‹ Le règne animal distribué d'après son organisation (volume 3)Chapitre 66 sur 101 · TROISIÈME ORDRE DES GASTÉROPODES · texte numérisé non relu

TROISIÈME ORDRE DES GASTÉROPODES

LES TECTIBRANCHES.

Ont les branchies attachées le long du côté droit ou sur le dos, en forme de feuillets plus ou moins divisés; le manteau les recouvre plus

ou moins, et contient , presque toujours dans

son épaisseur, une petite coquille. Es se rappro-

(1) Phyllidia trilineata, Séb. IT , 1, 16; Cuv. Ann. Mus.V, xvit, 1 ; —ph. ocellata, id, ib. 7 ;—ph. pustulosa ,id. ib. 8, et quelques espèces nouvelles.

(2) Espèce nouvelle du cabinet de M. B'ugmans, à Leyden..

chent des pectinibranches par la forme des organes de respiration , et vivent comme eux dans les eaux de la mer; mais ils sont tous hermaphrodites comme les nunrerancues et les PULMONÉS. |

Les PLEUROBRANCHES. (PLEUROBRANCHUS. Cuv.)

Ont le corps également débordé par le manteau et par le pied, comme s’il était entre deux boucliers. Le manteau contient, dans quelques espèces, une petite lame calcaire ovale. Les branchies sont attachées le long du côté gauche dans le sillon entre le manteau et le pied, et représentent une série de pyramides divisées en feuilletstriangulaires. La bouche en forme de petite trompe, est surmontée d’une lèvre et de deux tentacules tubuleux et fendus ; les orifices de la génération sont en avant, etl’anusenarrière des branchies.Il ya quatre estomacs, dontlesecondest charnu, quelquefois armé de pièces osseuses, et le troisième garni à l’intérieur de lames saillantes longitudinales ; l'intestin est court.

Il y en a diverses espèces dans la Méditerranée aussibien que dans l'Océan (1).

Les ApPzysies (2). (Aprysra: Lin.)

Ont les bords du pied redressés, flexibles et en-

Es

(1) Pleurobranchus Péronii, Cuv. Ann. Mus. V, xvii1, 1 » 2;—pl Tuberculatus , Meckel, morceaux d’anat. comp. I, v, 55-40; et trois espèces nouvelles, savoir :—pleur. balearicus, Laroche ;—pl. aurantracus, id,—pl. luniceps, Cuv. — N. B. La fig. de Forskahl, pl. x*yur, A. est probablement le pleur. Peronti.

(2) Amavuaæ, qui ne peut se netloyer ; nom donné par Aristote à

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tourant le dos de toute part, pouvant même se réfléchir sur lui ; la tête portée sur un cou plus ou moins long ; deux tentacules supérieurs et creusés comme des oreilles de quadrupède , deux autres aplatis au bord de la lèvre inférieure; les yeux audessous des premiers. Sur le dos sont les branchies, eu forme de feuillets très compliqués, attachées à un ‘large pédicule membraneux, et recouvertes par un petit manteau également membraneux, qui contient dans son épaisseur une coquille cornée et plate. L’anus est percé en arrière des branchies, la vulve en avant à droite, et la verge sort sous le tentacule droit. Un sillon qui s'étend depuis la vulve jusqu’à l’extrémité de la verge, conduit la semence lors de l’accouplement. Un énorme jabotmembraneux mène dans un gézier musculeux , armé en dedans de corpuscules cartilagineux et pyramidaux , que suivent un froisiéme estomac semé de crochets aigus , et un quatrième en forme de cœcum. L’intestin est volumineux. Ces animaux se nourrissent de fucus. Une glande particulière verse, par un orifice situé près de la vulve, une humeur limpide que l’on dit fort âcre dans certaines espèces , et des bords du manteau il suinte en abondance une liqueur pourpre foncée, dont l'animal colore au loin l’eau de la mer quand il apercoit quelque danger.

quelques zoophytes. Linnæus en a fait cette fausse application. Les anciens connaissaient très-bien nos animaux sous le nom de lèvre

marin , et leur atribuaient plusieurs propriétés fabuleuses.

Il s'en trouve deux ou trois espèces dans nos mers, et les mers plus éloignées en fournissent aussi (1).

Les DoLaBeLLes. ( DorABELLA. Lam.)

