XXXIX
On peut faire un sous-genre distinct, des Midaus (Fréd. Cuv.) , qui ont les dents, les pieds, et jusqu'aux couleurs des mouffettes; mais dont le museau tronqué, prend la forme d'un groin, et dont la queue est réduite à un petit pinceau.
On n'en connaît qu'un :
Le Télagon de Java. {Midaus meliceps. Fréd. Cuv. et Horsfield. Jav.)
Noir; la nuque , une raie le long du dos et la queue blanches; la raie dorsale est quelquefois interrompue au milieu. Son odeur est aussi mauvaise que celle d'aucune mouffette.
Les Loutres (Lutra, Storr.)
Ont trois fausses molaires en haut et en bas, nu fort talon à la carnassière supérieure , un tubercule au coté interne de l'inférieure, et une grande tuberculeuse presque aussi longue que large en haut ; leur tête est comprimée et leur langue demi-rude. Elles se distinguent d'ailleurs de tous les sous-genres précédents par leurs pieds palmés et par leur queue aplatie horizontalement : deux caractères qui en font des animaux aquatiques ; elles se nourrissent de poisson.
La Loutre commune. {3Iuslela lutra. L.) Buff. VIII , xi.
Brune dessus, blanchâtre autour des lèvres, aux joues et sous tout le corps. On en voit quelquefois mouchetées de blanchâtre. Des rivières d'Europe.
(1) C'est le pékan de Daubenlon ; mais il n'a pas toujours du blanc sous la gorge. Il y a oncnie plusieurs espèces de putois ou de martes indiquées par Molina , de Ilumboldt et IJarlan ; mais elles exigent un nouvel examen.
(2) Elle est mieux représentée dans l'IIist. des Mammif. de Fréd. Cuv. La mouffette du Chili, Buff., Suppl. VII , pi. Lvn , n'en paraît qu'une variété mal conservée. Foycz mes Recherches sur les Osseni. foss., IV, 469.
Plusieurs loutres étrangères diffèrent à peine de la nôtre. Celle de la Caroline (Ltitra lataxina, Fr. Cuv.) devient un peu plus grande, et a quelquefois une teinte plus foncée, et le dessous du corps teint de brunâtre , mais souvent aussi elle n'en diffère point par les nuances. Il y en a au Brésil de toutes semblables à celles de la Caroline. Celle des Indes {Lutra naïr, Id.) paraît seulement un peu plus lisse, et a quelque chose de pâle aux sourcils, mais à peine sensible. Les Indiens savent l'employer pour la pèche, comme nous nous servons des chiens pour la chasse. Celle de Java, nommée Simung {Lutra leptonyx, Horsf. ?), a la gorge plus blanche, et ce blanc remonte sur les côtés de la tète de manière à entourer Toeil. Dans celle du Cap {Lutra capensis, Fr. Cuv.) , le blanc de la gorge , des côtés de la tète et du cou , est plus pur' plus étendu , il y en a même sur le bout du nez; ce qui la distingue le plus , c'est que (du moins à un certain âge) elle n'a point d'ongles, caractère sur lequel M, Lesson a établi son genre Aonyx ; cependant on a rapporté du Cap déjeunes individus qui ont des ongles ; il reste à savoir s'ils sont de la même espèce.
La Loutre d'Amérique. {Mustela lutra brasiliensis . Gih.)
Toute brune ou fauve , à gorge blanche ou jaunâtre , un peu plus grande que la nôtre , à corps plus alongé , à poil plus ras. Elle se distingue parce que le bout de son nez n'est pas nu , comme dans la plupart des animaux , mais garni de poils comme le reste du chanfrein. Des rivières des deux Amériques.
La Loutre de jner. {Mustela lutris. L. ) Schreb. CXXVIII (1).
Deux fois plus grande que la nôtre , à corps très alongé, à queue trois fois moindre que le corps , à pieds de derrière très courts. Son pelage noirâtre d'un vif éclat develours , est la plus précieuse de toutes les fourrures ; il y a souvent du blanchâtre à la tête. Les Anglais et les Russes vont chercher cet animal dans tout le nord de la mer Pacifique, pour vendre sa peau à la Chine et au Japon. Elle n'a que cjuatre incisives en bas, mais ses molaires sont comme dans les autres loutres.
La deuxième subdivision des digitigrades a deux tuberculeuses plates derrière la carnassière sujiérieure , qui elle-même a un talon assez large. Ils sont carnassiers , mais sans montrer beaucoup de courage à proportion de leurs forces , et vivent souvent de charognes. Ils ont tous un petit caecum.
Les Chiens (Canis. Lin.)
Ont trois fausses molaires en haut, quatre en bas , et deux tuberculeuses derrière, l'une et l'autre carnassière : la première supérieure de ces tuberculeuses est fort grande. Leur carnassière supérieure n'a qu'un petit tubercule en dedans ; mais l'inférieure a sa partie postérieure tout-à-fait tuberculeuse. Leur langue est douce ; leurs pieds de devant ont cinq doigts, et ceux de derrière quatre.
