‹ Le règne animal distribué d'après son organisation (volume 3)Chapitre 72 sur 101 · TT ——————————— · texte numérisé non relu

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(1) Ajoutez turbo lincina, List. 26,24 AA labeo, List, 25,23 5 — ë. dubius, Born. XIII, 5, 6 ;—5. limbatus, Chemn, IX, cxxuT, 1075.

Les VaLvées. ( VALVATA. Müll. )

Vivent dans les eaux douces ; leur coquille est presque enroulée dans un même plan, comme celle des planorbes, mais son ouverture est ronde, munie d’un opercule, et l'animal, qui porte deux tentacules grèles, et les yeux à leur base supérieure, respire par des branchies.

Dans une espèce de ce pays-ci :

Le Porte-Plumet, ( Valvata cristata. Müll.) Drap. T, 9323 39:

La branchie, faite comme une plume, sort de dessous le manteau, et flotte au dehors avec des mouvemens de vibration, quand l’animal veut respirer ; au côté droit du

} corps est un filament qui ressemble à un troisième tentacule. Le pied est divisé, en avant, en deux lobes crochus. La verge du male est grêle, et se retire seulement dans la cavité respiratoire. La coquille, qui a à peine trois lignes de large, est grisâtre, plate, et ombiliquée. On la trouve dans les eaux dormantes (1).

Les PALUDINES. ( FPAruDINA. Lam.)

Ont été nouvellement séparées des cyclostomes, parce qu’elles n'ont point de bourrelet à à leur ouverture; que celle-ci, aussi-bien que leur opercule, a un petit angle vers le haut, et que, leur animal ayant des branchies, vit dans l’eau comme tous les genres suivans. Il porte une trompe trèscourte, deux tentacules pointus; les yeux à leur base externe; une petite aile membraneuse de chaque côté du corps en avant; le bord antérieur de son pied double; l’aile du côté

On doit remarquer parmi les fossiles, le cyclostoma mumia de Lam. Brongn. Ann. Mus. XV, xx11, t1.

(1) Ajoutez valyata planorbis, Drap. I, 34, 55 ;—#, minuta , id, 56-35.

droit se fecourbe en un petit canal, qui introduit l'eau dans la cavité respiratoire.

Dans l’espèce commune,

La Pivipare à bandes, de Geoffr. ( Xelix vivipara. Lin. ) Drap. I, 16.

Dont la coquille, lisse et verdâtre, a deux ou trois bandes longitudinales pourpres, et qui habite en abondance toutes nos eaux dormantes, la femelle produit des petits vivans ; on les trouve, au printemps, dans son oviductus ; dans tous les états de développement. Spallanzani assure que les petits, pris au moment de leur naissance, et nourris séparés , reproduisent sans fécondation, comme ceux des pucerons. Cependant, les mâles sont presque aussi communs que les femelles ; ils ont une grande verge qui sort et rentre comme celle des hélix, mais par un trou percé dans le tentacule droit, ce qui fait toujours paraître ce tentacule plus grand que l’autre. C’est un moyen de reconnaiîlre le mäle (x).

La mer produit quelques espèces, qui ne diffèrent des paludines que par une coquille épaisse. Tel est

Le V'ignau. (Turbo littoreus. L.) Chemn. V,cLxxxv, 1852.

Qui fourmille sur nos côtes. Sa coquille est ronde, brune, rayée longitudinalement de noirâtre. On ie mange.

Lrs Monopontes. (Monopox. Lam.)

Ne diffèrent des paludines épaisses que par une dent mousse et légèrement saillante au bas de leur columelle, qui a quelquefois encore une fine dentelure. Plusieurs ont

(1) Ajoutez eyclost. achatinum, Drap. 1, 18 ;—c. impurum,; id. 19, 20 ; Où helix tentaculata, 1. etc. et les petites espèces des élangs d'eau salée, décrites par M. Beudant , Ann. Mus. XV, p. 199.

aussi le bord extérieur de l’ouverture crénelé. L'animal est plus orné ; il porte généralement de chaque côté trois filets aussi longs que ses tentacules. L’opercule est rond et corné. On en trouve une petite espèce très-abondante sur nos côtes.

