TOME H
If
huitième article est plus grand cpie le précédent ef^resque égal au suivant, le dernier est arrondi et obtus au sommet (1).
La cinquième tribu , celle des Nitidulaires ( NMdulariœ ) , se rapproche de celle des Silphales , par le corps en ferme de bouclier et rebordé ; mais les mandibules sont bifides ou échan* crées à leur extrémité ; leurs tarses semblant n'être composés que de quatre articles , le premier et le suivant , dans les uns , ne se montrant qu'en dessous et n'y formant qu'une petite saillie , l^pénultième dans les autres étant très petit et sous la forme d'un nœud , renfermé entre les lobes du précédent. La massue des antennes est toujours perfoliée , de trois ou deux articles , et ordinairement courte ou peu alongée.
Les palpes sont courts , filiformes ou un peu plus gnp à leur extrémité. Les ély très sont courtes ou tronquées dans plusieurs. Les pieds sont peu alongés ^ avec les jambes souvent élargies à leur extrémité , et les tlrses garnis de poils pu de pelotes. L'habitation de ces Insectes yarie selliÉi les espèces ; on en trouye sur les fleurs, dans les champignons, les viandes corrompiM et sous les écorces d'arbres. Ils forment le genre
Dei Nirqlpiu. (Nitidula.)
Dans quelques-uns, la massue des antennes n*m que de deux articles; et le devant de la tête s'avance en manière de ifj^peron demi circulaire, aplati , recouvrant Icynandibules e^^ autres r^'^JC" ^® 1^ bouche. .
• Agjjes CoLOBiQURs. (CoLOBicDs. Latr.)
Dans ce sous-g^^e et le suivant , les tarses , à partir du point où ils sont mobiles, semblent n^avoir que quatre articles, dont les^tois premiers, beaucoup plus courts que le dernier, entiers et simplemenrgarnis en dessous de poils plus ou moins abondants ; ainsi que dans plusieurs Clairons d'Olivier , le premier proprement dit ne se montre qu'en dessous, et y fait une petite saillie; il est aussi garni de poils. Les palpes des Colobiques et ceux du ^us-genre suivant se terminent par un article un peu plus gros que le précéd4||fe).
Dans les autres Nitidulaires, la massue des antennes est de trois articles, et la tête ne s'mtnce point au-dessus de la bouche.
Tantôt lÉHJlMnier article des tarses, ainsi que dans les Colobiques, est fort court, lesffBra suivants sont alongés , entiers, égaux eUûmplement velus en deslous ; les palpes sont plus gros à leur extrémité. ^^
Les Vbtmales. (Thtmalus. Latr. -^Peltis, Fab. — Siiphoy Lin.)
Dans les espèces dont le corps est presque hémisphérique (limbatus) , la massue des antennes et proportionnellement plus courte , le troisième article et les
(1^ Latr. ibid, p. 30 , VIII, ii ; OUv. £ncyclop. méthod. article Mylœque. (^ Latr. Gencr. Cnist. et Insect, II, p. Il, et I, xvi, 1 .
sulvflpito êoni plus menus que le second fies éperons des jambes sont eiLtrémement petits (1). • , .
Tantôt les trois premiers articles des tarses , du moins ceux des ciâles , s<Jnt courts , larges , échancrés ou bilobés ; le quatrième est très petit , peu ou point
ment plus j^md que le second ; les élytres sont généralement tronquées ou trôs obtuses au bout.
Dans les denx sous-genres suivants, le troisième article des antennes est sensiblement plus long que le suivant; la massue est formée brusquement, presque orbiculaire ou presque ovalaire.
Les Ips, (Ips, Fab. — NUiduia, Oliv. , Latr* — Silpka, Lin.)
Dont le corps est toujours ovale-oblong , déprimé, avec Pextrémité postérieure de l'abdomen découverte ; dont Tune de leurs mandibules ( la gauche ) est comme tronquée et tridentée à son extrémité , et TaUtré élargie et largement échancrée ou concave au même bout ; et où le lobe te^nninal des mâchoires est ^ongé (2).
Les NiTtDULBs propres. (Nitiddla. Fab. — NitiduUf, Strongylus, Herbst. —
SUpha, Lin.)