(1) Cette figure, faite, à ce qu'il paraît, d'après un individu mal préparé, ofifre une ressemblance exagérée avec les phoques , ce qui a fait croire à quelques naturalistes qu'on doit la rapprocher de ce genre ; mais toute son organisation est celle des loutres, f^oy. Everard ïïom. , Trans. phil. , 1796.
02 MAMMIFERES.
Le Chien domestique (Canis fayniliaris. L. )
Se distingue par sa queue recourbée , et varie d'ailleurs à l'infini pour la (aille, la forme, la couleur et la qualilé du poil. C'est la conquête la plus complète , la plus singulière et la plus utile que l'homme ait faite ; toute l'espèce est devenue noire propriété; chaque individu est tout entier à son maître, prend ses mœurs, connaît et défend son bien, lui reste attaché jusqu'à sa mort; et tout cela ne vient ni du besoin , ni de la contrainte, mais uniquement de la reconnaissance et d'une véritable amitié. La vitesse, la force et l'odorat du chien en ont fait pour l'homme un allié puissant contre les autres animaux, et étaient peut être nécessaires à l'établissement de la société. Le chien est le seul animal qui ait suivi l'homme par toute la terre.
Quelques naturalistes pensent que le chien est un loup , d'autres que c'est un chacal apprivoisé : les chiens redevenus sauvages dans des îles désertes ne ressemblent cependant ni à l'un ni a l'autre. Les chiens sauvages et ceux des peuples peu civilisés , tels que les habitants de la Nouvelle-Hollande , ont les oreilles droites , ce qui a fait croire que les races européennes les plus voisines du premier type sont notre Chien de berger, notre Chien-Loup ; mais la comparaison des crânes en rapproche davantage le I\Iâtin et le Danois , après lesquels viennent le Chien courant , le Braque et le Basset , qui ne diffèrent entre eux que par la taille et les proportions des membres. Le Lévrier est plus élancé; il a des sinus frontaux plus petits et un odorat plus faible. Le Chien de berger et le Chien-Loup reprennent les oreilles droites des chiens sauvages, mais avec plus de développement dans le cerveau, qui va croissant encore , ainsi que l'intelligence, dans le Barbet et dans VÉpaqneul. Le Dogue, d'un autre côté , se fait remarquer par le raccourcissement et la vigueur des màchoires.Lespetitschiensd'appartements,Z>o/7î^/;?A-.jEp«(7;îPM/*, ^/cAonf, etc., sont les produits les plus dégénérés , et les marques les plus fortes de la puissance que l'homme exerce sur la nature (1).
Le chien naît les yeux fermés ; il les ouvre le dixième ou le douzième jour; ses dents commencent à changer le quatrième mois; il a terminé sa croissance à deux ans. La femelle porte soixante-trois jours et fait de six à douze petits. Le chien est vieux à quinze ans et n'en passe guère vingt. Chacun connaît sa vigilance , son aboiement, son mode singulier d'accouplement, et l'éducation variée dont il est susceptible.
Le Loup commun. {Canis lupus. L. ) Buff. VII , i.
Grande espèce à queue droite , à pelage gris-fauve, à jambes fauves, avec une raie noire sur celles de devant des adultes (2) ; c'est l'animal carnassier le plus nuisible de nos contrées. On le trouve depuis l'Egypte jusqu'en Laponie, et il paraît être passé en Amérique. Vers le nord, son pelage devient blanc en hiver. Il atlacpie tous nos animaux , et ne montre cependant pas un courage proportionné à ses forces. Il se repaît souvent de charognes. Ses habitudes et sou développement physique ont beaucoup de rapports avec ceux du chien.
Le Loup noir (Canis lycaon. L.) Buff. IX , xn.
Habite aussi en Europe , et se trouve même en France , mais très rarement (3). Son pelage est d'un noir profond et uniforme , avec un peu de blanc
(1) Fotjez Frédéric Cuvier, Ann. du Mus. XVIII, p. 333 et suiv.
(2) Cette raie se retrouve plus ou moius marquée sur le chacal , le loup du Mexique, etc.
(3) Nous en avons vu quatre individus pris et tués en France. Il ne faut pas le confondre avec le renard noir, dont Gmelin mêle les synonymes avec les siens.
au bout du museau , et une petite tache de même couleur sous la poitrine. On le dit plus l'éroce que le loup commun.
Le Lovp du Dlexique. {C. inexicnnus. L. )
D'un gris roussâtre , mêlé d'un peu de noirâtre ; le tour du museau , le dessous du corps et les pieds blanchâtres. A peu près de 1^ taille du loup commun (1).
Le Loup rouge d'Amérique. ( Canisjubatus. Cuv. Jijoura-Gouazou d'Azz. )
D'un beau roux-cannelle, une courte crinière noire tout le long de l'épine. Des marais de l'Amérique méridionale.
Le Chacal ou Loup doré ( Canîs aureus, L.) Shreb. XCIV. Moindre que les précédents, à museau plus pointu, gris-brun, les cuisses et les jambes fauve clair, du roux à l'oreille, la queue n'atteignant guère que le talon. C'est un animal vorace, qui chasse à la manière du chien, et paraît lui ressembler plus qu'aucune autre espèce sauvage, par la conformation et par la facilité à s'apprivoiser. On trouve des chacals depuis les Indes et les environs de la mer Caspienne, jusqu'en Guinée; mais il n'est pas sûr qu'ils soient tous de la même espèce. Ceux du Sénégal , par exemple ( C. anthus, Fr. Cuv., Mammif. ) , sont plus élevés sur jambes, et paraissent avoir le museau plus fin , et la queue un peu plus longue.
