ANIMAUX ARTICULÉS EN GÉNÉRAL
tion.Cetteposition extérieure des parties dures, et celle des muscles dans leur intérieur , réduit chaque article à la forme d’un étui, et ne lui permet que deux genres de mouvemens.
Lorsqu'il tient à l’article voisin par une jointure ferme , comme il arrive dans les membres , il y est fixé par deux points, et ne peut se mouvoir que par gynglyme, c’est-àdire dans un seul plan, ce qui exige des articulations plus nombreuses pour produire une même variété de mouvement. Il en résulte aussi une plus grande perte de force dans les muscles, et par conséquent plus de faiblesse générale dans chaque animal à proportion de sa grandeur.
Mais les articles qui composent le corps n'ont pas toujours ce genre d’articulation; le plus souvent ils sont unis seulement par des membranes flexibles, ou bien ils emboitent l'un dans l’autre, et alors leurs mouvemens sont plus variés , mais destitués de force.
Le système d'organes par lequel les animaux articulés se ressemblent le plus, c’est celui des nerfs.
Leur cerveau placé sur l’œsophage et fournissant dés nerfs aux parties qui adhèrent à la la tête, est fort peut. Deux cordons qui embrassent l’œsophage, se continuent sur la lon-
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gueur du ventre, se réunissant d'espace en espace par des doubles nœuds ou ganglions, d'où partent les nerfs du corps et des membres. Chacun de ces ganglions semble faire les fonctions de cerveau pour les parties environnantes, et suflire pendant un certain temps à leur sensibilité, lorsque l’animal a été divisé. Si l’on ajoute à cela que les mâchoires de ces animaux , lorsqu'ils en ont, sont toujours latérales, etse meuvent de dehors en dedans, et non de haut en bas, et que l’on n’a encore découvert dans aucun d’eux d’organe disünct de l'odorat, on aura expruné à peu près tout ce qui s’en laisse dire de général; mais l’existence d'organes de l’ouie ; l'existence, le nombre, la forme de ceux de la vue; le produit et le mode de la génération, l'espèce de la respiration , l'existence des organes de la circulation, et jusqu’à la couleur du sang, présentent de grandes variétés, qu'il faut étudier dans les diverses subdivisions.