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(1) Solen anatinus , Chemn. VI, vi, 46-48.
(2) Encycl. 230, 6 , sous le nom de Te Je pense que les RuPrcoLEs , Fleuriau de Belley. ‘(Voy. Roissy, VI, 440), doivent ètre voisines de ce sous-genre. Elles vivent dans l'intérieur des pierres, ‘comme les petricoles , les pholades, etc.
(5) Mya siliqua , Chémn. XI, 198, f. 1954 ;—la glycimère rousse, Bosc. Coq. LIT, xvir , 3.
(4) Mya glycimeris, L. Chemn. VI, nr. C’est sans aucune autorité qu’on la dit de la Méditerranée.
(5) Panope de Faujas, Mesnard Lagr. Ann. Mus. IX, xur.
C’est dans ce voisinage que doivent venir sans doute les saxicaves
de M. Fleuriau de Bellevue, petites coquilles creusant l’intérieur des pierres, Vid, Roissy, VI, 441.
490 ACÉPHÂLES Les Panpores. Brug.
Qui ont une valve beaucoup plus plate que l’autre, un ligament intérieur placé en travers, accompagné en avant d’une dent saillante de la valve plate, Le côté postérieur de la coquille est allongé. L'animal rentre plus complètement dans sa coquille que les précédens , et ses valves ferment mieux, mais il a les mêmes mœurs.
On n’en connaît qu’une espèce de la Méditerranée (1).
Ïc1 viennent encore se grouper quelques petits genres singuliers.
Les GAsrrocHÈnes. (GASTROCHÆNA. Spengler. ):
* Dont les coquilles manquent de dents, et dont les bords très-écartés en avant, y laissent une très-grande ouverture oblique, vis-à-vis de laquelle le manteau a un petit trou pour le passage du pied. Le double tube qui rentre entièrement dans la coquille est susceptible de beaucoup d’allongement.
Les uns ont, comme les moules, les sommets à l'angle antérieur (2); d’autres les ont plus rapprochés du milieu (3). Elles vivent dans l’intérieur des madrepores qu'elles
percent. | | Les Byssomres. Cuv.
Dont les coquilles oblongues et sans dent marquée , ont l'ouverture pour le pied, à peu près dans
(1) Tellina inœquivalwis, Chemn. VI, x1, 106 , et pour l’animal Poli.
(2) Pholas hians, Chemn. X, czxxir , 1678, 1679.
(5) 14. 1681, espèce très-différente de la précédente , que Chemu. »’a pas assez distinguée,
TESTACÉS. 491 le milieu de leurs bords et vis-à-vis des sommets. Ils pénètrent aussi dans les pierres, les coraux.
On en a un très-nombreux dans la mer du Nord, qui est pourvu d’un byssus (1).
Les HrATELLES, ( HrATELLA. Daud.)
Ont la coquille bäillante pour le passage du pied vers le milieu de ses bords, comme les précédens, mais leur dent de la charnière est un peu plus marquée. Leur coquille a souvent en arrière des rangées d’épines saillantes. |
Elles se tiennent dans le sable, les zoophytes, etc.
La mer du nord en possède une petite (2):
Les SoLEns. (SoLEN. L.)
Ont aussi la coquille seulement bivalve , oblongue ou allongée ; mais leur charnière est toujours pourvue de dents saillantes et bien prononcées , et leur ligament teujours extérieur.
Les SOLENS proprement dits. ( Son, Cuv.) Vulgairement manches de couteau.
Ont la coquille en cylindre allongé, et les dents vers l'extrémité antérieure par où sort le pied. Celui-ci est conique et sert à l’animal à s’enfoncer dans le sable qu'il creuse
avec assez de vitesse quand il aperçoit du danger.
(1) Mytilus pholadis, Müll. Zool. Dan. Lxxxvir, 1, 2, 3, ou mya byssifera, Fabr. Groënl.
(2) Solen minutus, 1. Chemn. VI, vr, 51, 52, ou mya arctica, Fabric. Groënl, qui paraît le même que l’hiat. à une fente, Bosc, Coq. HIT, xxt, 1 ; —l’hiat, à deux fentes, id, ib. 2.
Nous en avons plusieurs le long de nos côtes (1). . On pourrait distinguer les espèces où les dents se rapprochent du milieu ; les uns ont encore ia coquille longue et étroite (2);
D’autres l’ont plus large et plus courte; leur pied est trèsgros. Nous en avons de ceux-ci dans la Méditerranée (3).
Dans les SANGUINOLAIRES. (SANGUINOLARIA. Lan.)
La charnière est à peu près comme dans les solens larges, mais les valves ovales ,se rapprochent beaucoup plus à leurs deux bouts , où elles ne font que bäiller, comme certaines mactres (4).