Les Renards peuvent être distingués des loups et des chiens par une queue plus longue et plus touffue, par un museau plus pointu , par des pupilles qui de jour sont en fente verticale, et par des incivises supérieures moins échancrées : ils répandent une odeur fétide , se creusent des terriers , et n'attaquent que des animaux faibles. Ce sous-genre est plus nombreux que le précédent.
Le Renard ordinaire. {Canisvulpes. Lin.) Buff. VII, vi.
Plus ou moins roux, le bout de la queue blanc. Il est répandu depuis la Suède jusqu'en Egypte; ceux du nord des deux continents ( C. fulvus , Desm. ) ont seulement le poil plus brillant. On n'observe point de différence constante entre ceux de l'ancien continent et ceux du nord de l'Amérique. he Renard charbonnier {Canis alopex , Schreb. XCI), qui a le bout de la queue noir , et se trouve dans les mêmes pays que le commun ; le Renard croisé (là., XCI , A ), qui vient du nord , et se distingue seulement par du noirâtre le long de l'épine et sur les épaules; le renard que nos fourreurs nomment turc , et qui est d'un gris jaunâtre, avec le bout de la queue blanc , ne sont peut-être que des variétés du renard commun ; mais les espèces suivantes sont bien distinctes.
Le Renard du Brésil. ( Canis Jzarcc. Pr. Max. Bras. Jfjuarachai d'Azzara. )
Gris , avec les côtés du cou roussâlres ; une ligne noire commence sur la nuque et s'étend sui tout le dos et la queue.
Le Corsac ou petit Renard jaune. ( Canis corsac. Gm. ) Buff. Sup. III, xvi , sous le nom à^Adive.
D'un gris jaunâtre pâle; quelques ondes noirâtres sur la base de la queue,
(1) Ce caractère est pris d'un individu venu du Mexique même , et donne au cabmet du Roi par M. de Humboldt. On doit rejeter ceux que les auteurs oui tirés de la mauvaise Cgure de Recchi , insérée dans Hernandès, p. 479. Mais MM. Say el llaiiau , Faun. am. , parlent de deux autres espèces de loups , Can. latrans et Can. mtbilus , qui auraient besoin d être examinées comparativement.
dont le bout est noir , la mâchoire blanche. Commun dans les vastes landes du milieu de l'Asie , depuis le Volga Jusqu'aux Indes. Il a les mœurs du renard, et ne boitjamais. Je ne crois pas qu'ondoive en distinguer VAbouhossein de Nubie ( Canls paUidus , Ruppel, pi. xi ).
11 y a aussi dans les landes de l'intérieur de l'Amérique septentrionale un petit renard ( C. velox. Say et Harlan , f. , Ann. am. , 91 ) , qui vit dans les terres, mais p'araît différer du corsac par d'autres teintes, par une queue noirâtre , etc.
Le Renard tricolore d'Amérique. ( Canis clnereo-argenteus . ) Schreb. XCII. A.
Cendré dessus , blanc dessous , une bande roux-cannelle le long des flancs. De toutes les parties chaudes et tempérées des deux Amériques.
Le Renard argenté ou Renard noir (1). {C. argentatus.)
Noir, à bouts des poils blancs , excepté aux oreilles, sur les épaules et à la queue, où il est d'un noir pur. Le bout de la queue est tout blanc. De l'Amérique septentrionale. C'est une des plus belles fourrures , et des plus chères.
Le Renard bleu ou Isatis. ( Canis lagopus. L.) Schreb. XCIIL
Cendré foncé , le dessous des doigts garni de poils (2) , souvent blanc en hiver. Du nord des deux continents, surtout de Norwége et de Sibérie. Aussi très estimé pour la fourrure.
Renard du Cap. {Canis mesomelas) (3). Schreb. XCV.
Fauve sur les flancs , le milieu du dos noir, mêlé de blanc , et finissant en pointe en arrière ; les oreilles rousses ainsi que les pieds , les deux tiers postérieurs de la queue noirs , etc....
L'intérieur de l'Afrique produit des espèces de renards, remarquables par la
grandeur de leurs oreilles et la force des poils de leurs moustaches ; ce sont
les MÉGALOTIS d'IHger. On en connaît deux :
Le Megalotis de Lalande ,
Espèce du Cap , un peu moindre que notre renard commun , jilus haute sur jambes; gris jaunâtre dessus, blanchâtre dessous; les pieds , la queue et une ligne dorsale noirs.
Le Zerda Gmel. ou Fennec de Bruce. Buff. Sup. III , xix.
A les oreilles encore plus grandes; c'est une petite espèce, d'un fauve presque blanc , qui se creuse des terriers dans les sables de la Nubie (4) ; son poil est laineux, et il en a jusque sous les doigts.
