.. III. . 'if est d'un rouge de c pointillé de jaunâtre, avec une ligne dcpelilca lâches Jaunes au milieu, trémité antérieure de son lest a trois pointes .tigui's, dont t'inlermédiai le bec plu» longue; les deux pattes antérieures sont de grosseur éga droite est en pince. On vend cette espèce pendant toute l'année, dai

FAMILLE DES MACROURSS. 191

marchés de Nice. £lle se trouve aussi sur les côtes du département des Bou- :hes-du-Rhône (1).

Les Htménoceres (Hymbnocbra. Latr.)

Ont les deux pieds antérieurs terminés par un long crochet, bifide au bout, à divisions très courtes ; les deux suivants sont fort grands ; ses mains , le igt fixe, et le filet supérieur des antennes mitoyennes sont dilatés, membraox et comme foliacés. Les pieds-mâchoires extérieurs sont pareillement fo- Icés , et recouvrent la bouche.

La seule espèce connue fait partie de la collection du Muséum d^histoire naturelle, et a été recueillie dans les mers des Indes orientales.

Nous passons maintenant à des sous-genres, dont les serres n^offrent aucune

rticularité remarquable ou insolite.

Tantôt les antennes supérieures ou mitoyennes ne sont terminées que par

iux filets.

Le bec est généralement court.

Les GfiATHOPHTLLBs (Gnatbopktllum , Latr.)

Sont les seuls qui, sous le rapport de la forme et Fampleur des pieds-mâchoires lérieurs, se rapprochent des Hyménocères. Les quatre pieds antérieurs sont I forme de serres didactyles; la seconde paire est plus longue et plus épaisse le la première. Aucun des articles des quatre nVst annelé (z).

Les PoNTONiBS , (PoNTONiÂ, Latr.)

Ont, comme les deux sous-genres suivants , les quatre pieds antérieurs en rme de serres et didactyles, mais le carpe nWt point annelé (5).

Les Alpbbbs , (Alpbbus, Fab.)

Qui ont aussi les quatre pieds antérieurs terminés par une pince didactyle , lis le carpe des seconds est articulé. Ceux-ci sont plus courts que les preiers (4).

Les HippoLTTEs (HippoLYTB , Lcach.)

Ne s^éloignent des AJphées que par les proportions respectives des serres ^ les scondes sont plus longues que les premières (5).

Les deux derniers sous-genres suivants ont cela de particulier, qu^une seule lire de leurs pieds se termine en pince didactyle.

(1) f^offêM, pour d*autres espèces , Ri«so, Hist. nat. des Cruft. de Nice ; Leach , Mainr. rit.xu, et lenouv. Dict. d^hist. nat. 3« édit.

(9) Alpkeui eieganêf Risso , Crust^i , 4 ; Desmar. Consid. p. 928.

(5) j4lpheu» tkyrenus^ Risso, Crust Ai, 9; AatacUs tkynnuê, petag. v, 5 ; Desmar. ibid, «.339.

(4) Alpheus tnalaban'cuê , Fab. et probablement quelques autres espèces , mais sur Insnelles je n*ai point de données suffisantes, f^oyez Desmar. Consid. p. z32 et S33.

(5) Rapportez-y les Palémons Ditfenimane ci Marbré à^OWxer. i^oye% Desmar. Consid. ag. 930.

Dans

Les AuToifOMÉBS, (Autonome A, Risso.)

Ce sont les deux antérieurs, qui se distinguent d^ailleurs des autres par leur grandeur, leur grosseur et leur disproportion (1). Dans

Les Pardalis , (Pardalvs, Leach.),

Les deux pieds antérieurs sont simples ou à peine bifides; les deux suivants sont plus longs, d*inégale longueur, clidactyles, avec le carpe et Tarticle précédent annelés.

Les pieds-mâchoires extérieurs sont grêles et très longs, du moins dans quelques-uns. La saillie antérieure du test est fort longue et très dentée (2).

Tantôt les antennes supérieures ont trois filets.

Ces Crustacés ont quatre serres didactyles , dont les plus petites repliées, et le bec alongé. ^

Les Palbmons (Pausmon , Fab.)

Se distinguent des deux sous-genres suivants, par leur carpe inarticulé ; les seconds pieds sont plus erands que les premiers ; ceux-ci sont repliés. On en trouve aux Indes orientales, d^une grandeur très remarquable, e^ dont les secondes serres sont fort longues. Les Antilles en offrent aussi d^assez grands, et dont quelques-uns se tiennent à Tembouchure des rivières. Ceux de nos côtes sont beaucoup plus petits, et y sont désignés sous les noms de Crevettes et de Saticoçues; leur chair est plus estimée que celle des Crangons. Selon deBrébisson (Catal. méthod. des Crust. terrest. et fluv., du département du Calvados), on les pèche de la même manière, mais seulement en été. Ces Crustacés nagent très bien, surtout lorsquMls fuient, et dans diverses directions. Ils fréquentent les rivages. La pierre lithographique de Pappenheim et de Solhnofen renferme souvent les débris d^un Crustacé fossile que Desmarest rapporte aux Palémons, sous le nom spécifique de Spinipi (Hist. nat. des Crust. foss., XI, 4). Il en a effectivement le port, mais mais les serres manquent. Une autre espèce pareillement fossile , mais beaucoup plus grande , a été découverte en Angleterre.

Le Palémon à dents de scie (P. serratus, Leach , Malac. Brit., XLIII, 1 — 10; Herbst., XXYII, I), a trois ou quatre pouces de long. 11 est d^uu rouge pâle, mais plus vif sur les antennes, le bord postérieur des segments de la queue, et surtout sur la nageoire terminale. Sa corne frontale dépasse le pédoncule des antennes mitoyennes, se relève à son extrémité, a sept ou huit dents en dessus, la pointe non comprise, et cinq en dessous. Les doigts sont aussi longs que la pince proprement dite , ou Tavant-dernier article. Cette espèce se trouve sur les côtes océaniques de France et d^Angleterre, et c^est celle de ce sous-genre que Ton vend plus particulièrement à Paris. L^un des côtés de son test offre souvent et en tout temps une sorte de loupe, recouvrant un Crustacé parasite du genre Bopyte, appliqué sur les branchies.

Le Palémon squiUe, ou Salicoque (Cancer sçuilla , Lin.), Patcemon squiUa, Leach, Malac, Brit., XLIII, 11-13; Squilla fusca, Bast., Opusc. subs., lib. 2, lil, 5), est de moitié plus petit que le précédent. Sa corne frontale ne dépasse guère le pédoncule des antennes supérieures; est elle presque droite ou

(1) Àutononiea Olivii, Risso, Crust. pag. 166; Cancer glaher ^ Oliv. Zool adriat. m, 4; Desmar. Consid. pag. 351- et 953.

(3) Pandaîuê annulicomiê , Leach. Malac. Brit. xl ; Pandaluê narwal, Latr. ; Aêtacuê nancal; Fab. Patœmon pristis, Risso; Cancer armiger? Herbst. xxxiv, 4. Foyez Desmar. Cuiisid.pag. 319, 330.

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