Où les deux mandibules se rétrécissent vers le bout et se terminent en pointe échancrée ou bifide.
Les unes sont aplaties , oblongues ou ovoïdes ; les autres sont orbiculaires et bombées , ou proportionnellement plus convexes que les précédentes. Aussi quelques auteurs en ont-ils placé certaines espèces dans des genres d^une forme analogue, mais très différents , tels que ceux des Sphéridies et des Tritomes.
On trouve en grande abondance sur les fleurs , la N. bronzée {N. œnœa, Fab. , ejusd. , iV. viridetcens, rufipezj Yar.; Oliv. , Col. Il, 11 , 12; III, 20 , a , b , y , 53 , a , b ). Elle est petite , ovolde-oblongue , d^un vert bronzé brillant , très ponctuée , avec les antennes noirâtres , terminées par une grande massue obtuse; le corselet transversal, légèrement échancré en devant, rebordé latéralement , et les pieds tantôt d un brun noirâtre , tantôt fauves (5).
Maintenant, le second et le troisième article des antennes sont presque de la même grandeur , et la massue est alongée , en forme de cône renversé ou de poire. •
Les Cbrqubs. (Cbrgus , Latr. — Catkeretis^ Herbst. , Illig. — Dermestes, Lin. , Fab. —Sphœrîdium, Fab., Gyllen. — iVi7iV/wto, Oliv.)
Le corps est déprimé , avec les élytres tronquées. Les deux premiers articles des antennes sont beaucoup plus grands dans les mâles de quelques espèces que dans leurs femelles , et peut-être ce sous-çenre ne devrait-il comprendre que ces espèces ; les autres seraient reportées dans le précédent (A),
Là, les jambes sont longues, étroites , presque linéaires ; les élytres recouvrent Tabdomen et ne sont^bint tronquées.
Le corps est ovale , avec le corselet trapézoïde ; la massue des antennes est
5Voir êirc ra
(1) Voyez Fabricius , Gyllenhall et Schœnherr.
(2) Quelques espèces de Fabricius paraissent devoir êfre rapportées à son genre Engis.
(3) Voyez Fab. Oliv. Gyllcnh. Schœnb., etc.
(4) Voyez Gyllenh. Insect. Suec. i, p. 345.
ob]on(jue, les deux premiers articles Ibot presque égaux et le troîsièaie a^est guère plus long que le suivit. •
Les Btturbs. ( Bttubds , Lat. , Schœnh. — Dermettes^ GeofT. , Fab. , Oliv. —
Ipt. Oliv. ) (1).
^Une sixième tribu, celle des Eiigidites {Engidiies)^na\ofgQ!^ aux dernières , quant à Féchancrure de l'extrémilé cres mandibules, s'en distingue en ce qu'elles ne débordent ppint ou de très peu , et simplement sur les côtés , le labre. Le corps est oyalaire , ou elliptique , ayec l'extrémité antérieure de la tète un peu avancée en pointe obtuse ou tronquée. Les tarses ont cinq (2) articles distincts , entiers , et tout au plus un peu yelus en dessous \ le pénultième est simplement un peu plus court que le précédent. Les antennes se terminent en une massue perfoliée , de trois articles ; les élytres recouvrent entièrement l'abdomen ; les palpes sont un peu plus gros à leur extrémité Quelques espèces , très petites , vivent dans l'intérieur des maisons , et on les trouve souvent derrière les vitres àfis croisées. Ces Clavicomes sont réunis en un seul genre , celui des
DAcifts. (Dachk. )
Les Dacnks propres. (Dagmb. Lat. — Engis, Fab., Dcj. — Ero^lus, Oli?.)
Leurs antennes se terminent brusquement en. une massue assez grande , orbicuiaire ou ovoïde, comprimée* composée d'articles serrés, et dont celui du milieu au moins beaucoup plus large que long; le troisième article est plus long que le précédent et le suivant;
Le milieu du bord postérieur du corselet est llilaté en arriére ou lobé, et Textrémité supérieure du menton est avancée , terminée en pointe tronquée ou bidentée (3).