Enfin on peut placer à la suite des chiens , comme un quatrième sous-genre, distingué par le nombre de ses doigts , qui est de quatre à tous les pieds :
(1) Gmel. l'a confondu avec le loup noir, sous le nom de Canis lycaon.
(2) Plusieurs renards , même le commun, prennent dans le Nord, du poil sous les pieds.
(3) Gmel. l'a confondu avec l'adive de Buffon , qui est une espèce factice, et ne diffère point du chacal.
(4) La figure de Bruce, copiée par Buffon et ensuite par tous les compilateurs, a fort exagéré la grandeur des oreilles. On a enfin une bonne figure et une description exacte de cet animal, dans le Voy. de Ruppel , Zoolog., pi. lu.
Le Chien sauvagedu Cap, {Hyœna venatica , Biirschell. ; Hyœna picta , Temm.), An. gén. des Se. phys. , III ,
Qui a la dentition des chiens et non pas des hyùnes, la taille élancée , le pelage marbré de blanc , de fauve, de gris et de noirâtre ; la taille du loup , de grandes oreilles , noires au bout , etc. Il vit en grandes troupes , et approche très près de la ville du Cap , dont il dévaste les environs.
Les Civettes (Viverra.)
Ont trois fausses molaires en haut , quatre en bas , dont les antérieures tombent quelquefois ; deux tuberculeuses assez grandes en haut , une seule en bas , et deux tubercules saillants au côté interne de leur carnassière inférieure en avant, le reste de cette dent étant plus ou moins tuberculeux. Leur langue est hérissée de papilles aiguës et rudes ; leurs ongles se redressent plus ou moins dans la marche , et près de leur anus est une poche plus ou moins profonde , où des glandes particulières font suinter une matière onctueuse et souvent odorante.
Elles se divisent en quatre sous-genres :
Les Civettes proprement dites (Viverra. Cuv. ) ,
Où la poche profonde , située entre l'anus et l'organe de la génération , et divisée en deux sacs, se remplit d'une pommade abondante, d'une forte odeur musquée , produite par des glandes qui entourent la poche. Celte substance est un article de commerce pour la parlùmerie. On l'employait davantage lorsque le musc et l'ambre gris étaient moins connus. Leur pupille demeure ronde pendant le jour, et leurs ongles ne se retirent qu'à demi.
La Civette. {Viverra civetta. Lin.) Buff. IX, xxxiv.
Cendrée, irrégulièrement barrée et tachetée de noir; la que ne moindre que le corps , noire vers le bout , avec quatre ou cinq anneaux près de sa base ; deux bandes noires faisant le tour de la gorge, et une entourant la face; tout le long du dos et de la queue une crinière susceptible de se relever. Des parties les plus chaudes de l'Afrique.
Le Zibeth. {Viverra zihetha. Lin. ) Buff. IX , xxxi.
Cendré, ponctué de noir , des demi-anneaux noirs sur toute-la queue , des bandas noires aux côtés du cou ; point de crinière. Des Indes orientales.
Les Genettes (Genetta. Cuv.),
Où la poche se réduit à un enfoncement léger , formé par la saillie des glandes, et presque sans excrétion sensible, quoiqu'il y ait une odeur très manifeste. Leur pupille est à la lumière une fente verticale , et leurs ongles se retirent entièrement entre les doigts , comme dans les chats.
La Genette commune. ( Viverra genetta. L. )
Grise, tachetée de brun ou de noir , le museau noirâtre , des taches blanches au sourcil, sur la joue, et de chaque côté du bout du nez; la queue aussi longue que le corps, annelée de noir et de blanc; les anneaux noirs au nombre de neuf à onze. On en trouve dans le midi de la France et jusqu'au Cap de Bonne-Espérance, qui varient parla grandeur elle nombre des taches, par les bandes le long de l'épaule et du cou, ainsi que par les lignes de la
nuque, etc. (1). Elles seliennentle long des ruisseaux , près des sources , etc. ; leurspeaux l'orment un article de commerce assez important
La Genette de Java. [F"iverra llnsang. Hardw. Trans. lin. XllI , pi. xxiv. Fel'is Gracilis. Ilorsf. Jav. )
A sur le corps plusieurs bandes transverses , irrégulières , brunes , et sept anneaux à la queue.
La Fossane de Madagascar ( Viv.fossa. ) Buff. XIII , xx.
A le dessus, les flancs et la queue fauves, le dessous et les jambes blanc jaunâtre ; des taches roux-brun , dont celles du dos forment quatre bandes longitudinales; des demi-anneaux roussâtres sur la queue , qui n\a que moitié de la longueur du corps (2).
La Genelle des Indes. {Vivevra rasse. Ilorsf. Jav. )
Les jambes brunes , le corps gris-brun , à petites taches brunes ; réunies sur la croupe en cinq lignes longitudinales. La queue plus courte que le corps, annelée de noir et de blanc, six ou sept anneaux noirs (3). Son poil est moins doux que dans les espèces précédentes.