( Trochus tessellatus. L.) Adans. Sénég. XII, 1. List. 642, 33, 34.

À coquille brune, tachetée de blanchätre (1).

Les Tourres. (Trocaus. Lin.)

Ont des coquilles dont l'ouverture anguleuse à son bord externe approche plus ou moins au total de la figure quadrangulaire, et se trouve dans un plan oblique par rapport à l'axe de la coquille , parce que la partie du bord, voisine de la spire , avance plus que le reste. La plupart de leurs animaux ont, comme ceux des monodontes, trois filamens à chaque bord du manteau , ou au moins quelques appendices aux côtés du pied.

Parmi ceux qui n’ont pas d’ombilic, il y en a dont la columelle, en forme d’arc concave, se continue sans aucun

ressaut avec le bord extérieur. C’est l’angle et l’avancement de ce bord qui les distingue des turbo (2).

(1) Ajonteztrochus labeo, Adans. Sénég. XII, List. 684,492 ; —troch. pharaonius, List. 637, 25 ;—{r. rusticus, Chemn. V, czxx , 1645-46; —tr. nigerrimus, ib. 47 ;—tr. ægyptius, id. CLxx1, 1663-4 ;—tr. viridulus, ib. 1697 ;—tr. carneus , ib. 1682 ;—tr. albidus , Born. XI, 19, 20 ;—é7. asper, Cliemn. 1b. cLxXVI, 1582; —tr, citrinus,Knorr. Del. 1,x.7;—tr. granatum , Chemn. V, CLXX, 1654-55 ;—tr. crocatus , Born. XIE, 11, 12;—{urbo atratus , Chemn, V, cLxxvII, 1754-55 ; — turbo dentatus, id. cLxxvnit, 1767-8.

(2) Troch. inermis, Chemn. V, cLxx1tF, 1719-13 ;—tr. cookir, id.

Plusieurs sont aplatis, à bord tranchant, ce qui les a fait comparer à des molettes d’éperon. Ce sont les CALcAR Montfort (1).’

D’autres ont la columelle distinguée vers le bas par une petite proéminence, ou veslige de dent pareille à celle des monodontes, dont ces trochus ne diffèrent que par l’angle de leur ouverture et l’avancement de leur bord. L’ouverture y est d'ordinaire à peu près aussi haute que large (2).

Quelques-uns l’ont, au contraire, beaucoup plus large que haute, et leur base concave les rapproche des calyptirées (3).

D'autres, où l'ouverture est aussi bien plus large que haute, ont la columelle en forme de eanal spiral (4).

Ceux d’entre eux qui ont la coquille turriculée, se rapprochent des cerites (5).

Parmi les #rochus ombiliqués, les uns n’ont pas non plus de ressaut à la columelle; la plupart sont aplatis, et ont l'angle extérieur tranchant.

CLXIV, 1551;—tr. cœælatus, 14, cux11, 1556-37 ;—tr. imbricatus, 1b. 1532-33 3;—tr. tuber, id. cLxv, 1575-74 ;—tr. sinensis, ib. 1564- C5 ;—turbo pagodus, id. cuxutr, 1541-42 ;—+turbo tectum—persicum, ib. 1543-44,

(1) Turbo calcar, L. Chemn. V, crx1v, 1552 ;—#. stellaris, id. 1955 ;—+. aculeatus , id. 1554-57.

(2) Tr. granatum, ib. 1654-55 ;—1tr. Èyzyphinus, cLxvI, 1592- 98 ;—t{r. conuS , CLXVII, 16010 ;—17. maculatus , CLXVIN , 1617-18, ; — 17. americanus, CLXII, 1554-55 ;—tr. conulus, Gualt. Lxx, M.

(3) Trochus concavus, Chemn. V, cLxxvIII , 1620-21.

(4) Trochus foseolatus, Chemn. V, cLx1, 1516-19 ;—#r. mauritianus, id. CLXI, 1547-48 ;—fenestratus , ib. 1549-50 ;—tr, obeliscus , €ELX, 1510-10.

(5) Trochus telescopium, Chemn. V, cLx, 1507-09.

