Voir le texte cité p. 15, note
6. Nithard, qui est ici notre seule source, ne le dit point formellement ; mais cela semble bien ressortir de l'ensemble de son récit et des mesures prises à ce moment par Charles pour continuer les opérations en Aquitaine.
7. Voir la lettre d'Eude de Ferrières, citée ci-dessus, p. 14, note 6.
8. C'est ce qu'écrit alors Eude, abbé de Ferrières, à Jonas, évêque d'Orléans : « Aquitaniae tutela tripertito divisa est secundum oportunitatem locorum militarium virorum multitudine distributa. Quarum uni parti, quae apud Clarummontem agit, praeest Modoinus Augustidunensium episcopus et Autbertus Avallensium cornes cum aliis quibusdam ; alteri, quae Lemovicis versatur, praesidet Gerardus princeps quondam et carus Pipini régis cum sociis ad idem negotium idoneis; tertiae vero praelatus est Reinoldus cornes Ecolesinae constitutae » (Loup de Ferrières, lettre 28, éd. Diimmler, Mon. Germ., Epist., t. VI, p. 33). Pour la date de cette lettre, cf. Levillain, Étude sur les lettres de Loup de Ferrières, dans la Bibliothèque de l'École des chartes, t. LX11, 1901, p. 508. — Le comte Gérard, dont il est ici question, semble avoir été le gendre de Pépin Ier d'Aquitaine. Voir
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annoncé qu'il traverserait Orléans et qu'il serait à Quierzy le 24 août 4. Il y arriva, en effet, vers cette date, accompagné dune suite peu nombreuse, et y reçut les serments de fidélité des ses nouveaux sujets2. Mais déjà la propagande faite par Lothaire avait porté ses fruits : à Test de la forêt Charbonnière ', qui couvrait une partie du comté de Brabant 4, il y eut défection en masse; entraînés par l'un d'entre eux, Odulfus, les comtes de cette région portèrent à Lothaire leur fidélité5. Le Maasgau occidental, sur la rive gauche delà Meuse, avec son comte Gilbert 6, la Hesbaye7 et peut-être d'autres pagi encore se détachèrent ainsi de Charles.
Poupardin,Ze Royaume de Provence sous les Carolingiens, p. 291. Quant au comte, Renaud, qui commandait à Angoulême, il semble bien qu'on puisse l'identifier sans hésitation avec Renaud, comte d'Herbauge dont il sera reparlé plus loin.
1. Voir la lettre citée à la note précédente : « Dorninum autem regem eodem die, hocestllll iduum augustarum ad Sanctum Martinum (Turonensem) venire nuntiaverunt, inde vero ejus transitum per urbem Aurelianensium ; quod putaverim verisimile, quoniam magnae indolis Ludogvicus, epistolare in palatio gerens officium, mandare mihi studuit ut aut ad urbem Turonum aut certe Aurelianorum domino régi occurrerem, sic temperans hortamentum : si tamen per urbem Aurelianensiunv iter habuerit... Ipse vero rex VIIII kalendas septembres ad Carisiacum, vita comité, venire disposuit. » Cf. le commentaire de M. Levillain, loc. cit., p. 508-509. Pour le tracé des routes romaines, se reporter à la carte n° 2 de Longnon, Atlas historique delà France.
2. Nithard, II, 2, éd. Mùller, p. 15 : « Quam ob rem cum perpaucis Karolus hoc iter accelerans, ab Aquitania Carisiacum venit et a Carbonariis et ini'ra ad se venientes bénigne suscepit. » Dans ce texte, M. Meyer von Knonau yUeber Nithards vier Bûcher Geschichten, p. 96, n. 82) propose, à la suite de Schwarz (lier Bruderkrieg der SÔhne Ludioigs des Frommen, p. 18, n. 2), de corriger «. a Carbonariis et infra » en « a Carbonariis et intra », parce que, dans la phrase qui suit — et que nous citons à la note 5, — il est question des défections parmi les fidèles qui habitaient « extra t. La correction est admissible, mais elle ne nous paraît pas nécessaire et elle a même contre elle qu'il faut, si on l'adopte, la faire encore à un autre endroit (Nithard, II, 6). Dans sa récente édition de Nithard, M. E. Mùller, tout en maintenant dans le texte la leçon infra (p. 15), admet que ce mot a ici le .même sens que intra.
3. « Extra vero», dit seulement Nithard, II, 2; mais de la suite du texte ressort nettement qu'il s'agit de la région sise à l'est de la forêt.