Les Crtptophagbs. (Cbtptophagus , Herbst. , Scbœnh. — Dermestes, Lie*, Fab. • — Ipt, Oliv. , Lat. — jinthergphoffus , Knoch.)
« Dont les autennes moniliformes , avec le second article aussi grand on pins
grand que le précédent, se terminent en une massue moins brusque, plus étroite
que dans les Dacnés , et espacée (4).
l\\ yoyei Scbœnh. Synon. Insect. I, u, p. 95.
(2) SuÎTant certains auteurs, quelques Cryptophages, ou du moins leurs mâles, sont hétéromères. j^
(3) FoyBM Fabricius , Syst. Eleut. ^
(4) Voye» Schœnh. Synon. Insect. I, ii, pag. 96.
Les Antennes des Antheropè^ufÊÈp^^ proportionnellement plus grosses , composées d'articles plus transTcrsaux , e^^BBfees presque graduellement en massue; à partir du second jusqu'au huitième , ils soMP^^ue égaux. Le Çryptophagus êilaceuê de GjUenhaU a do cmique côté du dessous de la tête , une saillie en forme de dent ou de corne. Les 2V»phyUes de Mégerle et de Dejean ne diffèrent des Cryptophages que par le nomlnre des articles des tarses.
Nous passerons mainteDant à quelques tribus où le présternum est souvent dilaté antérieurement en manière d^ mentonnière , et qui différent des précédentes par leurs pieds en tout ou en partie contractiles ; les tarses peuvent être libres , mais les jambes au moins se replient contre leurs cuisses. Les mandibules sont courtes , généralement épaisses et dentées. Le corps est [ovoïde, épais, garni d'écailles ou de poils caducs , qui le colorent diversement. Les antennes sont ordinairement plus courtes que la tète et le corselet, et droites. La tète est enfoncée dans le corselet jusqu'aux yeux. Le corselet est peu ou point rebordé , trapézoïde , plus large postérieurement; le mi* lieu de son JjÉffd postérieur est souvent un peu prolongé ou lobé. Les laippft sont velues , et se nourrissent|^ur la plupart, de dépouilles ou de cadavres d'animaux. Plusieurs d'entre elles sont très nuisibles aux collections entomologiques.
Ceux donc , dont les pieds ne sont pas complètement contractiles, les tarses restant toujours libres , avec les jambes étroites et alongées, forment notre septièpie tribu, les De&hes- Tiws ( Dermestini ) , et le genre
Des Dnxi8Ti8. (DitnsTBs.)
Les A8FIBIPHORB8 ( AsFiBiFBOBus , Ziegl., Dej.)
SoDt les seuls de cette tribu dont les antennes n^offrent que dix articles distincts, et dont les palpes, très courts et renflés inférieurement, vont ensuite en pointe. Le corps est orbiculaire (1).
Parmi ceux dont les antennes ont onze articles distincts , et dont les palpes sont filiformes ou vont en grossissant , nous séparerons d^abord ceux dont les antennes ne sont point reçues dans des fossettes spéciales du dessous du corselet. Le présternum avance rarement (2) sur la bouche.
Dans les uns , les antennes sont terminées brusquement en un^ massue perfoliée , grande , formée par les trois derniers articles.
Les Debmbstbs propres. (DsaMBSTEs. Lin., Geoff. , Fab.)
Où les antennes sont semblables ou peu différentes dans les deux sexes ; la longueur du dernier article ne surpasse jamais notablement celle des précédents.
Quelques espèces font de grands ravages dans les pelleteries , les cabinets d^bistoire naturelle ; aussi de Géer les désiene-t-il sous le nom de Disséqueurs. Le Dermeste du lard y en effet , coupe et rédu^n pièces les Insectes des collections où il pénètre. Les autres dévorent les cadavres.
Le Dermeste du lard (D. lardarius ,fjio. ; Oliv. , Col. II* 9 , i , 1 ) est noir, avec la base des étuis cendrée et ponctuée de uoir. Sa larve est alongée , diminuant insensiblement de grosseur de devant en arrière , d^un brun mar-
{\) Niitdula arhicvlata , CflfWenh,
(3) Le Dermeêtw undatuê (Megatome) de Fobriciusetles Limnichua font seuls exception.
ron eo dessus , blanche en dessous , garnie de longs poils , avec denx protnbérences en forme de cornes ëcailleuses , sur \ç dernier anneau. Elle jette des excréments en forme de longs filets (1).
