VERTÉBRÉS OVIPARES EN GÉNÉRAL
Leur cerveau n'a que des hémisphères très minces , qui ne sont pas réunis par un corps calleux; les jambes du cervelet ne forment point cette protubérance nommée po7it de Va7vle; les tubercules, nates (au moins dans deux de leurs classes), prennent un grand développement , et sont creusés d'un ventricule , et non recouverts par les hémisphères , mais visibles au-dessous ou aux côtés du cerveau ; leurs narines sont moins compliquées ; leur oreille n'a point tant d'osselets , et en manque entièrement dans plusieurs ; le limaçon , quand il existe , ce qui n'a lieu que dans les oiseaux , est beaucoup plus simple , etc. Leur mâchoire inférieure , toujours composée de pièces assez nombreuses , s'attache par une facette concave sur une portion saillante qui appartient à l'os temporal, mais est séparée du rocher; leurs os du crâne sont plus subdivisés, quoiqu'ils occupent les mêmes places relatives et remplissent les mêmes fonctions ; ainsi le frontal est de cinq ou de six pièces, etc.. Les orbites ne sont séparées que par une lame osseuse du sphénoïde , ou par une membrane. Quand ces animaux ont des extrémités antérieures, outre la clavicule qui s'unit souvent à celle de l'autre côté et prend alors le nom de fourchette, l'omoplate s'appuie encore sur le sternum par une apophyse coracoide très prolongée et élargie. Le larynx est plus simple et manque d'épiglotte ; les poumons ne sont pas séparés de l'abdomen par un diaphragme complet, etc. Mais, pour faire saisir tous ces rapports, nous devrions entrer dans des détails anatomiques qui ne peuvent convenir à cette première partie de notre ouvrage. Qu'il suffise d'avoir fait remarquer ici l'analogie des ovipares entre eux , plus grande, quant au plan sur lequel ils sont construits, que celle d'aucun d'eux avec les Mammifères.
La génération ovipare consiste essentiellement en ce que le petit ne se fixe point par un placenta aux parois de l'utérus ou de l'oviductus , mais qu'il en reste séparé par la plus extérieure de ses enveloppes. Sa nourriture est préparée d'avance, et renfermée dans un sac qui tient à son canal intestinal ; c'est ce qu'on nomme le vitellus ou le jaune de l'œuf, dont le petit est en quelque sorte un appendice d'abord imperceptible, qui se nourrit et augmente en absorbant la liqueur du jaune. Les ovipares qui respirent par des poumons, ont de plus dans l'œuf une membrane très riche en vaisseaux , qui paraît servir à la respiration; elle tient à la vessie , et représente l'allantoide des mammifères. On ne la trouve pas dans les poissons, ni dans les batraciens,
qui , dans leur premier âge , respirent comme les poissons, par des branchies.
Beaucoup d'ovipares à sang froid ne mellenl leurs petits au jour qu'après qu'ils se sont développés et débarrassés de leur coquille ou des autres membranes qui les séparaient de leur mère; c'est ce qu'on nomme de faux vivipares.