PECTINIBRANCHES. 425 De ce nombre est

La Frippière. ( Trochus agglutinans. L,) Chemn. V, crxx11, 1688 , 9.

Remarquable par son habitude de coller et d’incorporer même à sa coquille, à mesure qu’elle s'accroît, divers corps étrangers , tels que petits cailloux, fragmens d’autres coquilles, etc.; elle recouvre souvent son ombilic d’une lame testacée (1).

Il yen a cependant aussi, à bords arrondis;

Tel en est un petit , le plus commun sur nos côtes (77. cinerarius. L.) Chemn. V, ccxx1, 1686, verdäire, rayé obliquement de violet.

D’autres, où la columelle a une proéminence vers lebas (2).

D'autres , où elle est crénelée sur sa longueur (3).

Les Caprans, (Socarrum. Lam.)

Se distinguent des autres toupies par une spire en cône irès-évasé, dont la base est creusée d’un ombilic extrèmement large , où l’on suit de l’œil les bords intérieurs de tous les tours marqués par un cordon crénelé (4).

C’est ici qu’il faut placer les coquilles complètement aquatiques, ou respirant par des branchies,

(:) Ajoutez trochus indicus, Chemn. V, cuxxir, 1697-98 ;—{#roch. imperialis, CLXXUI, 1714, et CLXXIV, 1719 5— tr. solaris, ib. 1701, 1702 ,et 1716, 1717 ;—tr. planus,ib. 1721, 1722.

(2) Tr. virgatus, Chemn. V, cLx, 1514-15; —+r. niloticus, Chemn. V, cLxvir, 1605-7, CLXVIIT, 1614 ;—tr. vernus, 1. CLXIX , 1625-26 ;—tr. inœqualis,cLxx, 1656-57 ;—tr. magus, CLXX1, 1659- 57;—tr. conspersus, Güali. Lxx, B.;—{r. jujubinus, CLXVIT, 1012,

(5) Tr. maculatus, cuxvinr, 1615, 1616 ;—1r. eostatus, CLXIX, 1054 ;—tr. viridis, CLXx, 1644 ;—tr. radiatus, ib. 1640-42.

(4) Trochus perspectivus, Li. Chemn, V, cLxx11, 1691-06 ;—t#r. stramineus , ib. 1600 ;—tr. variegatus, ib. 1708 ,1709 ;—tr. infundibuliformis , 1b. 1506, 1707? k

qui appartenaient à l’ancien genre Lelix, C’est-àdire, dans lesquelles l’avant-dernier tour forme, comme dans les helix, les lymnées, etc., une saillie convexe , qui donne plus ou moins à l'ouverture la figure d’un croissant. Nous les réunirons sous le nom commun de

CoxcayLie. (CoxcuyLcium. Cuv. )

Qui embrassera quatre sous-genres.

LEs AMPULLAIRES. ( AmMPULLARIA. Lam.)

Dont la coquille ronde et ventrue, à spire courte comme celle de la plupart des hélices, a son ouverture plus haute que large, munie d’un opercule, et sa columelle ombiliquée. Elles vivent dans les eaux douces des pays chauds. Leur animal n’a point encore été décrit; mais il est probable qu'il ressemble plus ou moins à celui des paludines (1).

Les MÉLANIES. (MELANIA. Lam.)

Ont une coquille plus épaisse, à ouverture plus haute que large, qui s’évase à sa partie opposée à sa spire. La columelle n’a ni repli mi ombilic; la spire varie beaucoup pour l’allongement. | | |

Les mélanies vivent dans les rivières; mais il n’y en a point en France, et ôn ne connaît pas bien leur animal (2).

Les PHASIANELLES. (PHASIANELLA. Lam.)

Dont la coquille oblongue comme celle de plusieurs lymnées et bulimes , et ayant de même son ouverture plus

(1) Æelix ampullacea , X,. List. 130,30 ;—bulimus urceus, Brug. List. 126, 25,

(2) Hel. amarula, Li. Chemn. IX, cxxxrv, 1218, 1219 ;—hel. Jfuscata, id. cxxxv, 1229 ge hel, aspera , 11. CXXXVI; 1299-60. —

haute que large , est de plus munie d’un opercule, et a Le bas de la columelle sensiblement aplati et sans ombilic.