Le Paradoxure. (Paradoxurus. Fréd. Cuv. )
A les dents et la plupart des caractères de geneltes , avec lesquelles on l'a long-temps confondu ; mais ses formes sont plus trapues , ses doigts à demi palmés , sa marche presque plantigrade ; et, ce qui le distingue surtout , c'est la manière dont sa queue se roule en spirale , quoiqu'elle ne soit pas prenante. On n'en connaît qu'un , le Poitcjouné (Parad. lypus , Fréd. Cuv.) des Indes, brun jaunâtre avec quelques mouchetures plus brunes ; les pieds , le museau , une partie delà queue noirâtres , un sourcil blanc et une tache blanche sous l'œil.
Nos Français de Pondichéry l'appellent Marte des palmiers (4).
Les Mangoustes , Cuv. (Herpestes, Iliger),
Où la poche est volumineuse, simple, et l'anus percé dans sa profondeur. Leurs poils sont annelés de teintes claires et obscures, ce qui détermine pour l'œil leur couleur générale.
(1) La meillcre figure fie genette est celle que Pennant donne, Synops. , n" 172 , Ilist., n" 280 , sous le faux nom de Fossane. C'est la variété qu'on apporte le plus souvent du Cap. Il y en a une autre d'après un jeune individu , Brown , ill., pi. xlui , encore sous le nom de Fossane. Elle se distingue par ses jambes blanchâtres et non brunes ; nous en avons vu une semblable du Sénégal. Celle de Buffon IX, xxxvi, n'a pas les bandes du cou et des épaules assez marquées. Le nombre des anneaux noirs de la queue va de neuf à onze.
La Civette de Malaca de Sonnerat , deuxième Voy., pi. lxxxix, qui est la même que la Genette du Cap de Buff. , Suppl. VII , pi. lvui , le Chat de bisaani de Vosniaer , dont Gnielin a fiiit autant d'espèces, ne paraissent que des gcnettes communes.
(2) Description d'après l'original envoyé par Poivre à Buffon, et gravé Hisl. nat. XIII, pi. XX. La description de Daubenton est exacte , quant à la distribution des taches ; mais il les dit noires j et elles sont rousses. Au reste , cet animal ne peut guère être leFossa de Fiacourt, que cet auteur décrit de la grandeur d'un blaireau, ittalgré l'assertion contraire de Poivre, la fossane a le même sillon que les genettes.
(-5) C'est probablement l'animal du musc , de La Peyronie, Acad. des Se, 1728, pi. xxiv, p. 464, que l'on avait confondu avec le zibeth; mais le zibeth est plus grand et a d'autres teintes. Il faut rapporter à celte subdivision leputois rayé de l'Inde. Bull"., Supp., VII. lvu. {f^iv. fasciala, Gm.)
(4) C'est la prétendue Gcnclle de France de Buff., Suppl. III, pi. xlvu; la Civette à bandeau, GeolT.
La Mangouste d'Egypte, si célèLre chez les anciens sons le nom A'' Ichneumo)i. ( Fiverra îchncumon. Lin.) Buff. Sup. III, xxvi.
Grise , à qneiic longue , terminée par un flocon noir , plus grande que nos chais , effilée comme nos martes. Elle cherche surtout les œul's de crocodiles, mais se nourrit aussi de toutes sortes de petits animaux 5 élevée dans les maisons , elle donne la chasse aux souris , aux reptiles , elc — Les Européens du Caire la nomment Bat de Pharaon ; les gens du pays Nems. Ce qu'en ont dit les anciens, qu'elle se jette dans le corps des crocodiles, pour les mettre à mort, est labuleux.
La Mangouste des Indes. {Viverra mttngos. Lin.) Buff. XIII, xix, et celle du Cap. { Viv. eafra. Gm. ) Schreb. CXVl , B.
Sont plus petites et ont toutes deux la queue pointue et le pelage gris ou brun, mais plus cendré dans celle-ci, plus teint de fauve dans la première, qui a en outre du roussàtre aux joues et aux mâchoires.
La mangouste des Indes est célèbre par ses combats avec les serpents les plus dangereux, et par le renom d'avoir fait connaître la vertu de Vophiorhiza mongos contre leurs morsures.
On connaît encore une mangouste de Java {H.javanicus) , d'un brun roussàtre, à joues roux-marron , à gorge plus fauve j une grande espèce : des marais du Cap {H. pafud/nosus )., iViui roux brun presque uniforme, tirant au noirâtre, un peu plus pâle au menton; une troisième du Cap (H. penicillatiis), gris fauve, à bout de la queue blanc; une du Sénégal {H. albicaudus) , grise, à queue toute blanche; mais il est difficile d'établir entre ces animaux des limites bien spécifiques.
Les SuRicATEs (Ryz^na. Iliger. )
Ressemblent aux mangoustes, et en ont jusqu'aux teintes et aux rayures transverses du poil ; mais ils se distinguent d'elles et de tous les carnivores dont on a parlé jusqu'ici, parce qu'ils n'ont que quatre doigts à tous les pieds. Ils sont aussi pins hauts sur jambes , et ont de moins la petite molaire immédiatement derrière la canine. Leur poche donne dans l'anus même.
On n'en connaît qu'une espèce, originaire d'Afrique {Vîverra tetradactyla ,
Gm. ) , Buff. , XIII , vni , un peu moindre ciue la mangouste des Indes (1).
