‹ Le règne animal distribué d'après son organisationChapitre 49 sur 92 · SUCEURS · texte numérisé non relu

SUCEURS

pieds , très-allongées , semblables à de petits vers, très -vives, se roulant en cercle ou en spirale, serpentant dans leur marche; d’abord blanches, et ensuite rougeâtres. Leur corps est composé d’une tête écailleuse , sans yeux, portant deux très-petites antennes , et de treize segmens, ayant de petites touffes de poils, avec deux espèces de crochets au bout du dernier. Leur bouche offre quelques petites pièces mobiles dont ces larves font usage pour se pousser en avant. Après avoir demeuré une dou- Zaine de jours sous cette forme, les larves se renferment dans une petite coque soyeuse , où elles deviennent nymphes, e: dont elles sortent en état parfait au bout d’un espace de temps de la même durée.

Chacun connaît la Puce commune ( Pulex irritans. XL.) Ros. [ns. IT, 11, 1v, qui se nourrit du sang de l’homme, du chien, du chat; sa larve habite parmi les ordures, sous les ongles des hommes malpropres, dans les nids des oiseaux, surtout des pigeons, s’attachant au cou de leurs petits , et les suçant au point de devenir toute rouge.

La Puce pénétrante ( Pul. penetrans. I) Catesb. Carol. III, x, 3, forme probablement un genre particulier. Son bec est de la longueur du corps. Elle est connue en Amérique sous le nom de Chique. Elle s’introduit sous les ongles des pieds et sous la peau du talon, et y acquiert bientôt le volume d’un petit poids par le prompt accroissement des œufs qu’elle porte dans un sac membraneux sous le ventre.

La famille nombreuse à laquelle elle donne naissance, occasionne , par son séjour dans la plaie, un ulcère malin difficile à détruire , et quelquefois mortel. On est peu exposé à cette incommodité fâcheuse, si on a soin de se

laver souvent, et surtout si l’on se frotte les pieds avec des feuilles de tabac broyées , avec le roucou et d’autres plantes âcres et amères. Les Nègres savent extraire, avec adresse, l’animal de la partie du corps où il s’est établi.

Divers quadrupèdes et oiseaux nourrissent des puces qui paraissent différer spécifiquement des deux précédentes.

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