Les PHoLADEs ou Darcs. ( PaoLas. L.)
Ont deux valves principales larges et bombées du côté de la bouche, se rétrécissant et s’allongeant du : côté opposé , et laissant à chaque bout une grande ouverture oblique ; leur charnière a , comme celle des myes proprement dites , une lame saillante d’une valve dans l’autre , et un ligament intérieur. allant de cette lame à une fossette correspondante. Leur manteau se réfléchit en dehors sur la charnière, et y contient une et quelquefois deux ou trois pièces calcaires surnuméraires. Le pied sort par l’ouverture du côté de la bouche qui est la plus large, et
(1) Solen vagina, Chemn. VI, 1v, 26-28 ;—s. siliqua , ib. 29; —s. ensis,1b. 30;—5. maximus ,1b. v, 35 ;—s. cultellus, ib. 37.
(2) Solen legumen, Chemn. VI, v,32-34.
(5) Solen sirigilatus, Chemn. VI, vi, 41-45;—5. radiatus, id. v, 58-40 ;—s. minimus, ib. 31 ;—s. coarctalus, VI, 45 ;—s. vespertinus, id. wir, 60.
(4) Solen sanguinolentus, Chemn. VI, vu, 56 ;—s, roseus, ib, 55.
du bout opposé sortent les deux tubes réunis et susceptibles de se beaucoup dilater en tout sens.
Les pholades habitent des conduits qu’elles se pratiquent , les unes dans la vase, les autres dans l’inrieur des pierres, comme les lithodomes , les pétricoles , etc.
On les recherche à cause de leur goût agréable. Nous en avons quelques espèces sur nos côtes.
Tel estle Dai/commun.(Pholas dactylus.1.) Chemn.VTJIT, CI , 99 (1).
Les TARETSs. (TEREDo. L.)
Ont le manteau prolongé en un tayau beaucoup plus long que leurs deux petites valves rhomboïdales, et terminé par deux tubes courts, dont la base est garnie de chaque côté d’une palette pierreuse et mobile. Ces acéphales pénètrent tout jeunes et s’établissent à demeure dans l'intérieur des bois plongés sous l’eau, tels que pieux, quilles de navires, etc., et les détruisent en les criblant de toute part. On croit que pour s’erifoncer, à mesure qu'il grandit, le taret creuse ces bois à l’aide deses valves: mais ses tubes restent vers l’ouverture par où il est entré, et où il amène l’eau et les alimens par le mouvement de ses palettes. Le canal où il se tient est tapissé d’une croûte calcaire qu'il a transsudée ,
(1) Ajoutez phol. ortentalis, ib. 860, qui n’est peut-être qu’une variété de dactylus ;—phol. costata, ib. 863; —pA. crispata , id. cr, 872-874 ;—phol, pusilla ; ib. 867-71 ;—phol. striata, ib. 864-060.
et qui lui forme encore une sorte de coquille tubuleuse. Ces animaux sont très-nuisibles dans les ports de mer.
L'Espèce commune, (Teredo navalis. L.)
Apporlée, dit-on, de la Zone-Torride, a menacé plus d’une fois la Hollande de sa destruction , en ruinant ses digues. Elle est longue de six pouces et plus , et a des palettes simples.
Les pays chauds en produisent de plus grandes, dont les palettes sont articulées et ciliées. On doit les remarquer à cause de l’analogie qu’elles établissent avec les cirrhopodes.
Tel est le £eredo palmulatus. Lam. Adans. Ac. des sc. 1759, pl.9, fig. 12. ( Les Palettes.)
On a distingué des tarets,
Les FISTULANES. (FISTULANA. Brug.)
Dont le tube extérieur est entièrement fermé par le gros bout et ressemble plus ou moins à une bouteille ou à une massue; on l’observe tantôt enfoncé dans des bois ou des fruits qui apparemment avaient été plongés sous l’eau , tantôt simplement enveloppé dans le sable. L'animal a d’ailleurs deux petites valves et deux palettes comme les tarets. Il ne nous en vient de frais que des mers des Indes; mais nos couches en recèlent de fossiles (1).
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Gi) Teredo clava, Gmel. Spengl. Naturforsch, XIII, 1, et 11, cop. Encycl. Méthod. vers, pl. cLxvir, f. 6-16. C’est le fistulana gregata, Lamarck, — teredo utriculus, Gm. Naturf. X,1, 10, probablement lemême que fistulana lagenula, Lam. Encycl. méth. 1. c. f. 25; —fistulana clava, Lam. ib. 17-22.
H est probable que le pholas teredula , Pall, nov. act. Petrop. IT, Y1, 25, est aussi une fsfulane.
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