Les MÉ6ATOMB8 (Mégatoma , Herbst. , Lin., Gcoff. , Fab.)
Ne diffèrent des Dermestes que par la massue de leurs antennes , qui est beaucoup plus alongëe dans les mâles que dans les femelles ; le dernier article est en forme de triangle alongé ou lancéolé.
Le M. des pelleteries {Dermestes pellio , Lin. ; Oliv. , ibid. , II , 11) n^a que deux lignes et demie de long. Son corps est noir, avec trois points blancs sur le corselet, et un sur chaque étui ; ils sont formés par un duvet. La larve est fort alongée , d^un brun roussâtre , luisante , garnie de poils roux et dont ceux de Fextrémité postérieure forment une queue. Elle marche en glissant, et comme par secousses , ce que fait aussi Tinsecte parfajg^'jMpti que les Der-
mestes (2). 49^
Dans les autres , Mfe que ^M'
Les LiMNicBus. (LiMNicnus. Ziég., Dej.)
Les antennes grossissent insensiblement, et se terminent par un article plus grand et ovoïde ; elles sont grenues et se logent sous les angles antérieurs du corselet. Les mâchoires se terminât par deux lobes , dont Textérieur étroit , en forme de palpe. Les palj^es labiaux sont très petits , et le dernier article des maxillaires est plus grand que les précédents , et ovoïde (5).
Dans tous les sous-genres suivants , les antennes , ou du moins leur massue, se logent dans des cavités particulières et latérales du dessous du corselet. Le présternum est toujours dilaté ou avancé en devant , en manière de mentonnière.
Ici la massue des antennes est perfoliée et non solide.
Les Attaobnbs. (Attagbnus, Lat. Mégatoma, Ejusd. — Dermestes y Fab.)
Où la massue des antennes est fort grande , presque en scie , et composée seulement de trois articles , dont le premier et le dernier, dans les mâles surtout , plus grands.
Le corps est ovoïde , court , peu convexe. Le dernier article des palpes maxillaires ett plus grand et ovoïde (4) .
Les Trogodbrmbs. (Tbogodxrma, Latr., Dej. — Anthrenus, Fab.)
Oà la massue des antennes est de quatre articles au moins.
Le corps est ovoïde , oblong , et les palpes sont filiformes (5).
La massue des antennes est maintenant solide ou formée d^articles très ser-
(1) Ajoutes D, tulpinu», murintta, affinis, laniarius, tesselatuSf trifasciatua de GyUen. hall (Insect. Suec. I , p. 145 et suit.).
(2) Ajoutex le DermeêtêsMegatomq^ Fab., dont son Maceîlarius paraît être la femelle ; le D. emarginatus de Gyllenhall; le D^ndatus de Fab. Le présternum, dans cette dernière espèce , s^avance surla bouche.
(3) Byrrhuê sericeus , Duft. ; B, pygtnoÊs , Sturm.
(4) Dermestes serra, Fab. ; Attagenus serra, Lat. Hist. nat. des Crust. et des Insect. IX, p. 344 ; ejusd, Megaîoma serra, Gêner. Crust. et Insect. I , viu , 10 ; Anihrenus vtéiinensis, llerbst. Col. VII, cxv , 10, k.
(5) Anthrenus elongatus, Fab. ; A, ruficornis, Latr. Gen. Crust. et Insect. II, p. 59 ; — A. versicohr^ Creulz. Ent. vers. I , ii , 21, a; — Dermestes suhfasciatus , Gyll. Insect. Suce. I,pag. 155.
rés. Le corps est ovoïde , court, tout couvert de petites écailles caduques. Le corselet est lobé postérieurement.
Les Antbrènbs. (Anthrbnus, Geoff. , Fab. — Byrrhusy Lin.)
Dont les antennes , terminées en une massue en forme de cdne renversé , se logent dans des camés courtes , pratiquées sous les angles antérieurs du corselet.