Ce sont des espèces des mers des Indes, que leurs couleurs douces et agréablement nuancées font rechercher des amateurs. Leur animal a deux longs tentacules, les yeux portés sur deux tubercules de leur base extérieure, de doubles lèvres échancrées et frangées , ainsi que les ailes qui portent chacune trois filamens (1).

Il y en a où la columelle forme vers le bas un angle un peu saillant en dedans; leur coquille dépouillée de sa couche extérieure , est d’un beau nacre couleur d’'émeraude (2).

Les JANTHINES. (JANTHINA. Lam.)

Dont la coquille assez semblable à celle de nos colimaçons terrestres , mais un peu anouleuse au bord externe, a sa columelle un peu prolongée au-delà du demi-ovale que formerait sans ce prolongement le bord extérieur. L'animal n’a point d’opercule, el porte sous son pied un organe vésiculaire semblable à une bulle d’écume , mais de substance solide, ce qui l'empêche de ramper, mais lui permet de flotter à la surface de l’eau. Sa tête en forme de trompe cylindrique , terminée par une bouche fendue verticalement et armée de petits crochets, porte de chaque côté un a fourchu.

L'espèce commune, (ÆZelix Janthina, 1.) List. 572,24, est une jolie coquille violette, très-abondante dans la Méditerranée. Quand on touche l'animal, il répand une liqueur épaisse d’un violet foncé, qui teint autour de lui l’eau de la mer. |

Strombus auritus, Chemn.ITX,cxxxvi, 1265-6.

(1) Buccinum tritonis, Chemn. IX ,cxx, 1035, 1036 ; —/helix solida Born. XIII, 18, 19.

(2) Trochus rostratus, Chemn. V, cixt, 1524, 25;—7r. gris, ib. 1522-25 : ce sont les CANTHA ripEs de Montf.

428 GASTÉROPODES Les Nérites (NERITA. Lin. )

Sont les coquilles qui ont leur columelle en ligne droite, ce qui rend leur ouverture demi-circulaire où demi-elliptique. Cette ouverture est généralement grande par rapport à la coquille, mais toujours munie d’un opercule qui la ferme complètement. La spire est presque effacée et la coquille demi-globuleuse.

Les NaTices. (NaricAa. Lam.)

Sont des nérites à coquilles ombiliquées ; celles dont on connaît l’animal ont un grand pied , des tentacules simples, portant les yeux à leur base et un opercule corné (r).

Les NÉRITES propres. (NEr1TA. Lam.)

N'ont point d'ombilic. Leur coquille est épaisse, leur columelle dentée, leur opercule pierreux; leur animal porte les yeux sur des pédicules à côté des tentacules, et n’a qu'un pied médiocre (2). ,

Les NÉRITINES. Lam.

Ont la coquille sans ombilic, mince, l’opercule corné; elles vivent dans les eaux douces.

L'animal est éomme dans les nérites propres. Le plus souvent leur columelle n’est pas dentée.

Nous en avons une petite agréablement variée en couleur, très-abondante dans nos rivières. (Nerrta fluviatilis. L. ) Chemn. IX, cxx1v , 160 (3).

(1) Voyez pour les espèces la première div. de Gmel. et Chemn. V, pl. CLxxxVI-CLXxxIx, :

(2) Voyez pour les espèces la troisième div. de Gmel. et Chemn. V, Pl. CLEXEX-CLxxXXITL

(5) Ajoutez nerita turrita, Chemn, IX, cxx1v, 1085.

Quelques unes y ont cependant de fines dentelures (1).

La deuxième famille des gastéropodes pecünibranches,

Ou res BuccInoiDes.

À une coquille spirale , dont l'ouverture a près de l’extrémité de la columelle une échancrure ou un canal pour le passage du syphon ou tuyau qui lui-même n’est qu'un repli prolongé du manteau.

Les CorneTs. ( Conus. EL.)