Les Manguks (Crossakchus. Fréd. Cuv.)
Ont le museau , les dents , la marche des suricates; les^doigts , les organes génitaux des mangoustes.
On n'en connaîtqu'un ( Crossarchus ohscurus , Fr. Cuv. ), de Sierra-Leone de la taille du suricale , gris-brun , à joues plus pâles, à queue fournie.
Nous devons mentionner ici un animal singulier du midi de l'Afrique , qui n'est connu que dans son jeune âge , et qui joint aux cinq doigts devant , aux qnatre derrière, et à la tète un peu alongée des civettes, les pieds élevés, ceux de derrière plus courts, et une crinière comme l'hyène; qui ressemble même singulièrement à l'hyènerayéeparles couleurs de son pelage. Son pouce de devant est court et plus haut; c'est le Proteles lalandii, Isid. Geoff., Mém. du Mus., XI, 554 , pi. XX. Il se tient dans des cavernes.
Les individus que l'on a observés , et qui étaient encore jeunes , n'ont offert que trois petites fausses molaires, et une arrière-molaire jpetite et tuber-
(1) Le Zénik de Sonnerat, deuxième Voy., pi. xcu , ne paraît différer du Suricate que parce qu'il est grossièrement dessiné.
98 MAMMIFERES.
culeuse. Il semble que leurs dents étaient avortées , comme il arrive souvent aux genettes (1).
La dernière subdivision des digitigrades n'a point de petites dents du tout derrière la grosse molaire d'en bas. Elle contient les animaux les plus cruels, les plus carnassiers de la classe. Il y en a deux genres :
Les Hyènes, (Hy.ïna. Storr.)
Qui ont trois fausses molaires en haut et quatre en bas , toutes coniques, mousses , et singulièrement grosses : leur carnassière supérieure a un petit tubercule en dedans et en avant; mais l'inférieure n'en a point , et ne présente que deux fortes pointes tranchantes : cette armure vigoureuse leur permet de briser les os des plus fortes proies. Leur langue est rude, tous leurs pieds ont quatre doigts comme ceux des suricates , et au-dessous de leur anus est une poche profonde et glanduleuse qui a fait croire à quelques anciens qu'elles sont hermaphrodites. Les muscles de leur cou et de leur mâchoire sont si robustes, qu'il est presque impossible de leur arracher ce qu'une fois elles ont saisi. Aussi , leur nom est-il chez les Arabes le symbole de l'opiniâtreté. Il arrive quelquefois que leurs vertèbres cervicales s'ankylosent par ces efforts , et cela a fait dire qu'elles n'ont qu'un seul os dans le cou. Ce sont des animaux nocturnes, habitant des cavernes , voraces , vivant surtout de cadavres , les cherchant jusque dans les tombeaux ; aussi a-t-on sur les hyènes une infinité de traditions superstitieuses.
On en connaît trois espèces :
UHfène rayée. ( Canis hyœna. Lin. ) Buff. Suppl. III , xlvi.
Grise, rayée irrégulièrement en travers de brun ou de noirâtre; une crinière tout le long de la nuque et du dos , qu'elle relève dans les moments de colère. Elle habite depuis les Indes jusqu'en Abyssinie et au Sénégal.
\a Hyène brune. {Hyœna briinnea. Tbunberg. ) Acad. de Stokh. 1820. l"^" part, pi. 2. H. Villosa. Smilh. Trans. linn. XV, pi. 19.
D'un gris brun foncé, n'ayant de raies noirâtres que sur les jambes. Du midi de l'Afrique , où les colons du Cap la connaissent sous le nom de loup de
rivage.
Ij'' Hyène tachetée ( Canis crocuta. Lin.) Schreb. XCVI, B.
Grise ou roussâtre , semée de taches noires , aussi du midi de l'Afrique. C'est le loup-tigre du Cap.
Dans ces derniers temps , on a trouvé dans plusieurs cavernes de France , d'Allemagne et d'Angleterre, beaucoup d'os d'hyènes d'une espèce perdue, {H. spelœa), qui paraissent y avoir fait leur séjour, et y avoir laissé des os de beaucoup d'autres animaux entamés par leurs dents , et même leurs propres excréments (2).
(1) f^oy. mes Recherches sur les Ossem. fossiles, tom. IV, p. 388.
(2) rutj. Buckland, Reliquiœ diluviunœ, et le tome IV de mes Ossements fossiles, 2e édition.
Les Chats (Feus , Lin.)
Sont, de tous les carnassiers, les plus fortement armés. Leur museau court et rond , leurs mâchoires courtes , et surtout leurs ongles rétractiles , qui, se redressant vers le ciel , et se cachant entre les doigts dans l'état de repos, par l'effet de ligaments élastiques , ne perdent jamais leur pointe ni leur tranchant, en font des animaux très redoutables , surtout les grandes espèces. Ils ont deux fausses molaires en haut et deux en bas; leur carnassière supérieure a trois lobes et un talon mousse en dedans , l'inférieure deux lobes pointus et tranchants, sans aucun talon ; enfin , ils n'ont qu'une très petite tuberculeuse supérieure , sans rien qui lui corresponde en bas. Les espèces de ce genre sont très nombreuses et très variées en grandeur et en couleur , quoique toutes semblables pour la forme. On ne peut les subdiviser que d'après les caractères très peu importants de la taille et de la grandeur du poil.
