‹ Le règne de Charles le Chauve (840-877)Chapitre 187 sur 211 · Voy. plus haut. p · texte numérisé non relu

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3. Le 25 juin, à a. Auseni villa », 1' « illustre comte » Lambert, recteur de Saint- Aubin d'Angers, obtient de Charles la confirmation de ses dons aux chanoines de cette abbaye et des réformes effectuées par lui enleur faveur (Giry, Étude critique de quelques documents angevins de l'époque carolingienne, dans les Mémoires dé l 'Académie des inscriptions, t. XXXVI, 2e partie, p. 217-222). La charte de Lambert remontait à la deuxième moitié de Tannée 846 : voy. plus haut, p. 166, note 5.

4. Cf. plus loin, p. 205 et 207, note 2. Signalons enfin un dernier acte rendu à a Osinni villa », le 25 juin. L'évèque de Chàlons-sur-Marne Loup, obtient de Charles un <r édit » par lequel le roi interdit de dilapider ou d'enlever de force les domaines de l'église cathédrale Saint-Etienne : celle-ci doit rester en possession des biens qu'elle détenait au moment où l'empereur Louis confia l'évêché à Loup, y compris les « celles » de Baye (Marne, arr. d'Epernay, cant. de Montmort) et de Villevenard (ibid.). Voy. P. Pélicier, Cartulaire de V église cathédrale de Chàlonssur-Marne, par le chantre Warin, p. 9. L:indiction (11) est celle de 848 ; celle qui conviendrait en juin 849, serait 12 et non 13, comme le dit Pélicier, qui date à tort l'acte de 850.

5. Walahfrid Strabo mourut le 18 août, en traversant la Loire, « dum Ligeris bibulas transcendis missus harenas ». Ce savant personnage avait été le précepteur de Charles. En 838,1e jeune prince ayant atteint sa majorité, il avait été déchargé de cette fonction et avait obtenu de Louis le Pieux en récompense de ses services, l'abbaye de Reichenau, en Alemannie. C'est ce qui explique que Walahfrid, sauf une courte interruption, demeura au service de Louis le Germanique (voy. Poetae lut. aevi Karol., t. II, p. 261 et 423-424). En 849, lorsqu'il fut surpris à quaranteans par une mort prématurée, Walahfrid était chargé d'une mission de celui-ci auprès de Charles : a beatissimo praeceptore meo Walahfredo pro responso quodam domini régis ad Carolum germanum suum pergente ibique defuncto » (Ermenric, Epist. ad Grimoldum dans Mon. Germ., Epist. Karol. aevi, t. III, p. 564). Il suit de là que Walahfrid était près de Charles, tout au moins non loin de lui, au milieu d'août, et que le roi traversait alors la Loire. En rapprochant la mission de Walahfrid du voyage de Cobbo (voy. plus haut, p. 202, note 2), il semble que le roi ait passé par Tours.

[849j PRISE DE TOULOUSE '205

roi ne s'était laissé détourner de son chemin ni par une incursion de Nominoé en rYnjou1 ni par une nouvelle attaque des Normands, qui avaient pris et incendié Périgueux 2.

La voie romaine mena Charles à Limoges, où les grands d'Aquitaine lui firent fète:i. Le roi s'attarda quelque temps en cette ville, située au cœur du pays, et se fit précéder d'une partie de l'armée, chargée d'enta mer le siège de Toulouse. Charles s'imaginait sans doute que la durée de ce siège serait aussi longue que cinq ans auparavant. Il n'en fut rien Quand le roi les eut rejoints, ses « fidèles » menèrent vivement les choses. Le comte Eude et l'abbé de Saint-Wandrille, Herbert , ayant mis le feu à la « porte Narbonnaise », le comte Fridolon, qui tenait la place pour Pépin, entra dès le lendemain en négociation. Charles fit son entrée dans Toulouse. Pour prix de sa défection, après qu'il eut prêté serment de fidélité, Fridolon reçut le gouvernement de la ville et aussi du Toulousain et de ses annexes (septembre) 4.

La situation de la Gothie était profondément troublée. Charles, on

Un diplôme en faveur de Saint-Florent-le- Vieil, montrerait le roi à Bourges, le 15 juillet, si l'on s'en fiait à l'édition de dom Bouquet {Historiens de France, t. VIII, p. 504, n° 87). L'acte est en réalité du 15 janvier 850. Voy. Giry, Quelques documents angevins, loc. cit., p. 58, note 3. Cf. plus bas, p. 207 note 4.

1. Annales Bertiniani (plus haut, p. 203, note 1). C'est à cette date (ou peut-être à la lin de 850, voy. p. 223, note 3 in fine) quoi qu'en ait dit M. René Merlet, suivi par MM. Giry et Levillain, que doit se placer l'entrée de Nominoé à Saint-Florentle-Vieil que, du reste, il ne détruisit pas. Voy. F. Lot, Mélanges d'histoire bretonne, p. 41-57. — La date de cette incursion en Anjou se place vers mai-juin. Il est possible que Nominoé ait mis à profit pour exécuter son raid, l'absence du comte d'Anjou, Lambert, appelé au placitum générale tenu à Osoni ailla, dans le pays chartrain. Voy. p. précéd., note 3.

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