Ces Coléoptères sont très petits , vivent sur les fleurs en état parfait , et rongent , sous la forme de larves , les matières animales sèches et particulièrement les Insectes des collections. Ces larves sont ovales et garnies de poils , dont plusieurs soaà dentelés ; ils y fgrment des aigrettes , et les derniers se prolongent en arrièi^ sous Tapparence d^une queue. Leur dernière dépouille sert de coque à la nymphe.
VA. à bandes ( Byrrhus verbascl , Lin.; Oliv. , Col. Il , 10, 1 , 2), gris en dessus , d^un jaune roussâtre en dessous , avec les angles postérieurs du corselet, deux bandes transverses sur les étuis et une tache près de leur extrémité, gris (1).
Les Globicoenbs. (Globicornis, Latr.)
Où les antennes, terminées en une massue globuleuse , se logent dans des fossettes prolongées jusque près des angki|i postérieurs du corselet (2).
La huitième tribu, celle des Btrrhiens (Btrrhn)j diffère de la précédente en ce que les pieds sont parfaitement conCrac- Ules, les jambes pouvan^se replier sur les cuisses, et les tarses Ar les fimbes (i) , de sorte que Tanimal semble , lorsque ces organes sont contraAés et appliqués sur le dessous du corps , être a)3solument sans pat^s et inaqiKé. Les jambes sont ordinairement kurges et comprimées. Le corps est court et bombé.
Cette trrou se compte prinqgiilement du gAre des
JBtrrhbs. (Btrrhts) de Linnœus.
§^ hW NoSODBIf DRES , ( No80DBNI|||ir , Latr. )
Qui s^éloignent des autres Byrrhes par leur menton entièrement découvert , très grand , en forme de bouclier. Leurs antennes se terminent brusquement en une massue court^perfoliée , de trois articles.
On les trouve dans les plaies des arbres , de Torme particulièrement (4).
Les Byrrhes propres (Btrrhus, Lin. — Cistela, Geoff.)
Diffèrent des Nosodendres par leur menton de grandeur ordinaire et enclavé, du moins partiellement, par le présternum, dont Textrémité antérieure est dilatée.
(1) Foyez 0\\y. ibid. et FabKcius , Syst. Eleut. I , p. 1 06. ^
(3) Megaioma rufitarêis , Latr. Gêner. Crast. et Insect. II, p. 35; Dermeiiêê rufilarm, Panz. ¥aun. Insect. Gcrm. xxxt, 6.
(3) Dans les Anthrénes , toutes les jambes se replient sur le côté postérieur des cuisses ; mais dans les autres, les deux antérieures se replient du côté de la tête, et les autres en arrière. ^
(4) Latr. ibid. II, p. 43 ; Oliv. Encyclop. méthod. art. Noiodend/k,
Dans les uns les antennes grossissent insensiblement on se termioent en nae massue alongée , formée de cinq à six articles.
Le B, pilule {B, pllula, Lin.; Oliv. , col. U, 15, i, 1), long de trois à quatre lignes , noir en dessous , dVn bronzé noirâtre on couleur de suie, et soyeux en dessus , avec de petite taches noires , entrecoupées par d^autres plus claires . disposées en lignes. #
Waudouer a découvert la larve d^une variété de cette espèce* Elle est étroite , alongée , avec la tête grosse , la plaque du premier segment grande , et les deux derniers plus longs que les autres. Elle se tient sous la mousse.
Une autre espèce (Striaio^unctatus , Dej.), ayant des antennes conformées de la même manière , forme , à raison de ses tarses , dont leauatrièow article est très petit et caché entre les lobes du précédent, nue dtption particulière.
Une autre Byrrbe , très petit et hérissé de poils , a des antennes tenoinéei en une massue de trois articles. Cette espèce forme le genre TaiifODB(7Wnodes) de Mégerle et de Dejean (1).
Diaprés cette considération , on pourrait aussi détacher des Byrrhes quelques autres espèces analogues (2), dont la massue antenoaire n^est composée que de deux articles, dont le dernier beaucoup plus gros et presque globuleus.
Tous les Byrrhes se tiennent généralement à t«rre , dans les lieux sablonneux (3).