A la tête du genre se présente :
Le Lion. {Felis leo. Lin. ) Buff. VIII , i , n.
Distingué par sa couleur fauve uniforme, le flocon de poil du bout de la queue , et la crinière qui revêt la tête, le cou et les épaules du mâle. C'est le plus fort et le plus courageux des animaux de proie. Autrefois répandu dans les trois parties de l'ancien monde , il paraît aujourd'hui presque confiné dans TAfrique et quelques parties voisines de l'Asie. Le Lion a la tête plus carrée que les espèces suivantes.
Les Tigres sont de grandes espèces à poil ras , le plus souvent marqué de taches vives.
Le Tigre royal. [Felis tigris.) Buff. VIII , ix.
Aussi grand que le Lion , plus alongé , à tête plus ronde ; d'un fauve vif en dessus , d'un blanc pur en dessous , rayé irrégulièrement en travers de noir ; le plus cruel des quadrupèdes , et le plus terrible fléau des Indes orientales ; sa force et la rapidité de sa course sont telles, que, dans les marches d'armées, il lui est arrivé quelquefois d'enlever un cavalier de dessus sa monture , et de l'entraîner dans le fond d'un bois sans pouvoir être atteint.
Le Jaguar ou Tigre d'Amérique. La grande Panthère des fourreurs. ( Felis onça. Lin.) WAzzara, pi. ix. Fréd. Cuv. Mammif.
Presque aussi grand que le Tigre d'Orient , et presque aussi dangereux ; fauve vif en dessus , marqué le long des flancs de quatre rangées de lâches noires en forme d'yeux , c'est-à-dire d'anneaux plus ou moins complets, avec un point noir au milieu ; blanc dessous , rayé en travers de nbir. 11 y en a des individus noirs , dont les taches d'un noir plus profond ne se voient qu'a une certaine exposition.
La Panthère. (Felis Pardus. Lin.) Le Pardalis des anciens. Cuv. Ménag. du Mus. in-8«, I , p. 212.
Fauve dessus, blanc dessous , avec six ou sept rangées de taches noires en forme de roses , c'est-à-dire formées de l'assemblage de cinq ou six petites taches simples , sur chaque flanc ; la queue est do la longueur du corps , moins la tête.
100 BIAMMIFERES.
Celle espèce est répandue dans toute l'Afrique , et dans les parties chaudes de TAsie , ainsi que dans l'archipel des Indes.
Il Y en a des individus où le fond du pelage est noir, avec des taches d'un noir plus profond (Fel. mêlas , Pér. ) ; mais ils ne forment point une espèce. On en a vu plus d'une fois de noirs et de fauves allaites par la même mère (1).
Le Léopard. {Felis Icopardiis. Lin. )
D'Afrique, scmblahle à la Panthère, mais avec dix rangées de taches plus petites (2).
Ces deux espèces sont plus petites que le Jaguar. Les voyageurs et les fourreurs les désignent indistinctement sous les noms de Léopard, Panthère, Tigre d'Afrique , etc. (5).
11 y en a ime troisième , particulière aux contrées reculées des Indes orientales , un peu plus basse sur jambes , à queue égalant en longueur celle du corps et de la tête ensemble, à taches plus nombreuses et plus petites {Felis chalfheata, Herm. ; Schreb. , 101) (4).
Le Coiiguar, Puma, ou prétendu Lion d'Amérique. (Felis discolor.L.) Bu ff. VIII, XIX.
Roux, avec de petites taches d'un roux un peu plus foncé, qui se distinguent difficilement. Dans toute l'Amérique, où il dévaste les basses-cours, etc. Parmi les espèces inférieures, on doit distinguer les Lynx, qui se font remarquer aux pinceaux de poils dont leurs oreilles sont ornées.
On en connaît chez les pelletiers, sous le nom de Loups cerviers, quatre ou cinq sortes assez différentes, qui ont long-temps été confondues par les naturalistes {Felis lynx , Lin.) , et dont les limites spécifiques ne sont peut-être pas encore bien fixées. Toutes ont la queue très courte et le pelage plus ou moins tacheté.
Les plus beaux , grands comme des loups {Felis cervaria, Temm.) , viennent de l'Asie, par la Russie , et ont le pelage d'un gris un peu roussàtre , avec de belles mouchetures noires.
D'autres, venant du Canada et du nord de la Suède {Felis borealis, Temm.), ont le pelage très touffu jusque sous les pieds, d'un gris cendré et à peine moucheté.
Le Lynx de l'Europe tempérée {Felis Iftix, Temm.) , qui a presque entièrement disparu des contrées peuplées , mais qui se retrouve encore dans les Pyrénées, les montagnes du royaume de Naples , et même , à ce que l'on dit , en Afrique , a le pelage roux , tacheté de roux brun.
(1) M. Temminck nomme celle espèce, Felis leoparchis.