Ne différent des aplysies que parce que leur coquille est calcaire, et que les branchies et ce qui les entoure sont à l'extrémité postérieure du corps, qui ressemble à un cône tronqué. On en trouve dans la Méditerranée et dans la mer des Indes (2).

Les Norarcnes. (NorTarcaus. Cuv.)

Ont leur manteau sans coquille et seulement fendu obliquement au-dessus du col, pour conduire aux branchies qui ressemblent à celles des aplysies, ainsi que tout le reste de leur organisation (3). Ils viennent de la mer des Indes.

Les ACÈRES. ( AKkERA. Müller. )

Ont les branchies couvertes commeles genres précédens ; mais leurs tentacules sont tellement raccourcis et élargis, qu’ils paraissent n’en avoir point

(1) Les espèces d’aplysies ne se distinguant que par la taille et les couleurs, sont difficiles à déterminer avec certitude. Il me paraît que nous pouvons établir l’apl. fasciuta , Poiret; noire , 4 bords da manteau rouge ; — l’apl. purctata , Curv.; brune , 1achetée de blanchâtre ;—lapl. depilans, Bohaisch. ; livide, nuée de noirâtre ; etc.

(2) Dolabella Rumphii, Cuv. Ann. Mus. V, xxix, 1. et Rumph. thes. Amb. pl, x, 6, des Moluques ; — dolabella Rondeletii, Rondel. 520, de la Méditerranée ; — dolabella dolabrifera, Cu. de l’'Isle-de-France, par M. Mathieu.

(3) L'espèce est nouvelle : de l’Isle-de-France, par M. Mathieu.

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du tout ; ils sont remplacés par un grand bouclier charnu et à peu près rectangulaire. Du reste leur hermaphroditisme, la position de leurs deux sexes, la complication et l’armure de leur estomac, la liqueur pourpre que répandent plusieurs de leurs espèces , les rapprochent des aplysies. Leur coquille, dans celles qui en ont une, est plus ou moins roulée sur elle-même, avec peu d’obliquité, sans spire saillante, sans échancrure ni canal ; et la columelle fesant une saillie convexe donne à l'ouverture la figure d’un croissant, dont la partie opposée à la spire est toujours plus large et arrondie.

M. de Lamarck nomme BuLLées celles où la coquille est

cachée dans l'épaisseur du manteau. Elle fait très-peu de tours, et l’animal est beaucoup trop gros pour y rentrer.

L’Amande de mer, ( Bullæa aperta. Lam. Bulla aperta et 1 obaria quadriloba. Gm.Phyline quadripartita.Ascan.) Müll. Zool. Dan. III, pl. cr. Planc. Conch. Min. Not. pl. xr. Cuv. Ann. du Mus. t. £, pl. XIT, 1-6 (1).

Animal blanchâtre, d'un pouce de long, que le bouclier charnu formé par les vestiges de ses tentacules , les bourrelets latéraux de son pied, et son manteau occupé par sa coquille, semblent diviser en quatre lobes à sa face supérieure. Sa coquille mince, blanche, demi-transparente, est «presque toute en ouverture; son gésier est armé de trois pièces osseuses rhomboïdales très-épaisses. On le trouve dans presque toutes les mers, où il vit sur les fonds vaseux.

M. de Lamarck laisse le nom de Buczes ( Buzra(2)),

(1) Le sormet, Adans. Sénég. pl. I, f. 1, est au moins une 6spéce très-voisine.

(2) Le genre bulla comprenait , selon Linn. non-seulement toutes

lès acères , mais encore les auriçules , les agathines, les physes, les

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aux espèces dont la coquille, recouverte seulement d’ui lécer épiderme, est assez considérable pour donner retraite à l'animal. Elle se contourne un peu plus que dans les bullées.

L'Oublie.( Bulla lignaria. TL.) Martini, 1, xx1, 194, 95, Cuv. Ann. Mus. XVI, r.

Sa coquille oblongue, à spire cachée, à ouverture ample, très-large par le bas, représente une lame lâchement roulée, et rayée selon la direction des tours. L’estomac de l’animal est armé de deux grandes pièces osseuses en demi-ovale, et d’une petite comprimée (1).

La Muscade. ( Bulla ampulla. XL.) Martini L,xx11,

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