On ne peut signaler les Clavicornes de notre seconde section, quoique très naturelle , que par la réunion de plusieurs caractères ; quelques-uns de ces Insectes s'éloignent de tous les autres Clayicornes à raison de leurs antennes^ de neuf ou six^rticlei§ ce sont ceux qui . à cet égard , semblent }§ plfts se rapprocher de la famille suivante. L^ antennes des autres Clayicornes de ÏSL même section sont composées de onze ou dix articles ; mais tantôt elles ne s<yit guère plus longues que la tête ,fet forment dès fe troisième article une maAie presque cylindrique , ou en fuseau^ arquée et un peu dentelée en scie;^antôt elles sont presque filiformes , de.^ longueur de la tétdlbt di^iporselet ; niais ici ^ comme dans fiT plupart des autres sous-genres de la *isiême division, les tarses sont terminés par un grand article , avec deux forts crochets au bout. Ceux de qAlques-uns {Hétè^ rocèrcy Géêrtsse) n'ont que quatre articles.
Le corps de ces Coléoptères est générakment ovoïde , avec la tète enfoncée jusqu'aux yeux dans un œrselet trapézoïde ^ rebordé latéralement et terminé postérieurement par des angles aigus, le présternum dilaté antérieurement (4), et les pieds im-
(1) Anihrenu8 kirtui , Fab. ; Pans. Faun. Insect. Germai , 16.
\2) Byrrhus erinaceus, Ziegl. — B. êeUger^ HHs-
(ô) Foyet, pour les autres espèces . Fabricius, Olirier , Schœnberr , Gyllenball , etc.
Le G. murmidiuêàe Leacb appartient , suivant lui , à cette tribu. Les anteaues n^ont que dix articles, dont le dernier forme une massue ovoido-globuleuse. f^oyet le 13« ¥ol. des Trans. linn. p. 41 . ^
(4) Les PotamophiA exceptés.
parfaitement contractiles. On les trouye dans Teau , sous les pierres , près des rivages , et souvent enfoncés dans la boue ; par la construction et la brièveté de leurs anteupes , quelquesuns {les Dryopê) ont de l'affinité avec les Gynns.
Je diviserai cette section en deux tribus (1) ; la première , celle des âganthopodes , Accmthopoda ^ est remarquable par des jambes aplaties, assez larges, armées extérieuremen||d'épines ; des tarses courts , de quatre articles , avec les crochets de grandeur ordinaire, et par un corps déprimé. Le présternum est dilaté. Les antennes sont un peu plus longues que la tête , arquées , de onze articles , dont les six derniers forment une massue presque cylindrique , un peu dentée en scie ; le second est court et sans dilatation.
Cette tribu se compose d'un seul genre, celui des
Hétérocèrbs. (HtTBBocuiJs. Bose. Fab.)
€es Insectes se tiennent dans le sable on dans la boue, près du bord des ruisseaux ou des mares , et sortent de leurs trous lorsqu'on les inquiète par la marche ou le trépignement des pieds. La forme de leurs jambes leur permet de fouiller la terre , et de s'y cacher; les tarses peuvent se replier sur elles. C'est là aussi que vit la larve , que feu Miger a observée le premier.
liHétérocère bordé (H, marginatut, Fab.; ejusd. , H, iœvigaiut, Pauz. , Faun. Insect. Germ., XXUI, 12) est un petit Insecte noirâtre, soyeux, avec de petites taches jaunâtres ou roussâtres , dont le nombre et la forme varient et disparaissent même quelquefois sur les élytres.
Gyllenhal remarque que les tarses ont réellement cinq articles , mais le premier est petit et oblique. (Insect. Suec. I , p. 138. )
La seconde tribu ^ celle des lbptodagtylbs ( Leptodactt/la) ^ renferme des Clayicornes à jambes simples, étroites, à tarses longs, tous composés, à l'exception d'un seul sous-genre ((jeo-V' ruse ) ^ bien distingué de tous les autres de cette tribu , par ses antennes de neuf articles , et dont les trois derniers forment - — — — '
(1 ) On pourrait encore partager cette section de la manière suivante.