(2) Le même naluruliste legnide le Léopard comme une variété de la Panthère, et les confond sous le nom do Felis leopardus.
(ô) Buffon a méconnu le Jaguar, qu'il a pris pour la Panthère de l'ancien continent , et il n'a pas bien dislingué la Panthère et le Léopard ; c'est pourquoi on ne peut citer positivement ses pi. XI , xii, xni et xiv du huitième volume.
(4) C'est à cette espèce que 31. Temniinck aflFecte le nom de Panthère, parce qu'il croit que Linnaîus l'avait en vue lorsqu'il disait de son Felis pardus : caudâ elongatd. Ce qui est certain , c'est que la Panflière , si connue des anciens , et qui a paru si souvent dans les jeux des Romains, ne pouvait être un animal du fond de l'Asie orientale.
VOncc de Buffon, IX, pi. xni {Felis uncia , Gni.) , diffère des Panthères et des Léopards par des taches plus inégales , semées plus irrégulièrement , en partie échancrées ou annelées , etc. Il paraît qu'elle se trouve en Perse. Nous ne la connaissons que par la figure de Buffon et par celle que M. Hamillon Smith a insérée dans la traduction anglaise du présent ouvrage d'après un individu qui a vécu à Londres.
Ces trois espèces ou variétés ont la queue noire au bout. On croit pouvoir eu distinguer un Lynx du midi de l'Europe { Feiis pardina ,Okeo.), qui est plus petit, moins velu , roux moucheté de noir, et dont la queue a des mouchetures comme le corps.
On trouve encore dans TAmérique septentrionale :
Le Chat cervier des fourreurs . {Felis rufa. Gùldenst. ) Schreb. CIX, B.
Fauve roussàtre ou grisâtre, moucheté de brunâtre , des ondes brunes sur les cuisses , la queue annelée de brun ou de noir, un peu plus petit que le Lynx (1).
Le Lynx de mamis ( Fel'is chaus., Gùld. ) , Schreb. CX ,
Est gris-brun, jaunâtre j il a le derrière des quatre jambes noirâtre, la queue allant jusqu'aux jarrets , annelée de noir au bout; il habite les marais du Caucase , de la l'erse , de TEgypte , et chasse aux oiseaux d'eau , etc.
On croit aujourd'hui pouvoir eu distinguer \q Lynx botté {Felis caligata , Temm. ) , Bruce , pi. xxx , qui est un peu moindre , et a la queue un peu plus longue; ses oreilles ont la lace externe rousse. C'est au moins une espèce très voisine, et qui a les mêmes habitudes.
Le Caracal. {Felis caracal. L. ) Buff. IX , xxiv, et Supp. III , xlv.
Roux vineux, presque uniforme. De Perse et de Turquie, etc.... C'est le vraiLynx des anciens.
Les espèces inférieures, dont les oreilles n'ont pas de pinceaux de poils , ressemblent plus ou moins à notre Chat domestique ; telles sont :
VOcelot. {Felis pardalis. L.) Buff. XIII, pi. xxxv et xxxvi.
Un peu plus bas sur jambes que la plupart des autres , gris , à grandes taches fauves bordées de noir, formant des bandes obliques sur les flancs. De toute l'Amérique.
Le Chati. { Felis mitis. Fr. Cuv. )
Marqué de taches triangulaires fauves , bordées de noir et non liées.
Le Chat de Cafrerîe. {Fel.cafra.)
Haut sur jambes , gris , rayé transversalement de noir.
Le Serval. {Felis serval. L.) Buff. XIII, xxxv.
Jaunâtre, à taches irréguUères noires. D'Afrique.
Le Jaguarondi. {Felis jaguarondi.) Azzara , voj. pi. x.
Alongé et tout entier d'un brun noirâtre. Des forêts de l'Amérique méridionale.
Le Chat ordinaire {Felis catus, L. ), Buff. VI, i et suiv. ,
Est originaire de nos forêts d'Europe. Dans son état sauvage, il est grisbrun avec des ondes transverses plus foncées, le dessous pâle, le dedans
(1) M . Rafinesque indique encore un Lytix fasciatus, un Lynx aurons, un Lynx floridanus, un Lynx montanus, et M. Temrainck , un Felis aurata , qui appartiendraient tous à cette petite tribu.
des cuisses et des quatre pattes jaunâtre, trois bandes sur la queue, et son tiers inférieur noirâtre. En domesticité, il varie, comme chacun sait, en couleurs, en longueur et en (inesse de poil, mais infiniment moins que le chien ; aussi est-il beaucoup moins soumis et moins attaché (1).
On pourrait mettre dans un sous genre à part, une espèce qui a la tête plus ronde et plus courte, et dont les ongles ne sont pas rétractiles. C'est le Guépard ou Ticjre chasseur des Indes {Fells Jubala, Schreb. , 105; et mieux Fel. guttcita, Id. , 105, B) , de la taille du Léopard , mais plus élancé, plus haut sur jambes; la queue longue, annelée au bout; le pelage fauve' semé de petites taches noires , uniformes , un trait noir allant de l'œil à Tan gle de la bouche. Son naturel diffère du reste du genre, par une extrême douceur et une grande facilité à s'apprivoiser.