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LE TROISIÈME ORDRE DES INSECTES

LES PARASITES. ( Parasrra. Lat.)

N'ont que six pieds, et sont aptères, de même que les thysanoures; mais leur abdomen n'a point d'appendices articulées et mobiles. Ils n’ont, pour organes de la vue, que quatre ou deux petits yeux lisses; leur bouche est en grande partie intérieure, et présente au dehors soit un museau où un mamelon avancé renfermant un suçoir rétractile, soit deux lèvres membraneuses et rapprochées, avec deux mandibules en crochets. Ils ne forment dans Linnæus que le genre des

Pous. (Pepicuzus. L. )

Leur corps est aplati, presque transparent, divisé en douze ou onze segmens distincts, dont trois pour le tronc, portant chacun une paire de pieds. Le premier de ces segmens forme souvent une espèce de corselet. Les siigmates sont très-distincts. Les antennes sont courtes, de la même grosseur, composées de cinq articles, et souvent insérées dans une échancrure. Chaque côté de la tête offre un ou deux petits yeux lisses. Les pieds sont courts et terminés par un ongle très-fort ou par deux crochets, dirigés l’un vers l’autre. Ces animaux s’accrochent ainsi facilement soit aux poils des qua-

drupèdes , soit aux plumes des oiseaux, dont ils sucent le sang , et sur le corps desquels ils passent leur vie et se multiplient. Ils attachent leurs œufs à ces appendices cutanés. Leurs générations sont nombreuses et se succèdent très-rapidement. Quelques causes particulières et qui nous sont inconnues les favorisent d’une manière extraordinaire, et c’est ce qui a lieu, par rapport au pou de l’homme, dans la maladie pédiculaire ou phtiriase , et même dans notre enfance. Ces insectes vivent constamment sur les mêmes quadrupédes et sur les mêmes oiseaux , ou du moins sur des animaux de ces classes qui ont des caractères et des habitudes analogues. Un oiseau en nourrit souvent de deux sortes. Leur démarche

ji « est, en général , assez lente.

Les Poux proprement dits. (Pepicurus. Des.)

Ont pour bouche un mamelon très-petit, tubulaire, situé à l'extrémité antérieure de la tête, en forme de museau, et renfermant, dans l’inaction, un suçoir. Leurs tarses sont composés d’un article dont la grosseur égale presque celle de la jambe, terminé par un ongle très-fort, se repliant sur une saillie, en forme de dent de la jambe, et faisant avec cette pointe l'office de pince. Ceux que j'ai observés ne m'ont offert que deux yeux lisses, un de chaque côté.

L'homme en nourrit de trois sortes; leurs œufs sont connus sous le nom de lentes.

Le Pou humain du corps. (P. umanus corporis. DeG. Insect. A'RVPE US,

D'un blanc sale, sans taches, avec les découpures de l'abdomen moins saillantes que dans lasuivante. Elle vient uniquement sur le corps de l’homme, et pullule d’üne manière effrayante dans la maladie pédiculaire.

Le Pou humain de latéte,(P. humanus capitis. DeG. Insect. VH,2,6) |

Cendré, avec les espaces où sont situés les stigmates bruns ou noirâtres; lobes ou découpures de l’abdomen arrondis. — Sur la tête de l’homme, et particulièrement des enfans.

Les mâles de cette espèce et de la précédente ont, à l'extrémité postérieure de leur abdomen , une petite pièce écailleuse et conique, en forme d’aiguillon , probablement l'organe sexuel. |

Les Hottentots, les Nègres, différens singes mangent les poux, ou sont phtirophages. Oviédo prétend avoir observé que cette vermine abandonne, à la hauteur des Tropiques, les nautoniers espagnols qui vont aux Indes, et qu’elle les reprend au même point, lorsqu'ils reviennent en Europe. On dit encore que dans l'Inde, quelque sale que l’on soit, l’on n’en a jamais qu’à la tête.

Il fut un temps où la médecine employait le pou de l’homme pour les suppressions d'urine, en l’introduisant dans le canal de l’urètre.

Le Pou du pubis (P. pubis. Linn.) Red. Exp. xIX, 1.

Corps arrondi et large; corselet très-court, se confondant presque avec l’abdomen. Les quatre pieds postérieurs très-forts. Désigné vulgairement sous le nom de Morpion. Il s'attache aux poils des parties sexuelles et des sourcils. Sa piqûre est très-forte (x).

(1) Ajoutez pediculus bubali, Deg. Insect. VIT, 1, 12 ;—p. suis, Panz. Faun. Insect. Germ. LI, xvr. On en trouve aussi sur le bufle, le chameau , le cheval , l’âne , le tigre, etc.

Le pou du cerf, Panz. ibid. xy, appartient au genre mélophage, de l’ordre des diptères.

166 INSECTES Les Ricins. (Rrcrnus. De G.)

Ont la bouche inférieure, et composée à l'extérieur de deux lèvres et de deux mandibules en crochet. Leurs tarses sont très-distincts, articulés et terminés par deux crochets égaux. .

A l'exception d’une seule espèce, celle du chien, toutes \ Jes autres se trouvent exclusivement sur les oiseaux. Leur tête est ordinairement grande, tantôt triangulaire, tantôt en demi-cercle ou en croissant, et a souvent des saillies angulaires. Elle diffère quelquefois dans les deux sexes, de même que les antennes. J’ai aperçu , dans plusieurs, deux yeux lisses rapprochés de chaque côté de la tête. Suivant des observations que m'a communiquées M. Savigny, ces insectes ont des mâchoires avec un palpe très-pelit sur chacune d'elles , et cachées par la lèvre inférieure, qui a aussi deux organes de la même sorte. Ils ont encore une espèce de langue.

M. Leclerc de Laval m'a dit avoir vu, dans leur estomac, des parcelles de plumes d'oiseaux, et croit que c’est leur seule nourriture. De Geer assure cependant avoir trouvé l'estomac du ricin dx pinçon rempli de sang, dont il venait de se gorger. L'on sait aussi que ces insectes ne peuvent vivre long-temps sur les oiseaux morts. On les voit alors se promener avec inquiétude sur leurs plumes , particulièrement sur celles de la tête et des environs du bec.

Rédi en a représenté un grand nombre d'espèces, mais grossièrement.

Les unes ont la bouche située près de l'extrémité antérieure de la tête. Les antennes sont insérées à côté, loin

des yeux et très-petites (r).

(1) Pediculus sternæ hirundinis, Linn, Deg. Insect. VIT, 1V, 12; —pediculus corvi coracis, Linn. Des. ibid. 11;—7icinus fringillæ , Desg. ibid. 5, 6,7. — Pediculus tinnunculi, Panz. ibid. xvir.

Dans les autres, la bouche est presque centrale; les antennes sont placées très-près des yeux, et leur longueur égale presque la moitié de celle de Ja tête (r).

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