Ainsi nommés de la forme conique de leur coquille ; la spire , ou tout-à-fait plate ou peu saillante , forme la base du cône ; sa pointe est à l'extrémité opposée ; l’ouverture est étroite , étendue d’un bout à l’autre, sans renflement n1 plis, soit au bord, soit à la columelle. L'animal est d’une minceur proportionnée à l'ouverture qui lui donne passage ; ses tentacules et sa trompe s’allongent beaucoup ; les premiers portent les yeux en dehors près de la pointe ; l’opercule placé obliquement sur l'arrière de son pied, est étroit et trop court pour fermer toute l’ouverture de la coquille.

Les coquilles de ce genre ont généralement de très-belles couleurs, ce qui les a fait recueillir en

(1) Nerita pulligera, ib. Chemn. loc. cit. 1078-79 ;—nerita virginea, List. 604-606 ;—nerita çorona, 1083-84,

grande abondance dans les cabinets. Nos mers v’en produisent que très-peu (1).

Les PoRCELAINES. ( CYPRÆA. L.)

Ont aussi la spire très-peu saillante, et l’ouverture étroite et s'étendant d’un bout à l’autre; mais leur coquille bombée au milieu et presque également rétrécie aux deux bouts, offre une forme ovale, et leur ouverture, dans l’animal adulte, est ridée transversalement à ses deux côtés. Le manteau est assez ample pour se recourber sur la coquille et l’envelopper ; 1l la couvre à un certain âge d’une couche d’une autre couleur , en sorte que cette différence, jointe à la forme que prend l'ouverture , ferait prendre l'adulte pour une autre espèce. L'animal a des tentacules médiocres , portant les yeux à leur base externe, et un pied mince sans opercule.

Ce sont aussi des coquilles très-belles en couleurs, et dont on a beaucoup rassemblé dans les cabinets, quoiqu’elles viennent presque toutes des

mers des pays chauds (2).

Les Ovues. (OvuLA. Brug.)

Ont la coquille ovale et l’ouverture étroite et

(1) On peut voir sur les espèces de ce beau genre, l’article et les planches de Bruguières dans l'Encycl. méthod. où il est parfaitement décrit et représenté, et l’'énumération encore plus complète qu’en a faite M. de Lamarck, Ann, Mus., tome XV. “

(2) Voyez pour les espèces le genre cypræa de Gmel. et les figures recueillies par Bruguières pour l'Encyclopédie, +

PECTINIBRANCHES. A3t

longue comme les porcelaines; mais sans rides du côté de la columelle; la spireest cachée, et les deux bouts de l'ouverture à peu près également échancrés ou également prolongés l’un et l’autre en canal. Linnæus les confondait avec les bulles dont

Bruguières les.a séparées avec raison, Leurs animaux sont inconnus,

M. de Montfort appelle en particulier Ovuzes, celles où le bord extérieur est ridé en travers (1).

Il nomme NaAveTTrEs (Vorva) celles où les deux bouts de l’ouverture se prolongent en canal, et où le bord extérieur lui-même n’est pas ridé (2).

Quand ce bord extérieur n’est pas ridé, ni les extrémités de l'ouverture prolongées, il les appelle Cacpurnes (3).

Les TARIÈRES. (TEREBELLUM. Lam.)

Ont la coquille oblongue, l@uverture étroite, sans plis ni rides, et s’élargissant uniformément jusqu’au bout opposé à la spire, laquelle est plus ou moins saillante selon les espèces (4). On ne connaît pas leurs animaux.

Les VoLuTtEs. (VoLuTA. Lin.)

Varient pour la forme de la coquille et pour celle de l'ouverture; mais se reconnaissent à l’é-

(1) Bulla ovum, X. List. 711, 65.

(2) Bulla volva, L. List. 711, 65.

(5) Bulla verrucosa, Li. List, 712,67, dont nous ne séparons pas les uLrimes Monif, ; ou bulla gibbosa, 14, List. 711, 64,

(4) Conus terebellum, L.

chancrure sans canal qui la termine et à des plis saillans et obliques de leur columelle.

Bruguières en avait d’abord séparé Les Ozrves. (OLrva. Brug.)

Ainsi nommées à cause de la forme oblongue de leur coquille, dont l'ouverture est étroite, et les plis de la columelle nombreux et semblables à des stries. Ces coquilles ne le cèdent point en beauté aux porcelaines (r).

Le reste du genre volute, a été ensuite subdivisé en cinq par M. Ge Lamarck.

Les VoLures propres. (VozurA. Lam.)

Ont l’ouverture ample, et la columelle marquée de quel-:

ques ëros plis, dont le plus éloigné de la spire est le plus fort. Leur spire varie beaucoup en saillie.

Les unes ( Cymsium. Montf. ) ont le dernier tour ventru, leur animal a un très-grand pied charnu sans opercule , et sur la tête un voile duquel sortent les tentacules. Les yeux sont sur ce même voile en dehors des tentacules. Ces coquilles deviennent très-crandes , et plusieurs sont fort belles (2).

D’autres ( VorurTA. Montf. ) ont le dernier tour en cône, se rétrécissant au bout opposé à la spire (3).

(1) Zoluta porphyria, vol. oliva, et en général toutes les volutes eylindroïdes de Gmel. , 5438 et suivantes.

(2) Vol. æthiopica, List. 707, 4;—+. cymbium, 796, 3, 800, 7.;— v. olla, 704, 1;—+. Neptunti, 802, 8 ;—v. navicula, 795, 2 ;—v. papillaris, Séb. IIT, Lx1IV, 9 ;—. indica, Martini, HT, LXxXI1, 772, 975 ;—v.cymbiola, Chemn. X ,cxLvIn1, 1585, 1586; —v. præputium, List. 708 , 1;—v. spectabilis, Davila, I, vin, S. R

(5) Foluta musica, List. 805 , 14, 806, 15;—». scapha , 799, 6; —v. vespertilio, 807, 16, 608, 17 ;=1. hebræa, 809 , 18 ;—v. vexiilum, Martini, IL, Cxx , 1098 ;—v. flavicans, ib. xCv, 922, 925; — v. uadulata, Lam, Ann, Mus. etc.

Les ManGinELLEs. (MARGINELLA. Lam.)

Avec les formes des volutes conoïdes, ont le bord extérieur de l’ouverture garni d’un bourrelet. Leur échancrure est peu marquée. Selon Adanson, leur animal a aussi Le pied très-grand et manque d’opercule. Il recouvre en partie la coquille en relevant les lobes de son manteau. Ses tentacules portent les yeux sur le côté externe de leur base (1). = M. de Lamarck en distingue encore les CoLomBrLies (Coroms8ELLA.) dont les plis sont nombreux et le bourrelet du bord externe renflé dans son milieu (2).

Les M1TREs. (MirrA. Lam.)

Dont l'ouverture oblongue a quelques gros plis à sa columelle, et le plus voisin de la spire le plus gros. Leur spire est généralement pointue et allongée; plusieurs espèces sont brillamment tachetées de rouge sur un fond blanc (3).

LEs CANCELLAIRES. ( CANCELLARIA. Lam.)

Dont le dernier tour est ventru et l'ouverture ample et

(1) Voluta glabella, Adans. IV, genre x, 1 ;—voluta faba, ib. 2; —vol. prunum , ib. 3 ; —vol, persicula , ib. 4 , et en général toute la pl. xzur, vol. :I de Martini;—vol. marginata, Par IX, 5-6.

(2) Voluta mercatoria, List. 824, 43 ;—vol. rustica, List, 824, &h;—vol. mendicaria, et presque touie la pl. xLIY de Martini , vol. IT.

(3) Telles sont vol, episcopalis, List. 839,66 ;—vol, papalis, ib. “as et 840, 68;—vol. cardinalis, 858, 65. Ajoutez vol. patriarchalis, vol. pertusa, 822, 4o;—vol. ete Martini, IV, cxzvin, 1566 ;=—vol, plicaria, List. 820, 37;—vol. sanguisuga, List. 821, 8; —vol. caffra, Martini, IV, cxzvitr, 1569, 1970 ;—vol. acus, id, CLVIT, 1403, 1494 ;—vol. scabricula, id. cxLix , 1588 - 89 ; —»ol. maculosa, ib. 1357 ;—vol. nodulosa, ib. 1385 ;—vol. spadicea, id. cz,

1592 ;—v. aurantia, ib. 1393- 94 ; ;—v, decussata , 1505 ;—#. tunicula ; 137 Ge

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